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	<title>Chaplum' &#187; Littérature américaine</title>
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		<title>&#171;&#160;Continents à la dérive&#160;&#187; de Russell Banks</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 04:55:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette veille de Noël, Bob Dubois a comme une révélation : il en a marre de sa vie. Il décide de tout plaquer et d'emmener sa famille en Floride, pour profiter à son tour du rêve américain.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/02/continents_dérive.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6075" title="D" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/02/continents_dérive-184x300.jpg" alt="" width="184" height="300" /></a>En cette veille de Noël, Bob Dubois a comme une révélation : il en a marre de cette vie dans la petite ville de Catamount dans le New Hampshire. Réparateur de chaudière, marié à une femme qu&#8217;il aime, père de deux filles et amant occasionnel d&#8217;une chouette nana, il sait que sa situation n&#8217;évoluera jamais. Il sera toujours pauvre, propriétaire d&#8217;une maison mal meublée, rafistolée et sans les moyens d&#8217;offrir une paire de patins à glace rutilantes pour sa fille aînée. Pris de rage, il s&#8217;aperçoit qu&#8217;il ressemble de plus en plus à son père, dont il se moquait et dont il pensait, sûr de lui, qu&#8217;il s&#8217;en sortirait mieux. Surtout que son frère est parti en Floride et réussit dans les affaires et son meilleur ami profite de la vie sur un bateau. Il décide de tout plaquer et d&#8217;emmener sa famille en Floride, pour profiter à son tour du rêve américain.<br />
En Haïti, Vanise et son neveu Claude rêvent eux aussi d&#8217;une vie meilleure. Et les Etats-Unis leur semblent à cet égard plein de promesses.</p>
<p>Russell Banks est un écrivain américain prolifique qui dénonce bien souvent les travers de cette Amérique qui fait tant rêver. Ses romans sont rarement joyeux et décrivent une réalité brute. J&#8217;avais éprouvé un véritable coup de coeur pour <a href="http://www.chaplum.com/american-darling-de-russell-banks-181">Américan Darling</a> qui traitait du Libéria et de la participation américaine dans ce pays. <a href="http://www.chaplum.com/sous-le-regne-de-bone-de-russell-banks-637">Sous le règne de Bone</a> avait aussi été une magnifique rencontre alors que <a href="http://www.chaplum.com/de-beaux-lendemains-de-russel-banks-293">De beaux lendemains</a> m&#8217;avait laissée plus mitigée.<br />
Malheureusement, ce titre se classe parmi les déceptions. Non que la qualité ne soit pas au rendez-vous. L&#8217;écriture de Russell Banks est encore une fois d&#8217;un niveau exceptionnel et les réflexions qu&#8217;il développe m&#8217;ont profondément intéressée et plu. Le thème du roman justement m&#8217;interpellait beaucoup et c&#8217;est la façon dont il a été traité par l&#8217;auteur qui m&#8217;a déçu.</p>
<p>J&#8217;aimais l&#8217;idée de montrer la réalité, ce qui se cache réellement derrière ce fameux &laquo;&nbsp;rêve américain&nbsp;&raquo;. La trajectoire de Bob Dubois est claire à cet égard et au travers de ce personnage, Russel Banks prouve que ce n&#8217;est plus qu&#8217;un mythe, qu&#8217;on est loin de l&#8217;époque des pionniers. C&#8217;est d&#8217;ailleurs une des explications du titre, le romancier démontre ses thèses par des comparaisons à la Grande Histoire et à la géologie. Les hommes ne se soucient pas de la Terre, des continents qui bougent mais uniquement de leur propre petite personne. Tout comme ils ne se rendent pas compte que l&#8217;Amérique d&#8217;aujourd&#8217;hui n&#8217;est plus celle de Christophe Colomb.<br />
Si tous ces postulats m&#8217;ont convaincu dès le départ et me font adhérer sans équivoque à la vision pessimiste du monde dépeinte par Russell Banks, j&#8217;ai eu plus de mal avec sa façon de traiter le sujet dans le roman, au cours duquel je me suis souvent ennuyée. Et la lecture m&#8217;en a été parfois longue ou fastidieuse.<br />
J&#8217;aurais aimé que les raisons pour lesquelles le rêve américain de Bob échoue, tout comme celui de son frère et de son ami Ave, soient davantage expliquées. Elles ne sont que vaguement évoquées. On parle d&#8217;emprunts à de mauvaises personnes, de prêts à des taux très élevés, de personnes peu fréquentables, de trafics en tout genres, &#8230; Mais rien de plus. On ne sait finalement pas vraiment pourquoi une affaire ne peut pas fonctionner honnêtement. Le problème des soins de santé est lui aussi à peine effleuré. Dommage. Tout comme la violence. Au final, je n&#8217;ai eu l&#8217;impression que seuls les questionnements de Bob, et particulièrement ses questionnement sexuels et sur le bien et le mal sont développés en long et en large. Honnêtement, je me serais davantage intéressée à pourquoi ses entreprises ratent que de savoir avec qui il couche, combien de fois, pourquoi etc. J&#8217;ai trouvé que ça occupait bien trop de place dans l&#8217;histoire.</p>
<p>En ce qui concerne la deuxième intrigue, que l&#8217;on suit en parallèle, celle de Vanise et Claude, mes griefs sont semblables. Là aussi, les étapes principales de leur voyage jusqu&#8217;en Floride sont éclipsées au profit de leurs épreuves dans les pays qu&#8217;ils traversent. Ce qui donne lieu à une multitude de scènes de viols et de cultes vaudou. Bref, là aussi, j&#8217;ai eu la sensation que l&#8217;auteur passait à côté de son sujet.</p>
<p>Même si je ne suis pas satisfaite du traitement fait, je suis quand même contente d&#8217;avoir lu ce récit dont le sujet m&#8217;intéressait beaucoup. Bien qu&#8217;écrit dans les années 80, je suis persuadée qu&#8217;il reste brûlant d&#8217;actualité, tant au sujet du rêve américain, de moins en moins concret que de la réalité de l&#8217;émigration aux Etats-Unis.</p>
<p>Cette lecture se faisait en commun avec <a href="http://yspaddaden.com/2012/02/12/continents-a-la-derive-russell-banks/">Ys</a> et <a href="http://perduedansleslivres.blogspot.com/" target="_blank">Virginie</a>.</p>
<p>Un autre avis : <a href="http://nuagesetvent.over-blog.com/article-30228779.html" target="_blank">Dominique Poursin</a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/02/Logo-LC.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6078" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/02/Logo-LC.jpg" alt="" width="216" height="162" /></a></p>
<p>Il entre également dans le challenge de <a href="http://sofynet2008.canalblog.com/archives/2011/07/30/21700608.html" target="_blank">Sofynet</a>.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/50états_50billets.gif"><img class="alignnone size-full wp-image-5205" title="50états_50billets" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/50états_50billets.gif" alt="" width="255" height="176" /></a><strong><span style="color: #ff0000;">13/50 : Floride</span></strong></p>
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		<title>&#171;&#160;Rien n&#8217;est trop beau&#160;&#187; de Rona Jaffe</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 19:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Jaffe Rona]]></category>

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		<description><![CDATA[Longtemps ignorée en France, Rona Jaffe est pourtant une de ces romancières américaines à la langue mordante et l'esprit caustique. Comme quoi, il n'y a pas que les anglaises qui avaient une plume acérée pour croquer leurs contemporains. Même si elle n'est pas aussi piquante qu'une Dorothy Parker, l'oeuvre de cette écrivain mérite qu'on s'y arrête.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/12/rien_trop_beau.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-5902" title="rien_trop_beau" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/12/rien_trop_beau-185x300.gif" alt="" width="185" height="300" /></a>Longtemps ignorée en France, Rona Jaffe est pourtant une de ces romancières américaines à la langue mordante et l&#8217;esprit caustique. Comme quoi, il n&#8217;y a pas que les anglaises qui avaient une plume acérée pour croquer leurs contemporains. Même si elle n&#8217;est pas aussi piquante qu&#8217;une Dorothy Parker, l&#8217;oeuvre de cette écrivain mérite qu&#8217;on s&#8217;y arrête. (Ne serait-ce que pour cette belle couverture ! )</p>
<p><em>Rien n&#8217;est trop beau</em> s&#8217;intéresse aux destins de ces jeunes femmes qui, dans les années 50, à New-York, occupent des emplois de secrétaires dans ces immenses buildings prestigieux, tels que le Rockefeller Center. Caroline Bender, 19 ans, a vu ses rêves de mariage s&#8217;envoler lorsque son fiancé lui a préféré une jeune héritière de Dallas, rencontrée en Europe. Elle décroche alors un emploi dans une grande maison d&#8217;éditions, où elle fait la connaissance de April Morrisson, qui débarque du Colorado. Rêvant de faire une carrière d&#8217;actrice, April a du se résoudre à trouver un travail en attendant de devenir une vedette. Gregg Adams, elle, fait déjà une carrière d&#8217;artiste, mais pas suffisamment brillante pour lui permettre de vivre décemment. Il y aussi Mary Agnes qui va bientôt se marier et Barbara, jeune divorcée qui doit subvenir aux besoins de son bébé.</p>
<p>Rona Jaffe a elle-même travaillé dans une maison d&#8217;édition et, dans ce premier roman publié en 1958, elle parle donc de ce qu&#8217;elle connaît. Elle montre sans concession combien il est difficile pour une femme de se faire une place dans ce milieu d&#8217;hommes. Celles qui veulent réussir ne doivent pas avoir froid aux yeux et ne pas hésiter à s&#8217;imposer. C&#8217;est les années 50 et les femmes ne sont pas encore destinées à avoir des postes prestigieux. Au contraire, elles ont en général un travail en attendant de se marier et elles le quittent dès que la cérémonie est célébrée ou au plus tard dès qu&#8217;un enfant s&#8217;annonce. D&#8217;ailleurs, la romancière n&#8217;épargne pas les femmes envers lesquelles elle se montre volontiers critique. J&#8217;ai eu même peur au début de me trouver plongée dans un roman dans lequel toutes les femmes ne souhaitaient qu&#8217;une chose : trouver un mari et fonder une famille. J&#8217;ai craint le pire durant quelques chapitres avant de comprendre que c&#8217;était le moyen par lequel Rona Jaffe dénonçait ce côté trop traditionaliste de la société, comme si une femme ne pouvait réussir dans la vie que par le mariage.<br />
Mais elle n&#8217;épargne pas non plus la vie trépidante new-yorkaise et surtout les hommes qui sont les premières cibles de sa prose acide. A part quelques uns, elle n&#8217;épargne pas la gent masculine, montrée sous certains de ses plus mauvais jours.</p>
<p>La ville de New-York est un personnage à part entière. Cela m&#8217;a évidemment beaucoup plu. J&#8217;ai adoré me promener sur les trottoirs de la cinquième avenue à cette époque que je n&#8217;ai pas connue, visiter le Rockefeller  Center au temps de sa splendeur et m&#8217;arrêter devant la vitrine de Tiffany. Un régal.</p>
<p>Un roman que je conseille aux amoureux de New-York et à tous ceux qui aiment les romancières au style incisif. Même si ce n&#8217;est pas un chef d&#8217;oeuvre, il fait passer un excellent moment.</p>
<p>Je remercie Ys et <a href="http://newsbook.fr/" target="_blank">Newsbook</a> pour ce partenariat ainsi que les éditions <a href="http://www.pressesdelacite.com/site/page_accueil_site_editions_presses_de_la_cite_&amp;1.html" target="_blank">Presses de la Cité</a>.</p>
<p>Cette lecture compte pour ma 11ème participation au challenge de <a href="http://sofynet2008.canalblog.com/archives/2011/07/30/21700608.html" target="_blank">Sofynet</a> :</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/50états_50billets.gif"><img class="alignnone size-full wp-image-5205" title="50états_50billets" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/50états_50billets.gif" alt="" width="255" height="176" /></a><span style="color: #ff0000;"><strong>11/50 : New-York</strong></span></p>
<p>Ce roman consiste aussi en ma première participation au challenge d&#8217;<a href="http://desmotsetdesnotes.over-blog.com/article-premier-roman-un-defi-91713258.html" target="_blank">Anne</a> :</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/12/Defi-PR3.jpg"><img class="size-full wp-image-5872 aligncenter" title="Defi-PR3" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/12/Defi-PR3.jpg" alt="" width="226" height="150" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet&#160;&#187; de Reif Larsen</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 05:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Larsen Reif]]></category>

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		<description><![CDATA[L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet est un ambitieux roman d'apprentissage, avec des parties inégales mais dont les deux dernières rattrapent le début fastidieux. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/extravagant_voyage.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-5811" title="extravagant_voyage" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/extravagant_voyage-217x300.gif" alt="" width="217" height="300" /></a>Lors de sa parution, ce roman avait attiré mon attention, notamment grâce à l&#8217;originalité de sa mise en page. Le récit est émaillé de toute une série de notes et de dessins dans les marges, rendant la lecture vivante et attrayante, selon de nombreux avis. Ce dont je ne doutais pas, surtout chaque fois que je feuilletais le livre. Car il faut souligner le mérite du <a href="http://www.livredepoche.com/" target="_blank">Livre de poche</a> qui a réussi à rendre le caractère particulier de cette pagination dans un format qui ne s&#8217;y prêtait pas nécessairement.</p>
<p>J&#8217;étais donc ravie du choix du blogoclub dont le thème était le voyage.<br />
Le jeune Tecumseh Sansonnet est un garçonnet de 12 ans, passionné de sciences et surtout de cartographie. Il dessine tout ce qu&#8217;il peut, encouragé par le Dr Yorn, un collègue de sa mère. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il gagne le prix Baird décerné par le Smithsonian à Washington, auquel le Dr Yorn a remis un dossier avec quelques uns de ses dessins. C&#8217;est une surprise pour ce jeune homme du Montana, qui vit entre un père rancher, bourru et peu communicatif et une mère scientifique, qui ne s&#8217;occupe que de ses recherches. Depuis le décès accidentel de son frère, Layton, dont il se sent responsable, T.S. s&#8217;est encore plus replié sur lui-même et réfugié dans ses cartes. Sa sœur, Gracie,  ne lui est pas d&#8217;une grande aide non plus.<br />
N&#8217;osant pas avouer à sa mère qu&#8217;il travaillait dans son dos avec le Dr Yorn, T.S. choisit de rejoindre Washington tout seul et de traverser les États-Unis d&#8217;Ouest en Est par ses propres moyens. Mais il doit faire face à un autre problème : là-bas, tout le monde ignore son âge.</p>
<p>Je me suis trouvée face à une grande déconfiture dans les premières pages de ce roman. Je n&#8217;accrochais pas du tout au style mais pas seulement. Le personnage de T.S. me paraissait fade et la vie au ranch ne me passionnait pas. J&#8217;avais l&#8217;impression que l&#8217;histoire stagnait. Même l&#8217;idée des dessins et des notes ne me paraissait plus si bonne, d&#8217;autant plus que je trouvais que ça n&#8217;apportait rien à l&#8217;histoire. J&#8217;étais donc prête à abandonner ce livre et vous savez combien c&#8217;est rare !</p>
<p>Mais heureusement, la première partie s&#8217;est terminée et le voyage proprement dit a enfin débuté. Mon intérêt s&#8217;est un peu éveillé et le roman est devenu moins fastidieux. Au fur et à mesure, j&#8217;ai de plus en plus pris de plaisir à lire ce récit et j&#8217;ai même trouvé certaines parties passionnantes, comme l&#8217;histoire de l&#8217;arrière grand-mère, une des premières femmes scientifiques ou le club du Mégathérium. J&#8217;ai aussi apprécié découvrir la place des sciences au sein de la société américaine, que ce soit par rapport à la religion mais aussi d&#8217;un point de vue politique ou économique. L&#8217;écrivain est très critique envers l&#8217;administration Bush et cela pourrait être jubilatoire si ce qu&#8217;il dénonce n&#8217;était si triste (diminution des ressources pour la recherche, pour les musées, &#8230; )</p>
<p><em>L&#8217;extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet</em> est un ambitieux roman d&#8217;apprentissage, avec des parties inégales mais dont les deux dernières rattrapent le début fastidieux. Je suis contente de m&#8217;être accrochée.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/blogoclub.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5809" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/blogoclub.jpg" alt="" width="118" height="74" /></a>Les avis des autres lecteurs du Blogoclub sont chez <a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a>.<br />
D&#8217;autres avis : <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/07/23/lextravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-de-reif-larsen/" target="_blank">Constance93</a>, <a href="http://delivrer-des-livres.over-blog.com/article-l-extravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-de-reif-larsen-55194647.html" target="_blank">Herisson08</a>, <a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/article-l-extravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-reif-larsen-49367314.html" target="_blank">Karine:)</a>, <a href="http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2011/07/17/21550514.html" target="_blank">aproposdelivres</a>, <a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-l-extravagant-voyage-du-jeune-et-prodigieux-t-s-spivet-82223040.html" target="_blank">Keisha</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&#8217;est ma dixième participation au challenge de <a href="http://sofynet2008.canalblog.com/" target="_blank">Sofynet</a> :</p>
<p><a href="http://sofynet2008.canalblog.com/archives/2011/07/30/21700608.html"><img class="alignnone size-full wp-image-5205" title="50états_50billets" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/50%C3%A9tats_50billets.gif" alt="" width="255" height="176" /></a><strong><span style="color: #ff0000;">10/50 : Montana</span></strong> (où vivent T.S. et sa famille)</p>
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		<title>&#171;&#160;Les femmes&#160;&#187; de T.C. Boyle</title>
		<link>http://www.chaplum.com/les-femmes-de-t-c-boyle-5695</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 08:38:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Boyle T.C.]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir beaucoup aimé Loving Frank de Nancy Horan qui racontait la passion tumultueuse entre l'architecte et Mamah Borthwick, j'ai eu envie de lire ce roman que T.C. Boyle dédiait aux femmes que Frank Wright avait aimé, et pas seulement Mamah. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/les_femmes.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5698" title="les_femmes" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/les_femmes-181x300.jpg" alt="" width="181" height="300" /></a>En 1932, Tadashi Sato traverse le Wisconsin au volant de sa flamboyante Bearcat jaune en direction de Taliesin, propriété immense et sorte de communauté construite par le célèbre architecte Frank Lloyd Wright. Tadashi, lui-même étudiant en architecture, réalise son rêve de devenir l&#8217;apprenti de Wrieto-San, comme l&#8217;appellent les japonais. Mais il ignore ce qu&#8217;il va devoir affronter dans la fondation Taliesin, loin d&#8217;une école ordinaire. Entre les tâches domestiques et l&#8217;apprentissage, il découvrira que Frank Lloyd Wright mène une vie de luxe, avec les créanciers sans cesse à sa porte, mais surtout que ses moeurs suscitent le scandale à travers le pays &#8230; Quelques années plus tard, le jeune japonais, aidé de son beau-fils irlandais, décide de rendre hommage aux femmes qui ont traversé la vie de Wright.</p>
<p>Après avoir beaucoup aimé <a href="http://www.chaplum.com/loving-frank-de-nancy-horan-4117">Loving Frank</a> de Nancy Horan qui racontait la passion tumultueuse entre l&#8217;architecte et Mamah Borthwick, j&#8217;ai eu envie de lire ce roman que T.C. Boyle dédiait aux femmes que Frank Wright avait aimé, et pas seulement Mamah. J&#8217;ai donc eu envie d&#8217;approfondir le sujet, et d&#8217;en savoir plus sur cet homme passionné, au caractère ombrageux et qui n&#8217;hésitait pas à provoquer et affronter les foudres de la société bien pensante, que ce soit au nom de son art ou de ses amours.<br />
T.C. Boyle a choisi le parti pris de la biographie fictionnalisée, et n&#8217;hésite donc pas à prendre des libertés complétement assumées. Contrairement à Nancy Horan, qui avait réalisé un travail beaucoup plus journalistique et ambitieux, nous sommes ici dans un véritable roman mettant en scène des personnages qui ont existé et reprenant de véritables événements. Pour le reste, l&#8217;auteur reconnaît certaines lacunes et ce n&#8217;est pas plus mal. Car là où <em>Loving Frank</em> pouvait être parfois indigeste, <em>Les femmes</em> ne l&#8217;est jamais, malgré ses 700 pages (pour la version du Livre de poche) L&#8217;auteur n&#8217;aborde d&#8217;ailleurs pratiquement pas l&#8217;architecture de manière théorique, ce qui alourdissait considérablement <em>Loving Frank</em>.<br />
Le romancier a d&#8217;ailleurs choisi une construction et une approche pour le moins originale de son récit. Le narrateur en est un japonais qui dans les années 30 a été l&#8217;apprenti du célèbre Frank Lloyd Wright et qui évoque, en chaque début de partie, son séjour à Taliesin. Cela permet à Boyle d&#8217;insérer de nombreuses notes de bas de pages, tantôt éclairantes, tantôt drôles sur les différences entre japonais et américains. Le plus étonnant est que le narrateur choisit de raconter les aventures amoureuses de Wrieto-San à rebours, en commençant par sa dernière épouse, Olgivanna, qu&#8217;il avait rencontré alors qu&#8217;il était encore marié à Myriam. La seconde partie est consacrée à cette dernière alors que la troisième parle de Mamah Borthwick, la femme pour qui il a abandonné sa première épouse, mère de ses six enfants et pour qui il a construit Taliesin. Mais si ce choix d&#8217;aborder la vie de Wright à l&#8217;envers semble curieuse d&#8217;un premier abord, elle apparaît rapidement judicieuse et astucieuse tant le romancier maîtrise la narration.</p>
<p>J&#8217;ai beaucoup aimé ce roman, surtout les deux premières parties. J&#8217;ai vraiment adhéré aux choix de l&#8217;auteur donc je viens de parler mais aussi à son écriture, riche et fluide. Je ne pense pas m&#8217;arrêter là dans la découverte de son œuvre. Par contre, j&#8217;ai eu plus de mal avec la troisième partie, vu que je connaissais l&#8217;histoire, de par ma lecture de <em>Loving Frank</em>, et que après 500 pages de la vie de Frank Lloyd Wright, je me serais bien passée de ces redites. Mais évidemment, ce n&#8217;est pas la faute de l&#8217;auteur.</p>
<p>En discutant avec mes deux co-lectrices, je me suis aperçue qu&#8217;elles avaient eu du mal avec la deuxième partie à cause du caractère tumultueux de Myriam. Il est vrai que cette femme est particulièrement insupportable. Mais l&#8217;architecte l&#8217;est tout autant et je suis d&#8217;ailleurs surprise du parti pris de Boyle qui le rend finalement plutôt effacé par rapport <em>aux femmes</em>. Dans <em>Loving Frank</em>, son caractère apparaissait bien plus tranché et impétueux. Mais sans doute est-ce dû au fait que ce roman est dédié aux femmes que Wright a aimé et non à lui.</p>
<p>Une excellente lecture et la découverte d&#8217;un nouvel écrivain américain avec lequel je n&#8217;en resterai pas là. Je vais aller lire les avis de <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/2011/11/les-femmes-tc-boyle.html" target="_blank">Cynthia</a>, Lou, <a href="http://www.readingintherain.com/2011/10/les-femmes-t-c-boyle/" target="_blank">Nina</a>, <a href="http://lesquotidiennesdeval.over-blog.com/article-franck-lloyd-wright-et-ses-femmes-86458755.html" target="_blank">Valou</a> et de <a href="http://unmomentpourlire.blogspot.com/2011/11/women-les-femmes-de-tc-boyle.html" target="_blank">Zarline</a> avec qui je faisais une lecture commune.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg"><img class="size-full wp-image-4657 aligncenter" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg" alt="" width="216" height="162" /></a></p>
<p>Ce roman me permet en outre de faire une nouvelle étape dans le challenge de <a href="http://sofynet2008.canalblog.com/" target="_blank">Sofynet</a> :</p>
<p><a href="http://sofynet2008.canalblog.com/archives/2011/07/30/21700608.html"><img class="alignleft size-full wp-image-5205" title="50états_50billets" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/50%C3%A9tats_50billets.gif" alt="" width="255" height="176" /></a><strong><span style="color: #ff0000;">9/50 : Wisconsin</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;Aurora, Kentucky&#160;&#187; de Carolyn D. Wall</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Sep 2011 19:52:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Wall Carolyn D.]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand Bibliofolie a proposé ce partenariat, je n'ai pas hésité un seul instant car j'avais déjà repéré ce roman depuis longtemps. J'ai ainsi eu la chance de découvrir un très beau récit sur l'Amérique profonde, avec des personnages forts, âpres et un contexte historique puissant. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/aurora_kentucky.jpg"><img class="size-medium wp-image-5296 alignleft" title="aurora_kentucky" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/aurora_kentucky-181x300.jpg" alt="" width="181" height="300" /></a></p>
<p>En ce rude hiver 1938, Olivia n&#8217;a pas la vie facile. Pauvre, elle doit s&#8217;occuper de sa mère, à moitié folle et qu&#8217;elle déteste. Vu qu&#8217;elle n&#8217;a jamais été désirée et qu&#8217;Ida lui a toujours fait sentir, Olivia n&#8217;a jamais reçu d&#8217;amour de sa part. Mais surtout, elle lui en veut d&#8217;être revenue chez eux alors qu&#8217;elle avait 8 ans et de s&#8217;être immiscée entre elle et son père. Olivia est aussi chargée de son petit-fils William, que sa fille Pauline lui a laissé à sa naissance. Âgé de 9 ans, il aide sa grand-mère à l&#8217;épicerie familiale et participe aux tâches ménagères.<br />
Quand des loups commencent à être tués sur leurs terres, avec chaque fois une de leur oreille coupée en guise de message, Olivia comprend qu&#8217;on leur en veut. Et dans le Kentucky pauvre et raciste des années 30, des vieux secrets sont enfouis depuis trop longtemps et il est temps pour Olivia de comprendre ce qui s&#8217;est passé le jour où elle et son père ont eu un accident de voiture qui l&#8217;a laissée seule sans ce père qu&#8217;elle aimait tant.</p>
<p>Quand <a href="http://www.bibliofolie.com/" target="_blank">Bibliofolie</a> a proposé ce partenariat, je n&#8217;ai pas hésité un seul instant car j&#8217;avais déjà repéré ce roman depuis longtemps. J&#8217;ai ainsi eu la chance de découvrir un très beau récit sur l&#8217;Amérique profonde, avec des personnages forts, âpres et un contexte historique puissant. En commençant ce livre, on est plongé dans l&#8217;enfance d&#8217;Olivia, dure mais heureuse, du moins jusqu&#8217;à ce que Ida revienne de l&#8217;hôpital où elle soigne sa dépression et sa folie dans lesquelles sa grossesse l&#8217;a plongée. J&#8217;avais un peu l&#8217;impression d&#8217;entendre &laquo;&nbsp;la voix&nbsp;&raquo; de Scout, l&#8217;héroïne de <em>Ne tirez pas sur l&#8217;oiseau moqueur</em>. Mais rapidement, on se retrouve à nouveau en 1938, et on sent que Olivia et les siens doivent faire face à un danger, dont on ignore tout. C&#8217;est là que peut-être certains trouveront que le récit tire en longueur. Car pendant près de trois cent pages, la petite vie de Aurora se déroule, Olivia recherche qui tire sur les loups mais rien ne se profile vraiment à l&#8217;horizon. De même, le racisme est présent, et le lecteur se dit que bien que le Kentucky ne soit pas réputé pour sa tolérance et malgré l&#8217;immense pauvreté, la ville de Aurora semble relativement épargnée de ce côté-là. Olivia a pour meilleure amie Love Alice, une charmante jeune fille noire. Et même si les noirs ne sont pas servis aux mêmes comptoirs que les blancs, si ils ne se mettent pas au même endroit au cimetière et si ils ne se mélangent pas lors des festivités, tout semble relativement tranquille. Certains indices nous sont fournis mais ils nous font nous poser plus de questions que nous apporter des réponses, nous faisant tourner les pages avidement.<br />
Arrivent alors les 100 dernières pages où tout s&#8217;emballe. On apprend les secrets, qui en veut à la famille d&#8217;Olivia et surtout que le racisme est bien présent mais que beaucoup le cachent. Pourquoi ?<br />
Je regrette ce déséquilibre dans la répartition de la tension dans le roman qui pourrait en gêner certains.</p>
<p>Mais que cela ne doit pas les détourner de cet excellent roman, qui en plus de dépeindre une certaine Amérique à une période donnée, nous offre une magnifique brochette de personnages. Particulièrement Olivia, cette femme froide et dure mais à laquelle on s&#8217;attache et qui s&#8217;humanise au contact de son petit fils, de ses amis noirs ou de Wing, son amour de jeunesse. Les méchants sont de vrais méchants, mais on ne le découvre pas tout de suite. Peu à peu, leurs méfaits dévoilent toute l&#8217;horreur de leurs actions.<br />
L&#8217;écriture lente et hachée convient bien à ce roman sombre et âpre mais aussi à la personnalité de Olivia. La fin, digne d&#8217;un film américain, redonne espoir en cette société jusque là corrompue.</p>
<p>Je remercie <a href="http://www.bibliofolie.com/" target="_blank">Bibliofolie</a> et Jérôme des <a href="http://www.lecerclepoints.com/" target="_blank">éditions Points</a>.</p>
<p><a href="http://sofynet2008.canalblog.com/archives/2011/07/30/21700608.html"><img class="alignnone size-full wp-image-5205" title="50états_50billets" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/50états_50billets.gif" alt="" width="255" height="176" /></a><span style="color: #ff0000;"><strong>3/50 : Kentucky</strong></span></p>
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		<title>&#171;&#160;Autant en emporte le vent&#160;&#187; de Margaret Mitchell</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Sep 2011 04:12:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Mitchell Margaret]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici sans doute un des romans qui aura souffert du plus grand nombre d'a priori de ma part et ce depuis ma plus tendre enfance. Livre et film fétiche de ma mère, j'en ai rapidement fait un total rejet à un point tel que j'ai toujours refusé de le lire et que je l'ai toujours ouvertement critiqué, comme seuls les enfants et les adolescents peuvent le faire face aux goûts parentaux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/01/autant_emporte_vent1.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-4196" title="autant_emporte_vent" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/01/autant_emporte_vent1-180x300.gif" alt="" width="180" height="300" /></a> <a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/autant_emporte_vent_2.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-5145" title="autant_emporte_vent_2" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/autant_emporte_vent_2-185x300.gif" alt="" width="185" height="300" /></a> <a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/autant_emporte_vent_3.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-5210" title="autant_emporte_vent_3" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/autant_emporte_vent_3-183x300.gif" alt="" width="183" height="300" /></a></p>
<p>Voici sans doute un des romans qui aura souffert du plus grand nombre d&#8217;a priori de ma part et ce depuis ma plus tendre enfance. Livre et film fétiche de ma mère, j&#8217;en ai rapidement fait un total rejet à un point tel que j&#8217;ai toujours refusé de le lire et que je l&#8217;ai toujours ouvertement critiqué, comme seuls les enfants et les adolescents peuvent le faire face aux goûts parentaux. Étrange de ma part car j&#8217;ai souvent suivi les conseils maternels en matière de lecture (enfin jusqu&#8217;à un certain âge) mais je crois que c&#8217;est la vision (partielle) d&#8217;un film horriblement long qui a eu raison de mon envie. Mais ce qui est (encore plus) curieux, c&#8217;est que j&#8217;ai continué à le rejeter pendant des années.</p>
<p>Il faut dire que je ne retiens du films que certains passages clés (après lecture, je me rends compte qu&#8217;ils sont vraiment éparpillés mais surtout au début et à la fin, je n&#8217;ai aucun souvenir du milieu) qui m&#8217;ont donné une fausse image de l&#8217;histoire : celle d&#8217;une bluette. Il y a bien une histoire d&#8217;amour, mais plutôt tempétueuse. On est loin d&#8217;un roman fleur bleue et léger. C&#8217;est là que je m&#8217;étais complètement fourvoyée !</p>
<p>Les O&#8217;Hara possède Tara, une florissante plantation en Géorgie. Scarlett, leur fille ainée est la plus courtisée du comté et en profite largement. Elle aime mener les hommes par le bout du nez, et du haut de ses seize ans, ne pense qu&#8217;à flirter et porter de belles toilettes. Mais voilà, elle est amoureuse d&#8217;Ashley Wilkes et lors d&#8217;un pique-nique, elle apprend qu&#8217;il va épouser sa cousine Mélanie. Scarlett, en rage, lui fait avouer que c&#8217;est elle qu&#8217;il aime mais qu&#8217;il épousera quand même Mélanie. C&#8217;est alors qu&#8217;elle remarque que Rhett Butler, un mondain peu recommandable a assisté à toute la scène, et se moque d&#8217;elle. Elle enrage d&#8217;autant plus qu&#8217;elle se sent humiliée. Sur un coup de tête et par vengeance, elle accepte d&#8217;épouser Charles, le frère de Mélanie.<br />
Mais la guerre entre les Sudistes et les Yankees éclate. Scarlett, rapidement veuve et enceinte, part vivre à Atlanta avec Mélanie et Tante Pitty, dans son nouveau foyer. Comme si cela ne suffisait pas, elle a promis à Ashley de veiller sur Mélanie, qu&#8217;elle déteste. Mais armée d&#8217;une force sans égale, elle va aider ses proches à surmonter cette épreuve mais aussi elle va tout faire pour sauver Tara, sa terre à laquelle elle sera toujours attachée &#8230;</p>
<blockquote><p>-[...] Et j&#8217;aimerais bien que vous cessiez de m&#8217;en rabattre les oreilles! Je ne veux pas de Tara ni d&#8217;une autre plantation. Avoir une plantation ne compte pas quand &#8230;<br />
Elle allait dire : &laquo;&nbsp;Quand on n&#8217;a pas l&#8217;homme qu&#8217;on veut&nbsp;&raquo;, mais Gérald, indigné par la façon cavalière dont elle avait traité l&#8217;offre de Tara, qui était ce qu&#8217;il aimait le mieux au monde après Ellen, étouffa un rugissement.<br />
- Dites donc, Scarlett O&#8217;Hara, vous n&#8217;allez pas me raconter que cette terre de Tara ne compte pas ! [...] La terre est la seule chose au monde qui dure. Tâche de ne pas l&#8217;oublier ! C&#8217;est la seule chose qui vaille la peine qu&#8217;on travaille pour elle, qu&#8217;on se batte &#8230; ou qu&#8217;on meure !</p></blockquote>
<p>Et la suite donnera raison à Gérald, le père de Scarlett. Car elle fera tout pour sauver sa terre, pour la retrouver, ne pas la perdre et la faire revivre. Elle se souviendra de ces paroles qui détermineront son destin. Toutes les actions que Scarlett entreprendra pendant la guerre et après seront poussées par sa crainte d&#8217;avoir faim et son besoin de gagner de l&#8217;argent pour manger, protéger les siens et garder Tara. La guerre transformera la jeune fille écervelée en une femme avide de pouvoir et d&#8217;argent. Forte, elle ne se laisse pas abattre et prend des décisions qui lui vaudront de connaître la désapprobation de la bonne société d&#8217;Atlanta. Mais Scarlett n&#8217;en a cure. Elle ne pense qu&#8217;à ses intérêts et à ceux des siens. Toujours amoureuse d&#8217;Ashley, elle prend soin de Mélanie, qui lui voue une amitié indéfectible.</p>
<p><em>Autant en emporte le vent</em>, c&#8217;est aussi une magnifique fresque historique. Je connaissais très peu de choses sur la guerre de Sécession. Cela se limitait à l&#8217;opposition Nord &#8211; Sud. Le Sud, les plantations et l&#8217;esclavagisme. Le Nord qui y était opposé. Bref, très peu de choses. L&#8217;avant-propos nous annonce rapidement la couleur. Margaret Mitchell fut élevée dans une famille sudiste, passionnée par la guerre civile mais elle eut un grand choc, à 10 ans, quand elle a compris que le Sud n&#8217;avait pas gagné la guerre. On comprend donc que si ce roman essaie d&#8217;être le plus objectif possible, il ne présente pas souvent les Yankees sous leur plus beau jour. Il n&#8217;empêche qu&#8217;on sent que la romancière maîtrise parfaitement son sujet. Le conflit n&#8217;est pas qu&#8217;un contexte mais fait partie intégrante du récit. Et ça a été sans doute une de mes plus grandes surprises. On se retrouve plongé dans la vie des civils qui doivent affronter une guerre difficile, qui les met face à de nombreuses privations, pillages mais aussi à la destruction de leurs villes, au viol, au massacre et j&#8217;en passe. On est donc loin du roman glamour que j&#8217;imaginais mais plongé dans un véritable roman historique, documenté, objectif et qui m&#8217;en a appris beaucoup sur l&#8217;histoire des États-Unis.</p>
<p>Et l&#8217;amour dans tout ça ? Et Rhett ? Parce que bon, <em>Autant en emporte le vent</em>, c&#8217;est quand même une des plus grandes histoires d&#8217;amour de tous les temps, non ? Là aussi, le roman m&#8217;a un peu désarçonnée. Car peut-on parler d&#8217;amour dans cette relation? D&#8217;amour vache certainement. Il faut dire que nous sommes face à deux caractères de cochon, deux personnages au tempérament bien trempé. Rare sont les héros aussi fiers, aussi impétueux, à la colère aussi vive mais aussi à la détermination aussi farouche que Rhett et Scarlett. Deux fortes têtes si semblables qu&#8217;ils ne pourront jamais fléchir l&#8217;un en face de l&#8217;autre, du moins pas en même temps ni de manière franche. Quel beau gâchis !<br />
Scarlett, aveuglée par des sentiments d&#8217;adolescente pour Ashley, ne comprend pas l&#8217;amour que lui porte Rhett mais ne voit en lui qu&#8217;un être méprisable, toujours à lui jouer de vilains tours. Il faut dire que si la jeune femme excelle dans les affaires, on ne peut pas en dire de même en ce qui concerne la psychologie humaine et la compréhension des comportements sociaux. Elle est bien souvent victime de mauvaises interprétations du à son caractère enflammé. De son côté, Rhett, de peur de se ridiculiser devant celle qu&#8217;il aime, fait tout ce qui est en son pouvoir pour lui venir en aide, de loin ou de près, sans jamais montrer de manière trop claire ses sentiments. Mais si le lecteur n&#8217;est pas dupe. Tout au long des plus de 1500 pages que compte ce roman, nous assistons ainsi impuissant au manège de ces deux têtes de mule qu&#8217;on a envie de secouer. Car même marié, ils continuent leur jeu.</p>
<p>Je dois reconnaître avoir rarement rencontré des personnages aussi bien campés dans la littérature. Même si bien souvent, j&#8217;ai eu envie de mettre des claques à Scarlett, avec ses &laquo;&nbsp;Turlututu&nbsp;&raquo; et ses &laquo;&nbsp;J&#8217;y penserai plus tard&nbsp;&raquo;. Margaret Mitchell a créé une femme d&#8217;une force extraordinaire, qui fait fi des conventions, se moque des cancans et travaille comme un homme, au mépris de ce que l&#8217;époque admet. Cependant, elle paiera cher cette force et cette volonté sans commune mesure. J&#8217;ai admiré ce côté de la personnalité de Scarlett, car j&#8217;aime les femmes non conventionnelles qui s&#8217;imposent. Mais le reste de sa personnalité m&#8217;a tellement horripilée. Son côté garce, notamment avec les hommes, avec sa sœur ou même avec Mélanie. Le fait qu&#8217;elle soit si aveugle à ce qui se passe dans son propre cœur, qu&#8217;elle soit complètement égocentrique et superficielle. Et Rhett, ah Rhett &#8230; Quel homme ! Difficile d&#8217;imaginer qu&#8217;elle puisse préférer le fade Ashley ! Il lui en faudra beaucoup pour se rendre compte &#8230;</p>
<p>Bon, je m&#8217;arrête là. Dire que j&#8217;aurai attendu si longtemps pour lire ce chef d&#8217;œuvre ! Je ne passe pas loin du coup de cœur. Mais il manque un petit quelque chose, peut-être le milieu, qui m&#8217;a un peu moins plu ? Pourtant tout y est : une magnifique écriture, des personnages hors du commun, aussi bien les principaux que les secondaires, dont je n&#8217;ai pas eu le temps de parler, un contexte historique riche et édifiant et une histoire d&#8217;amour loin des schémas traditionnels. Lisez-le si ce n&#8217;est déjà fait ! Quant à moi, il me reste à (re)voir le film !</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg"><img class="size-full wp-image-4657 aligncenter" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg" alt="" width="216" height="162" /></a></p>
<p>J&#8217;avais lancé l&#8217;idée d&#8217;une lecture commune il y a quelques mois pour me donner du courage. Allons voir qui a relevé le défi (j&#8217;actualiserai les liens au fur et à mesure) : Shopgirl, <a href="http://mondedemara.canalblog.com/archives/2011/09/02/21916677.html" target="_blank">Mara</a>, <a href="http://perduedansleslivres.blogspot.com/2011/09/autant-en-emporte-le-vent-margaret.html" target="_blank">Virginie</a>, <a href="http://lillyetseslivres.canalblog.com/archives/2011/09/03/21927373.html" target="_blank">Lilly</a>, Constance, Myrddin, <a href="http://tranchesdelivres.blogspot.com/2011/09/autant-en-emporte-le-vent-margaret.html" target="_blank">Vilvirt</a>, Axl, <a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/article-12545185.html" target="_blank">Karine:)</a>, abeille, Christine, Ellcrys, <a href="http://liratouva2.blogspot.com/2011/09/scarlett-et-moi-plus-rhett-et-autant-en.html" target="_blank">Mango</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://sofynet2008.canalblog.com/archives/2011/07/30/21700608.html"><img class="alignnone size-full wp-image-5205" title="50états_50billets" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/50états_50billets.gif" alt="" width="255" height="176" /></a><span style="color: #ff0000;">2/50 : Géorgie</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Bref avis sur quelques nouvelles</title>
		<link>http://www.chaplum.com/bref-avis-sur-quelques-nouvelles-4999</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Aug 2011 19:35:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature asiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Allen Woody]]></category>
		<category><![CDATA[Xiaolong Qiu]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon avis sur La bonne fortune de Monsieur Ma de Qiu Xiaolong et sur Dentiste mystérieux à Manhattan et autres nouvelles de Woody Allen. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/06/monsieur_ma.gif"><img class="size-medium wp-image-5004 aligncenter" title="monsieur_ma" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/06/monsieur_ma-197x300.gif" alt="" width="197" height="300" /></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">La bonne fortune de Monsieur Ma de Qiu Xiaolong</span></p>
<p>Monsieur Ma et sa femme ont une librairie dans le petit village de Poussière Rouge. Ils sont fortement appréciés du reste de la communauté, c&#8217;est pourquoi tout le monde est étonné lorsque Monsieur Ma est jeté en prison et condamné à trente ans de réclusion pour activités contre-révolutionnaires. Nous sommes en 1962. Mao est en pleine lutte contre les intellectuels et il a dit : &laquo;&nbsp;C&#8217;est une invention bien connue de conspirer contre le Parti avec des romans&nbsp;&raquo;.  A sa sortie, vingt ans plus tard, Monsieur Ma décide d&#8217;ouvrir un nouveau commerce, une herboristerie et non plus une librairie, source de ses ennuis. Mais la littérature n&#8217;a-t-elle vraiment rien à y voir ?</p>
<p>J&#8217;ai <em>Mort d&#8217;une héroïne rouge</em> de cette écrivain dans ma PAL. Je ne pense pas qu&#8217;il restera encore longtemps dans la pile car il me fait de plus en plus envie. Mais quand j&#8217;avais vu ce court texte, le thème m&#8217;a interpellé et je me le suis procuré. Une nouvelle vite lue, représentative des injustices et des arrestations arbitraires lors de la révolution culturelle en Chine mais dont la chute possède une petite note sarcastique et porteuse d&#8217;espoir. Un auteur avec lequel je n&#8217;en ai pas fini.</p>
<p>D&#8217;autres avis : <a href="http://cecile.ch-baudry.com/2011/04/02/la-bonne-fortune-de-monsieur-ma-de-qiu-xiaolong/" target="_blank">Cecile&#8217;s blog</a>,</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/06/dentiste_mystérieux.gif"><img class="size-medium wp-image-5005 aligncenter" title="dentiste_mystérieux" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/06/dentiste_mystérieux-191x300.gif" alt="" width="191" height="300" /></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Dentiste mystérieux à Manhattan et autres nouvelles de Woody Allen</span></p>
<p>Des morts qui se succèdent sans cause apparente de décès, un flic qui ne veut dessiner un portrait robot qu&#8217;en présence du coupable, un écrivain qui accepte d&#8217;écrire des prières à mettre en vente sur ebay, Mickey interrogé au procès Disney ou encore les grands philosophes revisités à la sauce alimentaire, voici le genre de sujets hilarants et décalés que vous pourrez trouver, entre autres, dans ce recueil de nouvelles écrites par le cinéaste Woody Allen.</p>
<p>J&#8217;aime regarder les films de Woody Allen, qui donne la part belle à une des villes que j&#8217;aime le plus au monde : New York. Dans ces nouvelles, on retrouve le côté bavard, décalé et déjanté que l&#8217;on peut voir dans ses films mais où l&#8217;auteur peut pousser la farce encore plus loin. Car ce que les images ne permettent pas toujours, l&#8217;écrit oui. Par contre, je déconseille la lecture de certains de ces textes dans un bus bondé ou bruyant, car la concentration peut être parfois nécessaire. Woody Allen est un homme brillant et érudit, et ses nouvelles le prouvent une fois encore.</p>
<p>Merci à <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/" target="_blank">Kathel</a> <img src='http://www.chaplum.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>D&#8217;autres avis : <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-woody-allen-dentiste-mysterieux-a-manhattan--39845022.html" target="_blank">Kathel</a>,</p>
<p>Ce deuxième livre entre aussi dans le challenge deux euros de <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/" target="_blank">Cynthia</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://indexcontesdefaits.blogspot.com/2009/10/challenge-2.html"><img class="size-full wp-image-4151 aligncenter" title="CHALLENGE 2 EUROS" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/CHALLENGE-2-EUROS.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;Le meurtre&#160;&#187; de John Steinbeck</title>
		<link>http://www.chaplum.com/le-meurtre-de-john-steinbeck-5187</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Aug 2011 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Steinbeck John]]></category>

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		<description><![CDATA[John Steinbeck est un romancier américain prolifique. D'obédience marxiste, il est considéré comme un écrivain social et a reçu le prix Nobel de la littérature en 1962 pour couronner l'ensemble de son œuvre. Ce livre rassemble quatre nouvelles issues du recueil La grande vallée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/le_meurtre.gif"><img class="size-medium wp-image-5190 aligncenter" title="le_meurtre" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/le_meurtre-182x300.gif" alt="" width="182" height="300" /></a></p>
<p>John Steinbeck est un romancier américain prolifique. D&#8217;obédience marxiste, il est considéré comme un écrivain social et a reçu le prix Nobel de la littérature en 1962 pour couronner l&#8217;ensemble de son œuvre.<br />
Jusqu&#8217;ici, j&#8217;ai été séduite à plusieurs reprises par son style, notamment dans <em>A l&#8217;est d&#8217;Eden</em> ou dans <em>Une saison amère</em>.</p>
<p>Ce livre rassemble quatre nouvelles issues du recueil <em>La grande vallée</em>. Je ne suis pas friande de ce format et cela s&#8217;est à nouveau vérifié. Car autant j&#8217;ai aimé chaque roman que j&#8217;ai lu de Steinbeck, autant ces nouvelles m&#8217;ont un peu déstabilisée.</p>
<p>Ces histoires se déroulent dans les alentours de Monterrey, région que j&#8217;ai visité il y a deux mois. J&#8217;ai donc fortement apprécié cette plongée dans des paysages connus. Par contre, j&#8217;ai été moins séduite par les histoires proprement dites. L&#8217;écriture n&#8217;est pas en cause, le style de Steinbeck reste toujours de qualité même sur de courts textes. Mais je n&#8217;adhère pas à ce format, dans lequel j&#8217;ai l&#8217;impression que l&#8217;histoire ne réussit pas à se développer et j&#8217;en suis souvent frustrée. Ça a été le cas ici.</p>
<p>John Steinbeck nous peint le portrait d&#8217;hommes dominés par les femmes ou qui, à un moment de leur vie, se retrouvent impressionnés par l&#8217;une d&#8217;elle.<br />
Dans <strong>Le Harnais</strong>, Peter Randall, un fermier de grande taille, obéit à tout ce que lui demande sa femme. Même morte, elle continue à lui imposer ses volontés.<br />
<strong>Le meurtre</strong> met en scène un mari qui s&#8217;aperçoit que sa femme n&#8217;est pas si dénuée de passion qu&#8217;il ne le pensait.<br />
<strong>Le serpent</strong> voit un jeune chercheur hypnotisé par la détermination d&#8217;une femme qui veut à tout prix lui acheter un serpent.<br />
Dans <strong>Fuite</strong>, l&#8217;ainé d&#8217;une veuve, dont la fainéantise est le principal trait de caractère, devient un homme.</p>
<p>Dans l&#8217;univers de Steinbeck, les hommes ne sont pas dépeints sous leur meilleur jour. Ils gouvernent un monde rude, sont rustres et peu recommandables. Dans chaque nouvelle ils font face à une femme forte, qui doit vivre dans ce monde ingrat et s&#8217;imposer à eux.</p>
<p>Je ne suis pas sûre que ces histoires soient une bonne introduction à l&#8217;univers de John Steinbeck car elles ne reflètent pas, selon moi, la qualité des romans, qui sont indéniablement supérieurs.</p>
<p>J&#8217;ai lu ce recueil à l&#8217;occasion d&#8217;une lecture commune avec <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/" target="_blank">Cynthia</a> et <a href="http://www.canelkiwi.com/" target="_blank">Canel</a>.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg"><img class="size-full wp-image-4657 aligncenter" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg" alt="" width="216" height="162" /></a></p>
<p>Cette lecture entre aussi dans le challenge 2 euros de <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/" target="_blank">Cynthia</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://indexcontesdefaits.blogspot.com/2009/10/challenge-2.html"><img class="size-full wp-image-4151 aligncenter" title="CHALLENGE 2 EUROS" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/CHALLENGE-2-EUROS.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;La couleur des sentiments&#160;&#187; de Kathryn Stockett</title>
		<link>http://www.chaplum.com/la-couleur-des-sentiments-de-kathryn-stockett-5077</link>
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		<pubDate>Sat, 30 Jul 2011 06:21:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Stockett Kathryn]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec ce roman, Kathryn Stockett nous plonge dans le Mississippi des années 60, encore très marqué par le racisme et la ségrégation.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/couleur_sentiments.jpg"><img class="size-medium wp-image-5083 aligncenter" title="couleur_sentiments" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/couleur_sentiments-193x300.jpg" alt="" width="193" height="300" /></a></p>
<p>Avec ce roman, Kathryn Stockett nous plonge dans le Mississippi des années 60, encore très marqué par le racisme et la ségrégation. Miss Hilly, la plus populaire des dames de la ville est aussi une des plus virulentes dans son plaidoyer pour une stricte séparation entre les blancs et noirs, allant jusqu&#8217;à exiger la promulgation d&#8217;un texte en faveur de toilettes séparées pour les domestiques dans le but d&#8217;éviter les maladies. Son amie, Skeeter, s&#8217;offusque de ses positions et de la passivité des autres femmes de la ville. Mais à Jackson, il ne fait pas bon montrer des signes d&#8217;opposition aux lois raciales sous peine d&#8217;exclusion de la société. Malgré tout, Skeeter, encouragée par une éditrice new-yorkaise et par son désir de découvrir le mystère qui entoure la disparition de Constantine, qui l&#8217;a élevée et à qui elle était très attachée, décide d&#8217;écrire un livre sur la condition des noires qui sont au service des blanches mais surtout de leur donner la parole.<br />
Bien sûr, elle ne peut le faire à découvert. Elle réussit à convaincre Aibileen, qui travaille chez son amie Elizabeth, et Minny, la bonne qui a réussit à se mettre Miss Hilly à dos à cause de son franc parler mais dont le grand cœur est légendaire, de l&#8217;aider dans son entreprise.</p>
<p>Dès les premières pages, j&#8217;ai été séduite par l&#8217;écriture fluide et colorée de Kathryn Stockett mais surtout par les personnages. La romancière brosse toute une galerie de femmes, hautes en couleurs, pleines de courage pour nombre d&#8217;entre elles et qui émeuvent le lecteur par leurs parcours.<br />
J&#8217;aime ces romans américains qui font voyager, font découvrir une région, une époque, une réalité historique tout en permettant une réelle évasion. Je comprends que certains aient pu reprocher le manque de profondeur ou de réalisme du récit mais c&#8217;est justement la légèreté que l&#8217;écrivain insère au sein de d&#8217;une vérité peu reluisante qui me plaît dans un roman. Sinon, je lirai un récit historique. J&#8217;ai besoin d&#8217;évasion et la littérature me l&#8217;apporte. Mais j&#8217;aime aussi apprendre des choses. Pour moi ce roman possède toutes ces qualités. Kathryn Stockett a puisé dans sa propre histoire familiale pour écrire ce récit. Elle a elle-même été élevée par une nourrice noire et elle souhaite lui rendre hommage, à titre posthume, via ce roman. Elle connaît donc bien son sujet, même si elle l&#8217;adoucit par des détails improbables, que certains trouveront comiques, d&#8217;autres scabreux. Moi, j&#8217;adhère. Surtout, que ce récit véhicule beaucoup d&#8217;émotions : le lecteur s&#8217;indigne de l&#8217;attitude des blancs, tremble pour Aibileen et Minny, rit des anecdotes, s&#8217;émeut des injustices et a parfois envie de verser une larme.</p>
<p>Le seul bémol que j&#8217;ai à émettre (mais c&#8217;est un peu chicaner car cela ne m&#8217;a pas gêné) concerne le côté manichéen des personnages, soit très méchants, soit gentils. On peut évidemment se dire que pas mal des femmes se taisent par peur, mais se révèlent en fait plutôt en faveur des noirs. Mais le silence peut aussi être néfaste.<br />
Surtout que l&#8217;exclusion exercée par la bonne société se fait aussi bien à l&#8217;encontre des noirs que des pauvres ou que de toute autre personne désignée par les personnes influentes.</p>
<p>Un roman que j&#8217;ai beaucoup aimé, même si ce n&#8217;est pas un coup de cœur. D&#8217;autant plus qu&#8217;il se déroule dans une région que j&#8217;aimerais visiter et sur un thème qui m&#8217;intéresse. Une lecture en phase avec celle de <em>Autant en emporte le vent</em>, que je fais aussi en ce moment.</p>
<p>J&#8217;ai lu ce roman à l&#8217;occasion d&#8217;une lecture commune avec <a href="http://vallit.canalblog.com/archives/2011/07/21/21634991.html" target="_blank">Valérie</a>, <a href="http://croqlivres.canalblog.com/archives/2011/07/21/21463989.html" target="_blank">Miss Alfie</a>, <a href="http://liratouva2.blogspot.com/2011/07/la-couleur-des-sentiments-de-kathryn.html" target="_blank">Mango</a>,<a href="http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2011/08/02/la-couleur-des-sentiments-kathryn-stockett/" target="_blank">George</a> et <a href="http://bookophiles.wordpress.com/2011/08/04/kathryn-stockett-la-couleur-des-sentiments/" target="_blank">Del</a>. Ce billet devait être publié le 21 juillet mais je n&#8217;ai pas pu être au rendez-vous. Encore toutes mes excuses !</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg"><img class="size-full wp-image-4657 aligncenter" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg" alt="" width="216" height="162" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;Chroniques de San Francisco&#160;&#187; de Armistead Maupin</title>
		<link>http://www.chaplum.com/chroniques-de-san-francisco-de-armistead-maupin-5049</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Jul 2011 06:51:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Maupin Armistead]]></category>

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		<description><![CDATA[J'ai lu les six tomes des Chroniques de San Francisco il y a plus de dix ans, et je les avais dévorés lors de trajets de train que j'effectuais pour un job d'étudiante. J'en gardais un bon souvenir mais imprécis. Donc j'ai profité de recevoir en cadeau le tome 7 de la part de Niki et de mon voyage à Frisco pour mettre ce premier volume dans ma valise.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai lu les six tomes des <em>Chroniques de San Francisco</em> il y a plus de dix ans, et je les avais dévorés lors de trajets de train que j&#8217;effectuais pour un job d&#8217;étudiante. J&#8217;en gardais un bon souvenir mais imprécis. Donc j&#8217;ai profité de recevoir en cadeau le tome 7 de la part de Niki et de mon voyage à Frisco pour mettre ce premier volume dans ma valise.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/ChroniquesDeSanFrancisco.jpg"><img class="size-medium wp-image-5054 aligncenter" title="ChroniquesDeSanFrancisco" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/ChroniquesDeSanFrancisco-185x300.jpg" alt="" width="185" height="300" /></a></p>
<p>La jeune Mary-Ann Singleton a quitté Cleveland et ses parents pour San Francisco, en pleine folie des années 70. Hébergée par une amie fêtarde et sexuellement libre, Mary-Ann ne se sent pas complètement en phase avec la vie remuante de sa co-locataire. Elle décide de se trouver un job rapidement et un appartement. C&#8217;est ainsi qu&#8217;elle s&#8217;installe au 28 Barbary Lane, chez Madame Madrigal. Femme excentrique, celle-ci lui souhaite la bienvenue en collant un joint sur sa porte.<br />
Mary-Ann fait la connaissance de ses voisins, tous attachants : Mona, jeune femme dynamique qui partage son logement avec Michael, un homosexuel volage. Brian, le séducteur, vient compléter le tableau de cette communauté hors du commun.<br />
Mais il faut aussi ajouter Edgar le patron de Mary-Ann, sa fille De-De et son mari Beauchamp. Ces trois-là se retrouvent avoir de nombreuses connections avec les locataires du 28 Barbary Lane &#8230;</p>
<p>J&#8217;ai commencé ce roman dans l&#8217;avion qui m&#8217;emmenait en Californie. Lecture facile et plaisante, idéale pour les longs trajets. Je me suis à nouveau replongée avec facilité dans les aventures de cette bande de joyeux lurons dans le San Francisco des années 70, ville en pleine effervescence sexuelle. Je me souvenais de certaines choses, d&#8217;autres m&#8217;étaient complètement sorties de la mémoire. Ainsi, si les secrets de Madame Madrigal étaient encore présents dans ma tête, je dois avouer que je ne me souvenais plus des personnages d&#8217;Edgar, Beauchamp et De-De.<br />
En plus, je dois dire que lire ces chroniques dans la ville même où elles se déroulent procure une sensation bizarre. Reconnaître les endroits décrits ou pouvoir imaginer les personnages dans ces lieux donnent une nouvelle dimension à la lecture. Dommage que je n&#8217;ai pas eu l&#8217;occasion de rester plus longtemps à San Francisco ou de chercher Barbary Lane.</p>
<p>Ce tome sert surtout de mise en place des personnages et, au début, j&#8217;ai ressenti une sorte de déception, me disant que, finalement, le contenu était assez creux. Mais dans la deuxième partie, l&#8217;intrigue s&#8217;épaissit, même si on est loin d&#8217;un roman de contenu mais plutôt dans le cadre du divertissement, bourré d&#8217;humour mais surtout plein de tolérance et d&#8217;humanité. Et là, je me suis souvenue qu&#8217;à la première lecture, ce premier opus ne m&#8217;avait totalement convaincue non plus et que je n&#8217;étais vraiment devenue accro qu&#8217;à partir du deuxième volume, quand on s&#8217;est bien attachés aux personnages et que leurs histoires sont en place.</p>
<p>Une relecture qui se fait sous un nouvel éclairage et j&#8217;ai bien l&#8217;intention de continuer avec les autres tomes !</p>
<p>Les avis de <a href="http://sheherazade2000.canalblog.com/archives/2011/03/04/20545251.html" target="_blank">Niki</a>, <a href="http://histoire-de-lectures.over-blog.com/article-35189707.html" target="_blank">Tiphanya</a>, <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2010/11/22/chroniques-de-san-francisco-de-armistead-maupin/" target="_blank">Constance93</a>, <a href="http://motamots.canalblog.com/archives/2009/05/15/13862427.html" target="_blank">Alex</a>, <a href="http://livresetval.blogspot.com/2006/08/les-chroniques-de-san-francisco-tome-1.html" target="_blank">Valeriane</a>, <a href="http://chez-neph.over-blog.com/article-28191198.html" target="_blank">Neph</a>, <a href="http://carnets-de-lecture.over-blog.com/article-28833813.html" target="_blank">Pimprenelle</a>, <a href="http://aufildeslivres.over-blog.com/article-29934509.html" target="_blank">LN</a>, <a href="http://milleetunepages.canalblog.com/archives/2009/04/25/13503629.html" target="_blank">Stephie</a>, <a href="http://facetiesdelucie.canalblog.com/archives/2009/10/10/15377447.html" target="_blank">Lucie</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/San-Fancisco_1.jpg"><img class="size-medium wp-image-5059 aligncenter" title="San-Fancisco_1" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/San-Fancisco_1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Les célèbres cable car</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/SF_Alcatraz.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-5060" title="SF_Alcatraz" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/SF_Alcatraz-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: center;">La prison d&#8217;Alcatraz</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/SF_GoldenGate.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-5061" title="SF_GoldenGate" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/SF_GoldenGate-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Le Golden Gate Bridge (sous la brume)</p>
<p style="text-align: left;">D&#8217;autres photos lors du deuxième volume ? Il y a tant à voir à San Francisco !</p>
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