<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Chaplum' &#187; Blogoclub</title>
	<atom:link href="http://www.chaplum.com/category/blogoclub/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.chaplum.com</link>
	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<lastBuildDate>Sun, 05 Feb 2012 19:58:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3</generator>
		<item>
		<title>&#171;&#160;L&#8217;extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet&#160;&#187; de Reif Larsen</title>
		<link>http://www.chaplum.com/lextravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-de-reif-larsen-5806</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/lextravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-de-reif-larsen-5806#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 05:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Larsen Reif]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=5806</guid>
		<description><![CDATA[L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet est un ambitieux roman d'apprentissage, avec des parties inégales mais dont les deux dernières rattrapent le début fastidieux. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/extravagant_voyage.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-5811" title="extravagant_voyage" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/extravagant_voyage-217x300.gif" alt="" width="217" height="300" /></a>Lors de sa parution, ce roman avait attiré mon attention, notamment grâce à l&#8217;originalité de sa mise en page. Le récit est émaillé de toute une série de notes et de dessins dans les marges, rendant la lecture vivante et attrayante, selon de nombreux avis. Ce dont je ne doutais pas, surtout chaque fois que je feuilletais le livre. Car il faut souligner le mérite du <a href="http://www.livredepoche.com/" target="_blank">Livre de poche</a> qui a réussi à rendre le caractère particulier de cette pagination dans un format qui ne s&#8217;y prêtait pas nécessairement.</p>
<p>J&#8217;étais donc ravie du choix du blogoclub dont le thème était le voyage.<br />
Le jeune Tecumseh Sansonnet est un garçonnet de 12 ans, passionné de sciences et surtout de cartographie. Il dessine tout ce qu&#8217;il peut, encouragé par le Dr Yorn, un collègue de sa mère. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il gagne le prix Baird décerné par le Smithsonian à Washington, auquel le Dr Yorn a remis un dossier avec quelques uns de ses dessins. C&#8217;est une surprise pour ce jeune homme du Montana, qui vit entre un père rancher, bourru et peu communicatif et une mère scientifique, qui ne s&#8217;occupe que de ses recherches. Depuis le décès accidentel de son frère, Layton, dont il se sent responsable, T.S. s&#8217;est encore plus replié sur lui-même et réfugié dans ses cartes. Sa sœur, Gracie,  ne lui est pas d&#8217;une grande aide non plus.<br />
N&#8217;osant pas avouer à sa mère qu&#8217;il travaillait dans son dos avec le Dr Yorn, T.S. choisit de rejoindre Washington tout seul et de traverser les États-Unis d&#8217;Ouest en Est par ses propres moyens. Mais il doit faire face à un autre problème : là-bas, tout le monde ignore son âge.</p>
<p>Je me suis trouvée face à une grande déconfiture dans les premières pages de ce roman. Je n&#8217;accrochais pas du tout au style mais pas seulement. Le personnage de T.S. me paraissait fade et la vie au ranch ne me passionnait pas. J&#8217;avais l&#8217;impression que l&#8217;histoire stagnait. Même l&#8217;idée des dessins et des notes ne me paraissait plus si bonne, d&#8217;autant plus que je trouvais que ça n&#8217;apportait rien à l&#8217;histoire. J&#8217;étais donc prête à abandonner ce livre et vous savez combien c&#8217;est rare !</p>
<p>Mais heureusement, la première partie s&#8217;est terminée et le voyage proprement dit a enfin débuté. Mon intérêt s&#8217;est un peu éveillé et le roman est devenu moins fastidieux. Au fur et à mesure, j&#8217;ai de plus en plus pris de plaisir à lire ce récit et j&#8217;ai même trouvé certaines parties passionnantes, comme l&#8217;histoire de l&#8217;arrière grand-mère, une des premières femmes scientifiques ou le club du Mégathérium. J&#8217;ai aussi apprécié découvrir la place des sciences au sein de la société américaine, que ce soit par rapport à la religion mais aussi d&#8217;un point de vue politique ou économique. L&#8217;écrivain est très critique envers l&#8217;administration Bush et cela pourrait être jubilatoire si ce qu&#8217;il dénonce n&#8217;était si triste (diminution des ressources pour la recherche, pour les musées, &#8230; )</p>
<p><em>L&#8217;extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet</em> est un ambitieux roman d&#8217;apprentissage, avec des parties inégales mais dont les deux dernières rattrapent le début fastidieux. Je suis contente de m&#8217;être accrochée.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/blogoclub.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5809" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/blogoclub.jpg" alt="" width="118" height="74" /></a>Les avis des autres lecteurs du Blogoclub sont chez <a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a>.<br />
D&#8217;autres avis : <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/07/23/lextravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-de-reif-larsen/" target="_blank">Constance93</a>, <a href="http://delivrer-des-livres.over-blog.com/article-l-extravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-de-reif-larsen-55194647.html" target="_blank">Herisson08</a>, <a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/article-l-extravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-reif-larsen-49367314.html" target="_blank">Karine:)</a>, <a href="http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2011/07/17/21550514.html" target="_blank">aproposdelivres</a>, <a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-l-extravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-82223040.html" target="_blank">Keisha</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&#8217;est ma dixième participation au challenge de <a href="http://sofynet2008.canalblog.com/" target="_blank">Sofynet</a> :</p>
<p><a href="http://sofynet2008.canalblog.com/archives/2011/07/30/21700608.html"><img class="alignnone size-full wp-image-5205" title="50états_50billets" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/50%C3%A9tats_50billets.gif" alt="" width="255" height="176" /></a><strong><span style="color: #ff0000;">10/50 : Montana</span></strong> (où vivent T.S. et sa famille)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/lextravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-de-reif-larsen-5806/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>62</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Le maître et Marguerite&#160;&#187; de Mikhaïl Boulgakov</title>
		<link>http://www.chaplum.com/le-maitre-et-marguerite-de-mikhail-boulgakov-5240</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/le-maitre-et-marguerite-de-mikhail-boulgakov-5240#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 06:59:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature russe]]></category>
		<category><![CDATA[Boulgakov Mikhaïl]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=5240</guid>
		<description><![CDATA[Quand j'ai vu que ce roman avait été choisi pour le blogoclub de ce 1er septembre, j'ai hésité. Je n'avais jamais été attirée par celui-ci et il me semblait vraiment étrange. Mais toujours pleine d'enthousiasme, je me suis décidée à faire une découverte.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/maître_marguerite.jpg"><img class="size-medium wp-image-5245 aligncenter" title="maître_marguerite" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/maître_marguerite-177x300.jpg" alt="" width="177" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/blogoclub.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5246" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/blogoclub.jpg" alt="" width="118" height="74" /></a></p>
<p>Quand j&#8217;ai vu que ce roman avait été choisi pour le blogoclub de ce 1er septembre, j&#8217;ai hésité. Je n&#8217;avais jamais été attirée par celui-ci et il me semblait vraiment étrange. Mais toujours pleine d&#8217;enthousiasme, je me suis décidée à faire une découverte.</p>
<p>Que dire ? Comment résumer un tel roman ? Il faut dire qu&#8217;il se passe tant de choses et qu&#8217;il y a tant de personnages que je ne sais comment l&#8217;aborder.<br />
Tout au long du récit, Moscou se retrouve victime d&#8217;événements perturbants qui met la ville sans dessous et causés par des personnages diaboliques, qui ne seraient autres que le diable lui-même, sous les traits d&#8217;un magicien, et sa suite, composée entre autre d&#8217;un étrange homme affublé d&#8217;un costume à carreau et d&#8217;un gros chat capable de marcher sur ses deux pattes arrières. Outre leurs mauvaises actions, qui vont de la décapitation, à la délation, au trafic de devises et j&#8217;en passe, le lecteur fait la connaissance du Maître et de la femme qui l&#8217;aime, Marguerite. Le Maître est l&#8217;auteur d&#8217;un roman qui revisite et réécrit le procès de Jésus, centrant son récit sur une rencontre de ce dernier avec Ponce-Pilate. Ce roman dans le roman s&#8217;intercale entre les autres chapitres.</p>
<p>Je dois bien avouer que j&#8217;ai été dans un premier temps déboussolée par <em>Le Maître et Marguerite</em>, et ce pendant au moins près de 150 pages. Boulgakov écrit une critique sociale, une satire de la société russe et du régime stalinien sous lequel il vivait. Mais, afin d&#8217;éviter les problèmes et la censure certainement, il choisit de pratiquer une littérature burlesque et de l&#8217;absurde. Je ne suis pas une fervente amatrice de l&#8217;absurde en général. Du moins, ce n&#8217;est pas mon genre favori mais je peux y adhérer parfois. La difficulté qui s&#8217;est posée à moi ici, c&#8217;est que je manquais de références. Je connais très peu l&#8217;histoire russe ou le régime de Staline, si ce n&#8217;est dans les grandes lignes. Donc, difficile pour moins de deviner ce qui se cachait derrière les farces des premiers chapitres. Je connais encore moins la bible et l&#8217;histoire de Ponce Pilate. J&#8217;étais donc de plus en plus perdue dans le récit. Mais peu à peu, certaines choses ont pu se mettre en place et certaines critiques sous-jacentes sont apparues : la milice, les gens qu&#8217;on vient chercher et qui disparaissent, les fausses accusations, &#8230; On peut aussi dégager entre les lignes un plaidoyer pour la liberté des artistes et des écrivains en général. Une notice biographique sur Mikhaïl Boulgakov permet aussi de supposer que le Maître et lui sont une seule et même personne.</p>
<p>Une fois cela posé, la lecture est devenue plus fluide et agréable. Boulgakov est un admirable conteur, qui réussit à nous balader dans son univers, sans nous perdre, malgré une intrigue des plus complexes. Malheureusement, malgré tout ça, une autre difficulté se pose au lecteur francophone, c&#8217;est la succession de noms russes qui se mélangent et au final, impossible de me souvenir qui était qui entre les Yvan Nikoleïovich et les Nikolaï Yvanovich (je ne plaisante pas ! ) Mais bon, j&#8217;ai vite arrêté d&#8217;essayer de retenir les noms et j&#8217;ai lu l&#8217;intrigue sans me casser la tête.<br />
J&#8217;ai ainsi profité du reste du récit, qui compte quelques passages truculents, comme la séance de magie noire au théâtre ou le bal de Satan. La deuxième partie est d&#8217;ailleurs bien meilleure selon moi.</p>
<p>A la fin du roman, je me pose tout de même quelques questions. Finalement, qui était vraiment ce Woland ? Était-il vraiment le diable ? Car certaines de ses actions sont quand même loin d&#8217;être mauvaises. Et même ses compagnons semblent soumis à des bons sentiments. On est loin de l&#8217;horrible diable des Enfers. Et quel était le but du roman sur Ponce Pilate ?</p>
<p>Au final, une lecture que je suis heureuse d&#8217;avoir faite, qui comporte des moments mémorables que je n&#8217;oublierai certainement jamais et rien que pour ça, il valait la peine d&#8217;être lu. Surtout que j&#8217;ai découvert un brillant auteur. Malheureusement, j&#8217;ai conscience d&#8217;être passée à côté de nombreuses références et subtilités à cause de l&#8217;utilisation de l&#8217;absurde par l&#8217;auteur.</p>
<p>Les avis des autres participants au blogoclub sont chez <a href="http://sylire.over-blog.com/article-blogoclub-session-du-1er-septembre-82848493.html" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/le-maitre-et-marguerite-de-mikhail-boulgakov-5240/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>40</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;L&#8217;enfant multiple&#160;&#187; de Andrée Chedid</title>
		<link>http://www.chaplum.com/lenfant-multiple-de-andree-chedid-4687</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/lenfant-multiple-de-andree-chedid-4687#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 04:01:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Chedid Andrée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=4687</guid>
		<description><![CDATA[Pour cette édition, le blogoclub est consacré à une lecture libre autour de l'écrivaine Andrée Chedid, décédée récemment. J'avoue que je n'étais pas très enthousiaste, encore moins après avoir regardé ce qu'elle avait écrit mais je me suis quand même décidée à jouer le jeu, me disant que découvrir une plume ne pouvait me faire de mal. Surtout que celle-ci était reconnue. Et à ma grande surprise, j'ai fait une belle rencontre !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/enfant_multiple.jpg"><img class="size-medium wp-image-4691 aligncenter" title="enfant_multiple" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/enfant_multiple-191x300.jpg" alt="" width="191" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/blogoclub.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-4692" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/blogoclub.jpg" alt="" width="118" height="74" /></a></p>
<p>Pour cette édition, le blogoclub est consacré à une lecture libre autour de l&#8217;écrivaine Andrée Chedid, décédée récemment. J&#8217;avoue que je n&#8217;étais pas très enthousiaste, encore moins après avoir regardé ce qu&#8217;elle avait écrit mais je me suis quand même décidée à jouer le jeu, me disant que découvrir une plume ne pouvait me faire de mal. Surtout que celle-ci était reconnue. Et à ma grande surprise, j&#8217;ai fait une belle rencontre ! Pourtant, j&#8217;ai choisi le seul titre disponible à la bibliothèque, dont l&#8217;histoire ne m&#8217;attirait pas trop.</p>
<p>A Beyrouth, le jeune Omar-Jo vit avec ses parents Omar, Égyptien musulman et Annette, chrétienne. Le bonheur pourrait être total pour cette famille heureuse, pour laquelle il n&#8217;y a qu&#8217;un Dieu, si on n&#8217;était pas en 1987, en plein conflit libanais. Et le pire arrive. Une voiture explose, tuant le jeune couple et meurtrissant Omar-Jo. Il part vivre dans la montagne chez Joseph, son grand-père. Mais ce dernier finit par l&#8217;envoyer en France, chez des cousins, par crainte du danger.<br />
A Paris, Omar-Jo rencontre Maxime, un forain, qui a quitté son emploi de fonctionnaire pour vivre son rêve : construire un manège. Mais le rêve périclite.<br />
Cette rencontre sera providentielle pour ces deux âmes blessées. Mais pas seulement &#8230;</p>
<p>J&#8217;avoue que ce genre d&#8217;histoire ne m&#8217;attire généralement pas. Les manèges, les histoires d&#8217;enfants, &#8230; tout ça ne me séduit guère. Mais Andrée Chedid est une merveilleuse conteuse qui met les mots en musique, qui enchante son lecteur, l&#8217;attrape dans ses filets narratifs pour ne plus le lâcher. Commencé dans le train vers 16h30, il ne m&#8217;a fallu que deux petites heures pour avaler ce roman délicieux. Pourtant, les sujets difficiles ne manquent pas : la guerre, le deuil, le rejet, la religion, le handicap, la solitude, &#8230; Tout y est mais Andrée Chedid laisse son cœur parler et même le plus sordide devient beau sous sa plume.</p>
<p>Ses personnages, des écorchés, des malmenés par la vie, nous attendrissent, nous émeuvent, nous donnent envie de les rencontrer. Omar-Jo bien sûr. Et Maxime, le forain bourru au cœur tendre. Mais aussi la femme-coquelicot. Et Sugar, le musicien noir. Quelle belle brochette ! Roman initiatique mais surtout roman engagé, dans lequel Andrée Chedid reflète les difficultés du multiculturalisme, qu&#8217;elle portait en elle. Et quelle belle leçon d&#8217;humanité et d&#8217;espoir nous donne la romancière au travers de cette courte histoire de solidarité, d&#8217;amour au travers des difficultés culturelles et sociales.</p>
<p>Une lecture et une découverte que je n&#8217;aurais jamais faite sans le blogoclub. Je comprends mieux les qualités qui étaient accordées à Andrée Chedid !</p>
<p>Les liens des autres participants sont chez <a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a>.</p>
<p>D&#8217;autres avis chez <a href="http://www.blog-o-book.com/lenfant-multiple" target="_blank">BOB</a>.</p>
<p>Cette lecture entre dans le cadre du <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/2009/10/un-petit-challenge.html" target="_blank">challenge 2 euros</a> de <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/" target="_blank">Cynthia</a>.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/CHALLENGE-2-EUROS.jpg"><img class="size-full wp-image-4151 aligncenter" title="CHALLENGE 2 EUROS" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/CHALLENGE-2-EUROS.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/lenfant-multiple-de-andree-chedid-4687/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>32</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Blogoclub : &#171;&#160;Le garçon en pyjama rayé&#160;&#187;  de John Boyne</title>
		<link>http://www.chaplum.com/blogoclub-le-garcon-en-pyjama-raye-de-john-boyne-3876</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/blogoclub-le-garcon-en-pyjama-raye-de-john-boyne-3876#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Dec 2010 05:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Boyne John]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=3876</guid>
		<description><![CDATA[Le blogoclub de ce 1er décembre était consacré à l'enfance et le roman choisi était Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Lee Harper. Mais comme j'avais déjà lu ce roman (billet ici), j'ai choisi de lire Le garçon en pyjama rayé de John Boyne, dont j'avais entendu beaucoup de bien.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/garcon-pyjama-raye.jpg"><img class="size-medium wp-image-3881 aligncenter" title="garcon-pyjama-raye" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/garcon-pyjama-raye-208x300.jpg" alt="garcon-pyjama-raye" width="208" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/blogoclub.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3882" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/blogoclub.jpg" alt="blogoclub" width="118" height="74" /></a></p>
<p>Le blogoclub de ce 1er décembre était consacré à l&#8217;enfance et le roman choisi était <em>Ne tirez pas sur l&#8217;oiseau moqueur</em> de Lee Harper. Mais comme j&#8217;avais déjà lu ce roman (billet <a href="http://www.chaplum.com/ne-tirez-pas-sur-loiseau-moqueur-de-harper-lee-2807">ici</a>), j&#8217;ai choisi de lire <em>Le garçon en pyjama rayé</em> de John Boyne, dont j&#8217;avais entendu beaucoup de bien.</p>
<p>Je ressors de cette lecture sans pouvoir dire si j&#8217;ai aimé ou non. Cela est bien sûr du à l&#8217;histoire, mais pas seulement.<br />
Bruno est un jeune garçon plein de vie, qui habite une grande maison à Berlin. Mais tout bascule le jour où le Fourreur vient dîner chez lui. Suite à cette visite, le papa de Bruno change de poste et toute la famille part vivre à Hoche-Vite. Bruno et sa sœur sont tristes de quitter leurs amis, d&#8217;autant plus qu&#8217;ils ne pourront s&#8217;en faire de nouveaux là-bas. Mais bientôt la curiosité de Bruno le pousse à se promener là où il ne peut pas et il rencontre un petit garçon qui est derrière une barrière.</p>
<p>Le sujet n&#8217;est pas des plus gais et l&#8217;auteur le traite au travers des yeux du fils d&#8217;un haut dirigeant nazi. L&#8217;histoire est tragique. D&#8217;un point de vue adulte, je trouve que c&#8217;est une lecture poignante et forte. Mais je me pose deux questions en ce qui concerne une lecture faite par un enfant de douze ans. L&#8217;auteur a choisi de ne rien expliquer du contexte. Hitler est appelé le Fourreur et le camp Hoche-Vite. La fonction du père de Bruno n&#8217;est jamais expliquée ni même ce que font les prisonniers dans le camp. D&#8217;ailleurs, la fin est plutôt imagée que explicitement décrite. Selon moi, cette lecture doit être faite accompagnée d&#8217;une <strong>explication du contexte, de l&#8217;Histoire</strong>. Je ne me souviens plus de ce que je connaissais de la guerre 40-45 à 12 ans mais il me semble que j&#8217;étais encore loin de l&#8217;avoir étudiée en détails à l&#8217;école. Deuxièmement, le jeune garçon, Bruno, est lui présenté comme un enfant vraiment naïf et un peu lent de la compréhension, je trouve. Je veux bien qu&#8217;à neuf ans, il soit difficile d&#8217;appréhender certaines réalités, mais là, il passe limite pour un benêt. Cela m&#8217;a un peu mise mal à l&#8217;aise par rapport à certaines des réflexions qu&#8217;il fait au petit garçon juif.</p>
<p>Hormis ces deux bémols, en tant qu&#8217;adulte, j&#8217;ai trouvé ce roman bien fait, avec une chute, bien que peu réaliste, émouvante et qui s&#8217;oublie difficilement. Une lecture idéale pour aborder le thème des camps de la mort avec un jeune adolescent mais je me demande s&#8217;il est conseillé de laisser un trop jeune public lire ce roman sans accompagnement. Peut-être les parents peuvent-ils me répondre à ce sujet ?</p>
<p>Beaucoup d&#8217;avis chez <a href="http://www.blog-o-book.com/le-garcon-en-pyjama-raye" target="_blank">BOB</a>.</p>
<p>Les participants au blogoclub sont chez <a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/blogoclub-le-garcon-en-pyjama-raye-de-john-boyne-3876/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>70</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Un enfant de l&#8217;amour&#160;&#187; de Doris Lessing &#8211; Blogoclub</title>
		<link>http://www.chaplum.com/un-enfant-de-lamour-de-doris-lessing-blogoclub-3153</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/un-enfant-de-lamour-de-doris-lessing-blogoclub-3153#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 04:33:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature anglaise]]></category>
		<category><![CDATA[Lessing Doris]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=3153</guid>
		<description><![CDATA[Le blogoclub était, cette fois, consacré à un écrivain ayant reçu le prix Nobel de littérature. L'écrivain et l'œuvre étant au choix de chaque participant ! Cette lecture a été l'occasion pour moi d'enfin m'attaquer à ce roman que ma belle-mère m'a prêté il y a un bon moment et que j'imaginais rébarbatif.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/07/enfant_amour.jpg"><img class="size-medium wp-image-3162 aligncenter" title="enfant_amour" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/07/enfant_amour-179x300.jpg" alt="enfant_amour" width="179" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/07/blogoclub.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3165" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/07/blogoclub.jpg" alt="blogoclub" width="118" height="74" /></a></p>
<p>Le blogoclub était, cette fois, consacré à un écrivain ayant reçu le prix Nobel de littérature. L&#8217;écrivain et l&#8217;œuvre étant au choix de chaque participant ! Cette lecture a été l&#8217;occasion pour moi d&#8217;enfin m&#8217;attaquer à ce roman que ma belle-mère m&#8217;a prêté il y a un bon moment et que j&#8217;imaginais rébarbatif, suite à certains avis lus sur le net sur d&#8217;autres romans de Doris Lessing, qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2007.</p>
<p>James est un jeune homme équilibré qui vit entre un père taciturne depuis son retour de la guerre 14-18 et une mère, qui cache sa joie de vivre pour répondre au caractère de son époux. A la sortie de ses études, il se laisse entraîner par un ami dans les cercles communistes et découvre la poésie. Mais la guerre devient à nouveau une menace et il est mobilisé. Après un entraînement intensif, son unité est envoyée en Inde. Le voyage en bateau est un véritable calvaire pour l&#8217;ensemble des soldats. Seule une halte au Cap leur assurera un court répit. C&#8217;est là que James rencontre Daphné, déjà mariée à un officier, avec qui il connaîtra une passion éphémère.</p>
<p>J&#8217;ai un peu de mal en terminant cette lecture de me positionner, d&#8217;exprimer clairement si j&#8217;ai aimé ou non. Pourtant, dès les premières pages, j&#8217;ai été happée par le récit de James. D&#8217;ailleurs, je l&#8217;ai lu rapidement, a peine quelques heures réparties en un jour et demi. Il faut dire que Doris Lessing possède une plume magnifique et hors du commun qui lui permet d&#8217;exprimer en peu de pages les horreurs de la guerre mais aussi les sentiments humains par lesquels passent le jeune James. Le voyage en bateau de l&#8217;Angleterre jusqu&#8217;au Cap est insoutenable, tellement la romancière réussit à faire vivre sous nos yeux l&#8217;horreur qui s&#8217;y déroule : le mal de mer, la chaleur, le manque de place et d&#8217;eau, la claustrophobie etc.</p>
<p>Là où j&#8217;ai été gênée, c&#8217;est que je n&#8217;ai pas vraiment trouvé dans le roman ce que je pensais, à savoir ce que la quatrième de couverture m&#8217;avait laissé croire. Une fois encore, me voilà trompée ou plutôt influencée à tort. En effet, la quatrième de couverture fait croire que le roman se centre sur l&#8217;histoire entre Daphné et James et que la guerre est secondaire, alors que c&#8217;est plutôt l&#8217;inverse. La guerre occupe 70% du roman, du moins la vie de soldat de James, car on ne peut pas vraiment dire qu&#8217;il se trouvera à un moment sur le front. Cela m&#8217;a beaucoup perturbé vu que je ne m&#8217;y attendais pas et cela m&#8217;a empêché d&#8217;apprécier pleinement ce roman, pourtant très bon. La deuxième chose qui m&#8217;a rendue un peu extérieure à ce roman est mon incompréhension vis-vis de l&#8217;attitude de James. Je me suis souvent sentie en porte-à-faux par rapport à son ressenti, froide quant à ce qui lui arrivait et à la façon dont il le vivait. Cela n&#8217;est pas plus mal cependant, car Doris Lessing n&#8217;a pas écrit un roman joyeux, que du contraire. Il est assez pessimiste et ne donne pas une vision idyllique de l&#8217;amour et du mariage.</p>
<p>Cela n&#8217;empêche que j&#8217;ai lu ce roman d&#8217;une traite et que sans cette quatrième de couverture, pas mensongère mais qui ne cerne pas complètement le sujet du roman et qui en dit trop, je l&#8217;aurais sans doute beaucoup aimé, malgré qu&#8217;il soit assez peu porteur d&#8217;espoir. Je pense relire Doris Lessing, notamment <em>Alfred et Emily</em>, où elle évoque ses parents, qui me tente beaucoup.</p>
<p><a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a> recensent les billets des autres participants au Blogoclub.</p>
<p>Les avis de <a href="http://nuagesetvent.over-blog.com/article-13061213.html" target="_blank">Dominique</a>, de <a href="http://gangoueus.blogspot.com/2009/10/doris-lessing-un-enfant-de-lamour.html" target="_blank">Gangoueus</a>, de <a href="http://legrimoiredevi.blogspot.com/2007/11/un-enfant-de-lamour-doris-lessing.html" target="_blank">Virginie</a> sur ce roman.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/un-enfant-de-lamour-de-doris-lessing-blogoclub-3153/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>50</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;La Reine des lectrices&#160;&#187; de Alan Bennett</title>
		<link>http://www.chaplum.com/la-reine-des-lectrices-de-alan-bennett-2624</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/la-reine-des-lectrices-de-alan-bennett-2624#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 01 May 2010 04:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature anglaise]]></category>
		<category><![CDATA[Bennett Alan]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=2624</guid>
		<description><![CDATA[Le thème du blogoclub de ce 1er mai était le livre dans le livre et L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde a été sélectionné pour la lecture commune. Mais comme je l'ai déjà lu et beaucoup aimé (et que je dois d'ailleurs toujours lire le troisième tome de cette série), j'ai décidé de le remplacer par La reine des lectrices.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/04/la-reine-des-lectrices-allan-bennett.jpg"><img class="size-medium wp-image-2633 aligncenter" title="la-reine-des-lectrices-allan-bennett" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/04/la-reine-des-lectrices-allan-bennett-211x300.jpg" alt="la-reine-des-lectrices-allan-bennett" width="211" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/04/blogoclub.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2634" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/04/blogoclub.jpg" alt="blogoclub" width="118" height="74" /></a></p>
<p>Le thème du blogoclub de ce 1er mai était le livre dans le livre et <em>L&#8217;affaire Jane Eyre</em> de Jasper Fforde a été sélectionné pour la lecture commune. Mais comme je l&#8217;ai déjà lu et beaucoup aimé (et que je dois d&#8217;ailleurs toujours lire le troisième tome de cette série), j&#8217;ai décidé de le remplacer par <em>La reine des lectrices</em> que <a href="http://www.perduedansleslivres.blogspot.com/" target="_blank">Virginie</a> m&#8217;a offert lors du <em>swap Book Inside</em> et que j&#8217;avais très envie de lire.</p>
<p>La reine aperçoit par hasard qu&#8217;un bibliobus fait arrêt au palais de Buckingham. Alors qu&#8217;elle va s&#8217;excuser du bruit occasionné par ses chiens, elle se sent obligée d&#8217;emprunter un livre. Peu à peu, elle se découvre une véritable passion pour la littérature, qui occupe son esprit et son temps à tel point qu&#8217;elle commence à délaisser ses fonctions royales. Ce qui ne plait pas à son entourage. D&#8217;autant plus qu&#8217;elle commence à prendre des initiatives, assez déroutantes, comme désigner un commis de cuisine pour devenir page à son service particulier et l&#8217;aider à gérer ses lectures.</p>
<p><em>La Reine des lectrices</em> est un court roman qui place des personnages réels dans une situation de fiction, à savoir la Reine d&#8217;Angleterre qui devient une lectrice compulsive. D&#8217;ailleurs, chaque LCA se reconnaîtra aisément dans les comportements et les habitudes de la reine, comme par exemple noter sur une liste les livres qu&#8217;elle souhaite lire. La phrase suivante trouvera aussi écho auprès de nombreux lecteurs : &laquo;&nbsp;<em>Elle découvrait également que chaque livre l&#8217;entraînait vers d&#8217;autres livres, que les portes ne cessaient de s&#8217;ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n&#8217;étaient pas assez longues pour lire autant qu&#8217;elle l&#8217;aurait voulu</em>.&nbsp;&raquo; (page 33)</p>
<p>Le personnage de la Reine est attachant. Ses fonctions et son entourage l&#8217;empêchent d&#8217;agir à sa guise et complotent, à son insu, pour lui faire passer sa passion : en supprimant le passage du bibliobus ou en écartant le jeune page qui est son complice de lecture. La Reine n&#8217;est pas dupe mais sait qu&#8217;elle ne peut rien faire contre cela et continue à lire envers et contre tout.</p>
<p>Le style d&#8217;Alan Bennett est fluide et se lit d&#8217;une traite. Surtout que l&#8217;humour anglais est bien présent et que la première partie est vraiment enlevée. Malheureusement, le rythme soutenu retombe un peu dans la deuxième partie et on ressent un léger sentiment de piétinement. Mais la fin, assez surprenante, rattrape cette petite baisse de régime.</p>
<p>Bref, un bon petit roman bien délassant mais qui ne me laissera pas un souvenir inoubliable cependant.</p>
<p>Encore merci à Virginie !</p>
<p>L&#8217;avis des participants au <a href="http://sylire.over-blog.com/article-26682108.html" target="_blank">blogoclub</a> sont chez <a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a>.</p>
<p>Les avis de <a href="http://yspaddaden.wordpress.com/2009/01/09/lareinedeslectrices-alanbennett/" target="_blank">Yspadadden</a>, <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-28133431.html" target="_blank">Cachou</a>,<a href="http://www.amandameyre.com/archive/2009/01/14/la-reine-des-lectrices-%E2%80%93-alan-bennett.html" target="_blank"> Amanda Meyre</a>, <a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-28281468.html" target="_blank">Keisha</a>, <a href="http://cecile.ch-baudry.com/2009/01/26/la-reine-des-lectrices-de-alan-bennett/" target="_blank">CecileSblog</a>, <a href="http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2009/04/17/la-reine-des-lectrices-alan-bennett/" target="_blank">George Sand et moi</a>,  <a href="http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-33400353.html" target="_blank">Choco</a>, <a href="http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2009/08/01/la-reine-des-lectrices-de-alan-bennett/" target="_blank">Titine</a>, <a href="http://perduedansleslivres.blogspot.com/2009/09/la-reine-des-lectrices-alan-bennett.html" target="_blank">Virginie</a>, &#8230;</p>
<p>Je ne participerai pas au prochain blogoclub consacré à Haïti, par manque d&#8217;intérêt pour le thème mais je participerai à celui du 1er septembre consacré aux prix Nobel de la littérature. Le choix de l&#8217;écrivain est libre parmi les lauréats. Je ne sais pas encore lequel je choisirai.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/la-reine-des-lectrices-de-alan-bennett-2624/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>69</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Si c&#8217;est un homme&#160;&#187; de Primo Levi</title>
		<link>http://www.chaplum.com/si-cest-un-homme-de-primo-levi-1906</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/si-cest-un-homme-de-primo-levi-1906#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 03:50:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage - documents]]></category>
		<category><![CDATA[Levi Primo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=1906</guid>
		<description><![CDATA[Je voulais découvrir ce témoignage de Primo Levi depuis très longtemps, sans jamais oser ouvrir le livre, sachant que ce que je lirai serait dur. Mais je n'imaginais pas à quel point, ni surtout les questionnements qui s'ensuivraient.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/12/si_c_est_un_homme.gif"><img class="size-medium wp-image-1910 aligncenter" title="si_c_est_un_homme" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/12/si_c_est_un_homme-183x300.gif" alt="si_c_est_un_homme" width="183" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/12/blogoclub.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1911" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/12/blogoclub.jpg" alt="blogoclub" width="118" height="74" /></a></p>
<p>Je voulais découvrir ce témoignage de Primo Levi depuis très longtemps, sans jamais oser ouvrir le livre, sachant que ce que je lirai serait dur. Mais je n&#8217;imaginais pas à quel point, ni surtout les questionnements qui s&#8217;ensuivraient.</p>
<p>Dans ce livre, Primo Levi offre son expérience concentrationnaire à Auschwitz entre février 1944 et janvier 1945. Arrêté en 1943, suite à une dénonciation, en Italie où il participait activement à la résistance, il est déporté et se retrouvera à la Buna, usine qui dépend du camp d&#8217;Auschwitz. A partir de là, rien ne nous est épargné : le transport en wagon à bétails, les sélections, l&#8217;arrivée au camp, les humiliations, le manque de compassion entre <em>anciens</em> et <em>nouveaux</em>, et même entre juifs tout court, la hiérarchisation qui règne au sein même des prisonniers, les combines, les vols entre prisonniers, l&#8217;annihilation de la personnalité jusqu&#8217;à accepter son destin avec indifférence, les maladies et les blessures, le froid, la faim, la saleté, &#8230; Et pourtant, il raconte tout cela de manière objective et distante, sans vouloir y ajouter de sentiments, ce qui nous donne une impression d&#8217;horreur mais surmontable dans la lecture. Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;on arrive à la fin et aux derniers jours que l&#8217;auteur a passé dans le camp. Et là, alors qu&#8217;on croyait avoir tout vu, tout lu, l&#8217;horreur dépasse l&#8217;entendement. Primo Levi est un survivant, qui tout au long de sa vie a transmis un message humaniste, sans haine, un message de survie. Un grand homme ! Il explique dans son appendice qu&#8217;il est difficile de haïr les nazis car ils n&#8217;ont pas de visage. Je l&#8217;admire pour cela. Mais il reproche quand même aux Allemands d&#8217;avoir gardé le silence. Et là, je le comprends ! L&#8217;appendice est une mine d&#8217;informations ! Nécessaire pour comprendre !</p>
<p>Je suis complétement bouleversée par cette lecture. Je pense que j&#8217;ai lu la fin un jour où j&#8217;étais déjà très émue et cela a exacerbé tous mes sentiments. La dernière partie est très difficile, insoutenable, on souffre véritablement avec ces hommes qui ont vécu les pires atrocités.<br />
Primo Levi est un homme intelligent. Dans son appendice, il démontre combien il s&#8217;est posé les bonnes questions et on comprend beaucoup de choses de ses explications, qui sont comme des coups de poing ! J&#8217;ai été impressionnée par son humilité et sa sagesse mais aussi son absence de haine. Il interprète finement la montée de la haine envers les juifs et pourquoi le fascisme existe encore. Il analyse comment le nazisme en a été le paroxysme. Ce livre est brillant, notamment par le fait qu&#8217;il décrit les faits de manière objective, sans victimisation.</p>
<p>Mais ça a fait monter à la surface beaucoup de questions que je n&#8217;avais jamais osé me poser sur ce qu&#8217;a vécu mon grand père en Allemagne, prisonnier pendant 5 ans. Même s&#8217;il n&#8217;a pas connu les camps, il a dû lui aussi faire du travail forcé et voir des horreurs. Et en vivre. A tel point qu&#8217;il n&#8217;a jamais voulu en parler. Ce qui me parle aussi beaucoup, c&#8217;est que mon grand-père, que j&#8217;adorais, est né un an avant l&#8217;auteur et est décédé un an avant. Ils avaient donc exactement le même âge !!!</p>
<p>Un livre qui m&#8217;a marqué, à jamais ! D&#8217;autant plus, qu&#8217;il plane un mystère autour de la mort de Primo Levi. Voici ce que dit <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Primo_Levi" target="_blank">Wikipédia</a> : &laquo;&nbsp;<em>Primo Levi meurt le 11 avril 1987 dans une chute qu&#8217;il fit dans l&#8217;escalier intérieur de son immeuble. Pour certains, la chute aurait pu être volontaire. La plupart de ses biographes (Angier, Thomson) abondent dans le sens du légiste, qui conclut que Levi a commis un suicide. Lui-même avait déclaré souffrir de dépression ; des facteurs de risque auraient pu être sa responsabilité envers sa mère et sa belle-mère, le fait de partager le même logement et son passé. Cependant, un sociologue d&#8217;Oxford, Diego Gambetta, a établi douze ans plus tard un dossier détaillé<sup id="cite_ref-25"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Primo_Levi#cite_note-25"><span> </span></a></sup>remettant en cause ce qu&#8217;il considère comme un lieu-commun n&#8217;étant étayé ni par des faits ni par des preuves indirectes. Levi n&#8217;a pas laissé de lettre de suicide, et n&#8217;a jamais fait part d&#8217;idées noires ; des documents et témoignages semblent par contre indiquer qu&#8217;il avait des projets au temps de sa mort. Gambetta penche donc pour une mort accidentelle. La question de la mort de Primo Levi est importante, son œuvre étant communément interprétée comme une puissante affirmation de la vie face à des puissances violentes et guerrières organisées : le fait qu&#8217;il soit mort volontairement ou par accident constitue donc un commentaire final sur la validité de son propre message, lucide, positif et humaniste. L&#8217;interprétation d&#8217;Elie Wiesel, qui défend la thèse du suicide, a été acceptée jusqu&#8217;à ce jour, sans que l&#8217;on sache encore si elle se base sur des faits ou sur une intuition personnelle.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Lu dans le cadre du Blogoclub, sans lequel je n&#8217;aurais peut-être pas entrepris cette lecture ! Merci !!!</p>
<p>Les avis de <a href="http://kalistina.over-blog.com/article-35847283.html" target="_blank">Kali</a>, <a href="http://saxaoul.canalblog.com/archives/2009/10/18/14931788.html" target="_blank">saxaoul</a>, <a href="http://on-ne-voit-bien-qu-avec-le-coeur.over-blog.fr/article-35873703.html" target="_blank">Edelwe</a>, <a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-27780634.html" target="_blank">Keisha</a>, <a href="http://deliregirl1.canalblog.com/archives/2008/08/10/10194155.html" target="_blank">deliregirl1</a>, <a href="http://iluze.over-blog.com/article-34176936.html" target="_blank">Iluze</a>, et bien d&#8217;autres &#8230;.</p>
<p>Les autres avis du <a href="http://sylire.over-blog.com/article-26682108.html" target="_blank">Blogoclub</a> chez <a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a>.</p>
<p>Le prochain blogoclub portera sur le thème de l&#8217;humour et de la légèreté. Ce qui est le bienvenu après ce témoignage important ! Le roman sélectionné est <em>Maudit Karma</em> de David Safier.  Etant donné qu&#8217;il n&#8217;existe pas en poche, les participants sont libres de choisir le deuxième choix à savoir <em>Saga</em> de Tonino Benacquista. Je dois avouer que, avec les récents événements survenus dans ma vie personnelle, j&#8217;ai oublié de participer au vote. Dommage, j&#8217;aurais voté pour le deuxième, qui aurait été ainsi ex-aequo. Ca n&#8217;aurait rien changé. Mais tout ça pour dire que le premier ne m&#8217;attire pas et que je lirai donc le deuxième, qui est en plus dans ma PAL, pour le 1er mars.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/si-cest-un-homme-de-primo-levi-1906/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>60</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;L&#8217;arrache-coeur&#160;&#187; de Boris Vian</title>
		<link>http://www.chaplum.com/larrache-coeur-de-boris-vian-1749</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/larrache-coeur-de-boris-vian-1749#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 03:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Vian Boris]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=1749</guid>
		<description><![CDATA[Après avoir eu un coup de coeur pour L'écume des jours, étant jeune, je n’avais rien relu de cet auteur, surtout parce que je ne savais pas vers quelle œuvre me tourner. Le choix du blogoclub d’une lecture libre autour de Boris Vian pour les 50 ans de sa mort était donc l’occasion de me décider. Je me souvenais d’avoir lu un billet sur L’arrache-cœur sur un blog. J’ai donc choisi ce titre ! ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/10/arrache-coeur.jpg"><img class="size-medium wp-image-1751 aligncenter" title="arrache-coeur" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/10/arrache-coeur-185x300.jpg" alt="arrache-coeur" width="185" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/08/blogoclub.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1477" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/08/blogoclub.jpg" alt="blogoclub" width="118" height="74" /></a></p>
<p>Quand j’étais adolescente, j’avais lu <em>L’écume des jours</em>, sans apprécier ni saisir toute la portée de ce magnifique texte. Mais lors de mes études en communication à l’université, pour le cours de sémiologie, on a dû choisir une pièce de théâtre à analyser et, justement, ce roman de Vian était mis en scène au <a href="http://www.rideaudebruxelles.be/index.php" target="_blank">Théâtre du Rideau</a> de Bruxelles. J’optais donc pour ce spectacle et relisais le livre. Les deux ont alors été un coup de cœur, j’assistai à deux représentations avec le même bonheur et obtenais la meilleure côte de ma section pour le dit travail. Bref, j’arrête de raconter ma vie mais j’ajoute seulement que depuis lors, je n’avais rien relu de cet auteur, surtout parce que je ne savais pas vers quelle œuvre me tourner.</p>
<p>Le choix du <strong>blogoclub</strong> d’une lecture libre autour de Boris Vian pour les 50 ans de sa mort était donc l’occasion de me décider. Je me souvenais d’avoir lu un billet sur <em>L’arrache-cœur</em> sur un blog, mais je ne me souviens malheureusement plus lequel, billet qui m’avait donné envie (edit : en recherchant les billets, je me rends compte que les billets d&#8217;Abeille et Andromède avaient attiré mon attention). J’ai donc choisi ce titre ! Bien que je trouve qu’il soit dur de parler des œuvres de Boris Vian, tant elles sont riches de sens et de symboles. Mes études sont loin et j’ai depuis lors perdu toute capacité à ces petits jeux d’analyse mais je vais faire de mon mieux pour vous parler de mon ressenti au cours de ma lecture.</p>
<p>Tout d’abord l’histoire : Jacquemort, un psychiatre, vide à l’intérieur, est à la recherche de sujets à psychanalyser. En arrivant dans un village, jamais nommé, il entend des cris et se précipite à l’intérieur d’une ferme. Il aide Clémentine, une jeune femme au caractère hargneux, à accoucher de trimeaux (trois + jumeaux) Il libère ensuite le mari, enfermé depuis des mois par sa femme, qui lui reproche les douleurs de l&#8217;enfantement. Par la suite, s’installant chez ses hôtes, il découvrira en Clémentine, une mère de plus en plus étouffante pour ses enfants et au village, les horreurs les plus abjectes : la foire aux vieux, les jeunes apprentis frappés jusqu’à la mort, le curé malmené, lui-même n’étant pas sans reproche, … Chacun se libérant de sa honte en la confiant à un homme, La Gloire, contre de l’or qu’il ne peut utiliser.</p>
<p>Bref, un roman assez dur, qui derrière les horreurs qu’il raconte, dénonce plus d’un travers humain. J’avoue avoir connu quelques difficultés au début pour poursuivre ma lecture. Je n’adhérais pas beaucoup ni à l’histoire ni au style de Boris Vian. Moi qui avais un souvenir flamboyant et poétique de <em>L’écume des jours</em>, je me retrouvais face à un roman très noir, peuplé de personnages cyniques, méchants et remplis des comportements les plus inhumains et que tout le monde semblait trouver naturel. Je me suis accrochée et grand bien m’a pris car au fur et à mesure, l’intérêt a grandi pour devenir, à nouveau, complètement addictif. Il faut dire qu’au fil des pages, le message que veut faire passer Boris Vian devient plus clair. La critique de la religion, le côté luxueux de l’Eglise et l’hypocrisie des gens qui ne s’adressent à elle que lorsqu’ils ont besoin d’un miracle. Il critique aussi la psychanalyse, qui vampirise les patients, leur faisant perdre leur substance, comme le chat qui devient transparent après avoir été psychanalysé par Jacquemort, dont le nom même peut être significatif ! D’ailleurs, Vian utilise régulièrement le terme « psychoser ».</p>
<p>A cet égard, la langue employée par Vian mérite d’être évoquée. Le roman est rempli de néologismes et de jeux de langage. Vian crée aussi des mots, comme les noms de mois, crées par la contraction de deux mois ensemble, ou encore, rien que le titre, l’arrache-cœur, qui était l’arme avec laquelle était tué Jean-Sol Patre dans <em>L’écume des Jours</em> (je ne m’en souvenais pas, je l’ai appris grâce au commentaire de Gilbert Pestureau en fin de roman)</p>
<p>Enfin, le fil conducteur du roman est vraisemblablement un règlement de compte de Vian avec les mères trop protectrices au travers de Clémentine, qui peu à peu trouve des stratagèmes pour que ses trois fils ne puissent quitter le jardin et, surtout que rien ne puisse leur arriver. Sans se soucier de leur bonheur. Ou du moins, en croyant s&#8217;en soucier ! Il semblerait que la propre mère du romancier faisait partie de cette catégorie de mère surprotectrice (selon Gilbert Pestureau &#8211; édition du Livre de Poche &#8211; nouvelle édition revue et corrigée 2008)</p>
<p>Au final, malgré un début difficile, j’ai énormément apprécié cette lecture et j&#8217;ai une grande envie de poursuivre la découverte des romans de Boris Vian.</p>
<p>Tous les avis sur cette lecture autour de Boris Vian sont chez <a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a>.</p>
<p>D&#8217;autres avis : <a href="http://www.autourdelau.be/2008/09/08/de-larrache-coeur/" target="_blank">Lau</a>, <a href="http://larucheauxlivres.canalblog.com/archives/2009/06/23/14188244.html" target="_blank">Abeille</a> et <a href="http://andromede.chronicles.over-blog.com/article-23932002.html" target="_blank">Andromède</a></p>
<p>Le thème du prochain <strong>Blogoclub</strong> est l&#8217;Italie et la lecture choisie est <strong>Si j&#8217;étais un homme</strong> de Primo Levi pour le 1er janvier ! Pas vraiment une lecture de fêtes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/larrache-coeur-de-boris-vian-1749/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>60</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;La tournée d&#8217;automne&#160;&#187; de Jacques Poulin</title>
		<link>http://www.chaplum.com/la-tournee-dautomne-de-jacques-poulin-1471</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/la-tournee-dautomne-de-jacques-poulin-1471#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2009 03:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Poulin Jacques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=1471</guid>
		<description><![CDATA[Kitty m'avait donné envie de lire ce roman de Jacques Poulin, que j'avais commandé sans hésiter suite à son billet. C'est donc avec plaisir que j'ai découvert que le Blogoclub l'avait sélectionné pour sa lecture du 1er septembre consacrée à la littérature québecoise. Même si j'ai aimé certains aspects de cette tournée d'automne, force m'est de constater que je n'ai pas été autant charmée que Kitty.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/08/La-Tourn-e-d-automne.jpg"><img class="size-medium wp-image-1479 aligncenter" title="La-Tourn-e-d-automne" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/08/La-Tourn-e-d-automne-184x300.jpg" alt="La-Tourn-e-d-automne" width="184" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://comperio.over-blog.com/article-29150264.html" target="_blank">Kitty</a> m&#8217;avait donné envie de lire ce roman de Jacques Poulin, que j&#8217;avais commandé sans hésiter suite à son billet. C&#8217;est donc avec plaisir que j&#8217;ai découvert que le Blogoclub l&#8217;avait sélectionné pour sa lecture du 1er septembre consacrée à la littérature québecoise. Même si j&#8217;ai aimé certains aspects de cette tournée d&#8217;automne, force m&#8217;est de constater que je n&#8217;ai pas été autant charmée que Kitty.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;été et le chauffeur du bibliobus s&#8217;apprête à entamer sa tournée estivale à travers le Québec. Même s&#8217;il ne le dit à personne, il sait que ce sera la dernière et qu&#8217;il n&#8217;y aura pas de tournée d&#8217;automne car il ne veut pas vieillir et connaître la déchéance physique. Peu avant son départ, il fait la connaissance de Marie, une française de son âge, qui accompagne un orchestre. C&#8217;est le début d&#8217;une amitié et il est rapidement décidé que les musiciens prendront part à la tournée du bibliobus.</p>
<p>Je suis assez mitigée en refermant ce livre de Jacques Poulin. Je vais commencer par expliquer ce qui m&#8217;a déplu dans cette lecture. Tout d&#8217;abord dès le premier chapitre, j&#8217;ai été gênée par la dépersonnalisation du personnage principal, dont on ignore le prénom et qui n&#8217;est désigné que comme <em>le chauffeur</em>. Je ne suis pas particulièrement friande de ce genre de procédé. Ensuite, contrairement à Kitty, j&#8217;ai trouvé le style de Jacques Poulin atrocement plat et insipide. Aucune émotion ne m&#8217;a traversée au travers du cheminement intime de ce chauffeur, qui m&#8217;a semblé à peine effleuré. La brièveté des paragraphes et des chapitres ne laissaient pas la place au développement des sentiments. Sans aucun doute, je préfère les romans plus étoffés dans  lesquels la psychologie des personnages est mieux développée. Les thèmes du temps qui passe, de la vieillesse et d&#8217;une deuxième chance abordés en filigrane ne sont que trop peu approfondis à mon goût.</p>
<p>Cependant, tout n&#8217;est pas négatif et certains aspects m&#8217;ont énormément plu.<br />
Ce livre aborde deux de mes thèmes favoris : les livres et les chats. On sent que Jacques Poulin aime les deux et qu&#8217;il leur voue une véritable passion. D&#8217;ailleurs, les uns et les autres occupent une place de choix, prépondérante dans le récit. Cela m&#8217;a réellement enthousiasmée, que ce soit dans sa façon d&#8217;en parler ou de les traiter. J&#8217;ai aussi beaucoup aimé me balader au travers du Québec au gré des différents arrêts du bibliobus et des rencontres avec les lecteurs. Grâce aux voyages de mon frère et ses photos, cela a donné un peu plus de réalité aux mots et a rendu le récit un peu plus vivant.</p>
<p>En conclusion, une lecture en demi teinte, qui malheureusement ne me donnera pas l&#8217;envie de relire cet écrivain, vu que c&#8217;est principalement le style qui m&#8217;a dérangée. Dommage son roman consacré aux chats avait presque trouvé sa place dans ma LAL.</p>
<p>Les autres avis des participants au blogoclub sont chez <a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a></p>
<p>La prochaine lecture du blogoclub sera consacrée à Boris Vian avec une totale liberté quant au choix du titre.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/08/blogoclub.jpg"><img class="size-full wp-image-1477 aligncenter" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/08/blogoclub.jpg" alt="blogoclub" width="118" height="74" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/la-tournee-dautomne-de-jacques-poulin-1471/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>23</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Nous étions les Mulvaney&#160;&#187; de Joyce Carol Oates</title>
		<link>http://www.chaplum.com/nous-etions-les-mulvaney-de-joyce-carol-oates-1304</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/nous-etions-les-mulvaney-de-joyce-carol-oates-1304#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 05:06:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Oates Joyce Carol]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=1304</guid>
		<description><![CDATA[Depuis ma lecture de Délicieuses pourritures en 2005, Joyce Carol Oates figure parmi mes romancières favorites et j’avais envie de découvrir ce roman, considéré comme un de ses meilleurs, depuis longtemps. C'est donc naturellement que je l’ai choisi dans la liste des choix pour le Blogoclub de juillet, dont le thème était "La famille". Et encore une fois, j’ai eu un coup de cœur pour l’œuvre de l’américaine.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/06/nousetionslesmulvaney.jpg"><img class="size-full wp-image-1316 aligncenter" title="nousetionslesmulvaney" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/06/nousetionslesmulvaney.jpg" alt="nousetionslesmulvaney" width="100" height="163" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/06/blogoclub.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1317" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/06/blogoclub.jpg" alt="blogoclub" width="118" height="74" /></a><br />
<a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/06/coeur3.png"><img class="alignnone size-full wp-image-1318" title="coeur3" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/06/coeur3.png" alt="coeur3" width="42" height="41" /></a> <a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/06/coeur4.png"><img class="alignnone size-full wp-image-1319" title="coeur4" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/06/coeur4.png" alt="coeur4" width="42" height="41" /></a></p>
<p>Depuis ma lecture de <em>Délicieuses pourritures</em> en 2005, Joyce Carol Oates figure parmi mes romancières favorites et j’avais envie de découvrir ce roman, considéré comme un de ses meilleurs, depuis longtemps. C&#8217;est donc naturellement que je l’ai choisi dans la liste des choix pour le Blogoclub de juillet, dont le thème était &laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;. Et encore une fois, j’ai eu un coup de cœur pour l’œuvre de l’américaine.</p>
<p>Les Mulvaney, c’est une famille à qui tout sourit. La rencontre improbable entre Michael et Corinne, entre le séducteur et la paysanne. Il en résultera une réussite familiale digne du rêve américain. Parti de nulle part, le jeune couple va s’installer à Mont Ephraïm, dans l’état de New-York, petite ville où tout le monde se connaît où par sa seule volonté, Michaël va développer son entreprise de toiture. Corinne, elle, va ouvrir un petit magasin d’antiquités dans la grange de leur ferme. Parlons-en de leur ferme idyllique, un endroit où la vie se déroule paisiblement, en bohème, entourés d’animaux : chats, chiens, chevaux, canari, biches, moutons, … Et c’est dans ce cadre enchanteur que grandiront les quatre enfants Mulvaney : Mike, le sportif ; Patrick, le petit génie ; Marianne, la princesse et Judd, le petit dernier qui n’aura pas beaucoup le temps de profiter de cette enfance heureuse avant la malédiction de la Saint-Valentin 1976 où tout volera en éclat. Marianne, la belle et douce Marianne, dont le viol brisera à jamais la famille Mulvaney.</p>
<p>Un chef d’œuvre magistral ! Joyce Carol Oates excelle pour décrire les sentiments et expliquer le vécu de chacun, décrypter comment leur passé et leur éducation conditionnent leurs décisions, leurs ressentis et leurs actions futures. Certains reprochent à ce roman des longueurs, que l’histoire pourrait être réduite à 200 ou 300 pages. Pour moi, ce qui fait la force du roman, c’est justement que la romancière prend le temps de situer chaque personnage dans un espace temps historique et passionnel qui nous permettra d’appréhender ses réactions. Ainsi, après nous avoir montré le bonheur simple et sans concession d’une famille à qui tout réussit, qui a su s’élever socialement dans sa petite ville, jusqu’à être accepté au célèbre club réunissant les notables du coin, Joyce Carol Oates décrit avec minutie la chute sociale, professionnelle et l’éclatement de cette famille soudée. La colère de Michael, qui ne supporte plus de voir sa fille et qui sombre dans l’alcoolisme poussera Corinne à éloigner Marianne de la cellule familiale, la privant d&#8217;un réconfort et d&#8217;une chaleur dont elle avait tant besoin. La pauvre jeune fille commencera une vie de errance, allant d’un lieu à l’autre, par peur de s’attacher aux gens, préférant la compagnie de son chat Muffin. Mike choisira la carrière militaire et Patrick la voie de la vengeance.</p>
<p>Jamais un roman n’a aussi brillamment mis à nu les sentiments humains face à un tel drame. On pourrait croire que la romancière a elle-même connu ce genre de tragédie, or il n’en est rien. Et pourtant, elle décrit de manière tellement captivante le ressenti de tous les Mulvaney face à la déchéance de leur famille mais aussi de leur position sociale. Elle nous plonge véritablement au sein d’une petite communauté de l’Etat de New-York avec ses codes et ses règles. On est horrifié par la réaction des habitants qui mettent la famille Mulvaney au ban suite au drame vécu par Marianne et soutienne son violeur. On ne reste pas extérieur, simple lecteur mais on vit avec eux, on vit les événements de l’intérieur.<br />
Les personnages sont vivants sous la plume de JC Oates. On ne peut pas rester indifférent à ce qui leur arrive. Qu’on approuve ou pas leurs réactions, leurs pensées, on finit par s’y attacher. Même au père, qu’on aime pourtant haïr quand il chasse Marianne. C’est vraiment une lecture que j’ai ressentie et vécue. Une grande romancière !!</p>
<p>Pour le 1er septembre, le choix du blogoclub s&#8217;est porté sur <em>La tournée d&#8217;automne</em> de Jacques Poulin.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/nous-etions-les-mulvaney-de-joyce-carol-oates-1304/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>38</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

