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	<title>Chaplum' &#187; Littérature anglophone &#8211; autre</title>
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		<title>&#171;&#160;Les brumes de Riverton&#160;&#187; de Kate Morton</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Apr 2011 04:52:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature anglophone - autre]]></category>
		<category><![CDATA[Morton Kate]]></category>

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		<description><![CDATA[Les brumes de Riverton est un roman qui m’a passionnée de bout en bout. J’avoue être très bon public pour ce genre de roman qui mêle secrets de famille, confession et ambiance anglaise des grandes familles du début du XXème siècle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/brumes_riverton.gif"><img class="size-medium wp-image-4630 aligncenter" title="brumes_riverton" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/brumes_riverton-179x300.gif" alt="" width="179" height="300" /></a></p>
<p>Grace, à près de 100 ans, voit ses vieux souvenirs se raviver lorsque Ursula, une réalisatrice, lui écrit pour lui parler de son projet de film sur le suicide du poète Robbie Hunter dans la propriété de Riverton. Il n’en faut pas plus pour que Grace se retrouve projetée en 1914, lorsqu’elle a fait son entrée au service de la famille Hartford à Riverton, et qu’elle s’est attachée aux trois enfants : David, l’ainé, Hannah, quatorze ans comme elle et Emmeline, la plus jeune. A partir du jour où elle s’est faite leur complice pour qu’ils échappent à une leçon, elle est devenue de plus en plus proche de Hannah, jusqu’à un certain attachement implicite et silencieux, basé sur un quiproquo, secret à la source du malheur qui, insidieusement se frayera un chemin au point de semer la mort.</p>
<p>Grace, envahie par la culpabilité, préférera se lancer dans la vie à corps perdu, étudiant, vivant une vie d’universitaire qui l’éloignera de sa modeste condition de camériste jusqu’à cette année de 1999 où Ursula, involontairement, rouvre les vieilles blessures. Grace, qui sait que le temps lui est compté, décide de raconter la vérité sur les drames du passé à Marcus, son petit-fils, qui a lui-même choisi de prendre la fuite, après le décès de sa femme dont il se sent responsable. Alors elle enregistre son récit sur une cassette, en espérant soulager sa conscience et faire revenir Marcus.</p>
<p><em>Les brumes de Riverton</em> est un roman qui m’a passionnée de bout en bout. J’avoue être très bon public pour ce genre de roman qui mêle secrets de famille, confession et ambiance anglaise des grandes familles du début du XXème siècle. Même si le récit peut souffrir de quelques imperfections, d’un peu d’eau de rose ou de trop de ressemblances avec d’autres œuvres, j’avoue que tout cela ne m’a pas dérangé tant j’adore me plonger dans ces atmosphères qui, dès le départ, m’ont rappelée un de mes films favoris <em>Gosford Park</em>, avec d’un côté la vie des domestiques et de l’autre celle des aristocrates, qui ne se mélangent que peu et où chacun sait rester à sa place. Le personnage de Hamilton, le majordome campe le chef de la domesticité, le plus respecté à la fois des autres employés mais aussi des maîtres. Toujours irréprochable, il veille à la bonne marche de la maison et garantit la respectabilité et la discrétion.  Ce personnage ne peut que nous évoquer Monsieur Stevens, le majordome des <em>Vestiges du jour</em> de Kazuo Ishiguro, qui représentera à jamais, dans l’imaginaire collectif, le fervent attachement des domestiques de l’époque à leur maître.<br />
La romancière s’est extrêmement bien documentée au sujet de l’époque, des habitations, des traumatismes causés par la première guerre mondiale, ce qui donne un roman foisonnant mais jamais soporifique malgré la longueur. La fluidité et le classicisme de l’écriture de Kate Morton, sans être une plume d’exception, permet de s’attacher au récit et de suivre avec avidité le destin de ces femmes : Hannah, Emmeline et Grace. Trois femmes de caractères, trois destins dans un siècle qui a vu les femmes s’émanciper.</p>
<p>L’intrigue m’a tenue en haleine au long des 700 pages. J’avais très envie de découvrir ce qui s’était réellement passé lors du fameux bal où Robbie Hunter s’était soi-disant donné la mort. Évidemment, le lecteur n’est pas dupe et comprend qu’autre chose s’est joué ce soir-là. Et que seule Grace connait ce secret. Et comme j’aime les romans qui utilisent le procédé du « récit dans le récit », j’ai adhéré à la plongée dans le passé de Grace, via ses souvenirs et ce qu’elle raconte à son petit fils sur des cassettes.</p>
<p>J’avoue malgré tout avoir tiqué lors d’un passage où la romancière place dans la bouche du compagnon de Grace, la réplique suivante : &laquo;&nbsp;Heureusement que tu es archéologue, comme ça, plus je vieillirai, plus tu t&#8217;intéresseras à moi&nbsp;&raquo;<br />
Or, cette phrase est ressemble fortement à celle prononcée par Agatha Christie, dont le deuxième époux Max Mallowan, était plus jeune et archéologue : &laquo;&nbsp;Épousez un archéologue : plus vous vieillirez, plus il vous aimera&nbsp;&raquo;. Une telle reprise m&#8217;a quand même gênée. D’autant que je me souvenais que Niki avait souligné que la romancière maitrisait ses classiques au point de trop les reprendre dans son propre récit. Je me demande donc maintenant combien de « références » me sont passées au-dessus de la tête par méconnaissance.</p>
<p>Mais bon, je ne vais pas faire la fine bouche car le plaisir a été au rendez-vous et je vais d’ors et déjà me procurer <em>Le jardin des secrets</em>, deuxième roman de l’auteur.</p>
<p>J’espère que <a href="http://logresse.blogspot.com/" target="_blank">l’Ogresse</a>, que j’accompagnais pour une lecture commune, a eu une aussi bonne expérience que moi.</p>
<p>Les avis de <a href="http://sheherazade2000.canalblog.com/archives/2009/07/19/14788406.html" target="_blank">Nik</a>i, de <a href="http://a-la-derive-litteraire.blogspot.com/2010/09/le-lac.html" target="_blank">Comte Todd</a>, <a href="http://boulimielivresque.unblog.fr/2009/05/20/les-brumes-de-riverton-kate-morton/" target="_blank">Belledenuit</a>, qui d&#8217;autre ?</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/06/Logo-LC.jpg"><img class="size-full wp-image-2820 aligncenter" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/06/Logo-LC.jpg" alt="" width="216" height="162" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;Compartiment pour dames&#160;&#187; de Anita Nair</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 04:32:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature anglophone - autre]]></category>
		<category><![CDATA[Nair Anita]]></category>

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		<description><![CDATA[Compartiment pour dames est un magnifique roman sur l’Inde mais aussi sur les femmes brahmanes. Anita Nair les mets en valeur dans une société qui ne les valorise pas toujours.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/03/compartiment_pour_dames.jpg"><img class="size-medium wp-image-4511 aligncenter" title="compartiment_pour_dames" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/03/compartiment_pour_dames-182x300.jpg" alt="" width="182" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/coeur.png"><img class="alignnone size-full wp-image-3863" title="coeur" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/coeur.png" alt="" width="42" height="41" /></a></p>
<p>Akhila a besoin de se ressourcer et surtout de trouver des réponses à ses questions sur sa vie. Son père est mort alors qu’elle était une jeune fille, et depuis, elle a dû prendre la relève et subvenir à sa famille, au point qu’ils ont tous oublié qu’elle était une femme. Après la mort de sa mère, elle a cru pouvoir enfin vivre sa vie, obtenant un logement de fonction. Mais sa sœur et sa famille se sont incrustées, prétendant qu’une femme ne peut vivre seule. A plus de quarante ans, Akhila se demande si elle aussi n’a pas droit à un peu de bonheur, ou si elle doit se sacrifier à jamais pour sa famille. Elle décide de partir quelques jours pour réfléchir et prend le train où certains compartiments sont réservés aux femmes. Elle voyage avec cinq autres femmes qui vont se dévoiler, raconter leur histoire, permettant à Akhila d’y voir plus clair sur sa situation.</p>
<p>Ce livre, offert par mon amie <a href="http://sheherazade2000.canalblog.com/" target="_blank">Niki</a> il y a très longtemps, est resté dans ma PAL, victime d’un engouement soudain pour l’Inde puis d’un désintérêt. L’année dernière, grâce à <a href="http://bouquinbourg.canalblog.com/" target="_blank">Soukee</a> et <a href="http://bloghost.hautetfort.com/" target="_blank">Hilde</a>, j’ai véritablement eu le coup de foudre pour la littérature indienne et c’est naturellement que j’ai eu envie de sortir ce roman de ma PAL cette année. La lecture commune organisée par <a href="http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/" target="_blank">Ellcrys</a> en a été l’occasion idéale. Et j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman ! Encore une pépite qui prenait la poussière dans ma bibliothèque !</p>
<p><em>Compartiment pour dames</em> est un magnifique roman sur l’Inde mais aussi sur les femmes brahmanes. Anita Nair les mets en valeur dans une société qui ne les valorise pas toujours. Elle met en avant le courage et l&#8217;altruisme qu’elles manifestent mais ne fait pas l’impasse sur les travers qu’elles peuvent développer comme les commérages, le rejet des personnes qui s’éloignent un peu de la norme ou la conformité à un système qui leur est défavorable. D’ailleurs la romancière n’hésite pas à dénoncer ce qui ne tourne pas rond en Inde : la corruption, la toute puissance des riches qui peuvent violer une jeune fille, les mariages arrangés, le manque de liberté des femmes, … Les hommes ne sont pas épargnés non plus. Si certains sont à la merci de leur femme, sont doux et patients, la majorité sont dépeints comme de véritables tyrans, qui considèrent les femmes comme inférieures, ne devant leur donner qu’un héritier mâle et tenir la maison.</p>
<p>Dans ce roman, Anita Nair présente plusieurs type de femmes indiennes brahmanes : celle qui s’est acclimatée à son statut de femme mariée, celle qui a choisi de vivre seule, celle qui s’est vengée de ce que son mari lui a fait subir, la jeune fille qui vient de perdre sa grand-mère ou celle qui a subi les pires atrocités.</p>
<p>Avec une écriture empreinte de poésie, de couleurs et d’odeurs, Anita Nair nous transporte en Inde. Ce merveilleux roman nous fait non seulement découvrir une culture et des traditions mais aussi la façon de vivre des brahmanes en Inde. En plus de tout cela, elle rend un bel hommage aux femmes de son pays, par la voix des personnages de son roman. A lire !</p>
<p>Allons voir l&#8217;avis des autres participants à cette lecture commune : <a href="http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/" target="_blank">Ellcrys</a>, <a href="http://alombredemoncannelier.blogspot.com/" target="_blank">Sabbio</a>, <a href="http://www.chaplum.com/wp-admin/post.php?post=4508&amp;action=edit&amp;message=10" target="_blank">Soukee</a>, <a href="http://bloghost.hautetfort.com/" target="_blank">Hilde</a> et <a href="http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/" target="_blank">Sharon</a>.</p>
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		<title>&#171;&#160;Brooklyn&#160;&#187; de Colm Toibin (Irlande)</title>
		<link>http://www.chaplum.com/brooklyn-de-colm-toibin-irlande-4307</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Jan 2011 12:06:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature anglophone - autre]]></category>
		<category><![CDATA[Toibin Colm]]></category>

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		<description><![CDATA[Colm Toibin met en parallèle la vie en Irlande et aux Etats-Unis dans les années 50. L'Irlande vit la crise et beaucoup de ses jeunes gens sont obligés de partir et de quitter leur famille pour trouver du travail en Angleterre ou aux Etats-Unis.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/brooklyn.jpg"><img class="size-medium wp-image-4262 aligncenter" title="brooklyn" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/brooklyn-184x300.jpg" alt="brooklyn" width="184" height="300" /></a></p>
<p>En Irlande, dans les années 50, Eilis, une jeune femme pleine de vie, vit avec sa mère et sa sœur Rose. Ses trois frères ont dû quitter l&#8217;Irlande pour aller travailler en Angleterre. En effet, seule Rose a réussi à trouver un emploi et Eilis, elle aussi, peine à trouver un travail malgré ses compétences en comptabilité. Un jour, elles reçoivent la visite du père Flood, pasteur irlandais installé à Brooklyn. Il confie à la mère d&#8217;Eilis qu&#8217;aux Etats-Unis, il y a du travail pour les les jeunes filles talentueuses comme elle. Sans qu&#8217;elle s&#8217;en rende compte, la voilà sur le paquebot qui l&#8217;emmène de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique où une nouvelle vie l&#8217;attend.</p>
<p>J&#8217;avais entendu beaucoup de bien de ce roman sur différents blogs, je n&#8217;ai donc pas hésité quand <a href="http://www.blog-o-book.com/" target="_blank">Blog-O-Book</a> l&#8217;a proposé en partenariat.</p>
<p>Colm Toibin met en parallèle la vie en Irlande et aux Etats-Unis dans les années 50. L&#8217;Irlande vit la crise et beaucoup de ses jeunes gens sont obligés de partir et de quitter leur famille pour trouver du travail en Angleterre ou aux Etats-Unis. C&#8217;est notamment le cas des trois frères d&#8217;Eilis. Mais la jeune femme et sa sœur n&#8217;ont jamais envisagé d&#8217;abandonner leur mère, surtout depuis le décès de leur père. C&#8217;est donc un choc pour la jeune fille quand elle comprend qu&#8217;elle n&#8217;a pas le choix, que sa mère et Rose, sa sœur, ont décidé pour elle et qu&#8217;elle va devoir partir pour New York. En effet, le père Flood, bien intégré, lui a trouvé un emploi et une pension familiale et elle n&#8217;aura donc aucun souci pour entrer sur le territoire américain. Là-bas, elle se retrouve face à un mode de vie totalement différent et plus libre, où les produits de luxe sont plus accessibles, les loisirs aussi et où elle a la possibilité de faire des études qui lui permettront de trouver un bon travail.<br />
Colm Toibin montre aussi que Brooklyn, à cette époque, est une ville sécurisante mais où les populations se mélangent peu. Les Irlandais restent entre eux et certains passages décrivent combien les Italiens n&#8217;ont pas bonne presse auprès d&#8217;eux. Le magasin où Eilis travaille va aussi s&#8217;ouvrir à la clientèle noire et cela permet également à l&#8217;auteur d&#8217;éclairer le lecteur sur le fait que dans les années 50, un tel événement était nouveau et que les jeunes femmes, des deux origines, ne savaient comment se comporter entre elles.</p>
<p><em>Brooklyn</em> est sans conteste le type de roman que j&#8217;aime lire. Il se situe en plus dans deux coins du monde que j&#8217;affectionne énormément et à une période qui m&#8217;intéresse. Ma curiosité a d&#8217;ailleurs été satisfaite à de nombreux points : ceux évoqués ci-dessus mais aussi au niveau des modes vestimentaires, des attitudes entre hommes et femmes, et à encore bien d&#8217;autres égards.<br />
J&#8217;ai juste un petit regret à formuler. Le roman manque de profondeur, ce qui en accentue le côté léger et frivole. La jeune héroïne affronte de nombreuses difficultés, comme le mal du pays, quitter sa famille, et je passe sur le plus dur pour ne pas dénaturer l&#8217;intrigue mais tout cela est souvent survolé et ses sentiments peu approfondis au point qu&#8217;elle passe pour quelqu&#8217;un de plus désinvolte que vraiment émotive. Dans ses rapports avec les hommes aussi, elle m&#8217;est apparue comme un vrai cœur d&#8217;artichaut, ce qui ne la rend pas des plus sympathiques dans ses questionnements.<br />
Mais cela ne m&#8217;a pas vraiment gêné et allège finalement le propos. Le roman devient un roman frais là où il aurait pu être un récit plus morose. Sans doute le choix de l&#8217;auteur. Car si l&#8217;expatriation n&#8217;a pas toujours dû être une partie de plaisir, il donne lieu ici à un agréable moment de lecture.</p>
<p>Je remercie <a href="http://www.blog-o-book.com/"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-3650" title="logobob01" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/10/logobob01-150x50.jpg" alt="logobob01" width="150" height="50" /></a> et les éditions <a href="http://www.laffont.fr/index.asp" target="_blank">Robert Laffont</a> pour ce partenariat.</p>
<p>Les avis de <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-colm-toibin-brooklyn-65087927.html" target="_blank">Kathel</a>, <a href="http://www.cuneipage.com/archive/2010/05/26/brooklyn-colm-toibin.html" target="_blank">Cuné</a>, <a href="http://logresse.blogspot.com/2010/05/brooklyn-de-colm-toibin.html" target="_blank">L&#8217;Ogresse</a>, <a href="http://www.amandameyre.com/archive/2010/06/06/brooklyn-colm-to%C3%ADb%C3%ADn.html" target="_blank">Amanda</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Les derniers flamants de Bombay&#160;&#187; de Siddharth Dhanvant Shanghvi</title>
		<link>http://www.chaplum.com/les-derniers-flamants-de-bombay-de-siddharth-dhanvant-shanghvi-3261</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 05:02:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature anglophone - autre]]></category>
		<category><![CDATA[Shanghvi Siddharth Dhanvant]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand Babelio m’a proposé ce roman, je n’ai pu résister et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le résumé m’attirait. J’avais envie de littérature indienne, je me suis d’ailleurs inscrite au challenge Bienvenue en Inde et le côté vedettes et Bollywood m’intéressait.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/08/derniers_flamants.jpg"><img class="size-medium wp-image-3263 aligncenter" title="derniers_flamants" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/08/derniers_flamants-189x300.jpg" alt="derniers_flamants" width="189" height="300" /></a></p>
<p>Karan est un jeune photographe fraîchement débarqué à Bombay. Plein d’entrain et d’imagination, il a le projet d&#8217;immortaliser la ville de Bombay mais pour réaliser ce rêve, il est contraint de travailler pour la presse. C’est ainsi qu’il est chargé d’obtenir un cliché de Samar, jeune pianiste virtuose qui s’est retiré de la scène précocement mais qui est toujours connu pour ses frasques. Il réussit enfin à l’approcher dans un restaurant à la mode mais ses photos sont trop floues pour le satisfaire. Pris d’une audace soudaine, il envoie certains clichés à la star, certain que la vanité de ce dernier prendra le dessus et qu’il préférera se soumettre à une séance de pose, plutôt que de laisser publier ces clichés réussis mais dont la lumière nuisent au modèle. Pari réussi, Karan entre ainsi dans l’entourage de Samar et rencontre Zaira, qui deviendra son amie.</p>
<p>Quand <a href="http://www.babelio.com/" target="_blank">Babelio</a> m’a proposé ce roman, je n’ai pu résister et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le résumé m’attirait. J’avais envie de littérature indienne, je me suis d’ailleurs inscrite au challenge Bienvenue en Inde et le côté vedettes et Bollywood m’intéressait. En plus, le premier roman de cet écrivain, <em>La fille qui marchait sur l’eau</em>, traîne dans ma PAL depuis sa sortie en poche. Je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir enfin sa prose vu que je ne m’étais pas encore décidée à lire celui en ma possession.</p>
<p>Après mon coup de cœur pour le roman de Vikas Swarup, j’avais hâte de me plonger à nouveau dans un univers indien. Et même si ce roman est beaucoup plus léger et futile mais surtout loin d’égaler la qualité d’un indien malchanceux, j’ai apprécié ma lecture. On suit principalement Karan à travers son histoire d’amitié pour l’actrice bollywoodienne Zaira et, parallèlement à travers son histoire d’amour avec Rhea qu’il a rencontré sur un marché.<br />
Ces deux récits, d’apparence légères, sont l’occasion de traiter des sujets plus graves. L’assassinat de Zaira par le fils d’un ministre qui est obsédé par elle permet à l’auteur de dénoncer le système judiciaire indien ainsi que la corruption qui règne en maître dans son pays. Je dois avouer que bien qu’au courant de cet état de fait, on ne peut qu’être choqué de la tournure de ce simulacre de procès. Le roman aborde aussi le thème de l’amitié, que ce soit entre hommes ou entre hommes et femmes.<br />
Samar représente le marginal, l’homosexuel. Illégale en Inde, l’homosexualité est très mal perçue et peut mener à la prison.</p>
<p>La deuxième trame présente l’amour de Karan pour une femme mariée. Rhea, bien que très amoureuse de son mari, vit mal de ne pouvoir lui donner un enfant. Elle ne désire pas cette maternité mais souffre de voir le mal être de son mari. Plus âgée que Karan, elle s’attache à lui et à l’artiste naissant,  reconnaissant en lui la jeune femme exaltée qu’elle a été et qui a abandonné la poterie au profit de son mariage.</p>
<p>Je me suis attachée à ces personnages, chacun avec ses fêlures, ses rêves et ses sentiments. J’ai trouvé leur psychologie bien développée et adéquate à chaque personnage. Le roman aborde de nombreux thèmes, dont certains graves, mais d’une manière somme toute assez légère, du moins si je le compare au roman de Vikas Swarup.<br />
L’écriture de Siddharth Dhanvant Shanghvi est fluide et dans la plupart du temps plaisante. On peut cependant déplorer quelques passages crus ou plutôt l’insertion de phrases ou de mots qui tombent un peu comme un cheveu dans la soupe, ce qui donne un style parfois incohérent. La trame, quant à elle, est réellement passionnante et on suit les aventures de ce trio d’amis avec intérêt, attendant le dénouement qui vient bien trop tôt et qui est loin d’apporter un happy end, dans une Inde où rien n’est facile pour la jeunesse pleine de rêves et d’ambitions.</p>
<p>Une belle découverte qui m’a beaucoup plu et me donne envie de sortir le premier roman de l’auteur de ma PAL.</p>
<p>Ce roman paraît le 25 août 2010.</p>
<p>Il s&#8217;agit de ma deuxième participation au challenge Bienvenue en Inde organisé par <a href="http://bouquinbourg.canalblog.com/">Soukee</a> et <a href="http://bloghost.hautetfort.com/">Hilde</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/02/bienvenueeninde.jpg"><img class="size-full wp-image-2418 aligncenter" title="bienvenueeninde" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/02/bienvenueeninde.jpg" alt="bienvenueeninde" width="189" height="300" /></a></p>
<p>Je remercie <a href="http://www.babelio.com/" target="_blank">Babelio</a> et les <a href="http://www.les-deux-terres.com/" target="_blank">Éditions des Deux Terres</a> pour cette lecture.</p>
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<div class="Belement" style="overflow: hidden;list-style: none; text-align: center; padding: 10px; margin: 0px;">
<div class="Bcouv"><a href="http://www.babelio.com/livres/Shanghvi-Les-derniers-flamants-de-Bombay/185434"><img style="border: 1px solid #cccccc; padding: 3px; background-color: #ffffff; width: 80px;" title="Les derniers flamants de Bombay par Siddharth Dhanvant Shanghvi" src="http://www.babelio.com/couv/20_aj_m_777.jpeg" alt="Les derniers flamants de Bombay par Siddharth Dhanvant Shanghvi" /></a></div>
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<div class="Bauteur" style="margin: 0px 3px 5px 5px;font-size: 12px;color: gray;"><a style="text-decoration:none;" href="http://www.babelio.com/auteur/Siddharth-Dhanvant-Shanghvi/99265">Siddharth Dhanvant Shanghvi</a></div>
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		<title>&#171;&#160;Les fabuleuses aventures d&#8217;un Indien malchanceux qui devint milliardaire&#160;&#187; de Vikas Swarup</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 05:05:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature anglophone - autre]]></category>
		<category><![CDATA[Swarup Vikas]]></category>

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		<description><![CDATA[Dès les premières pages, le jeune homme est arrêté et brutalisé par la police. On lui reproche d'avoir triché au jeu télévisé "Qui veut gagner un milliard de roupies" dont il est sorti grand vainqueur. Les producteurs, qui ne possèdent pas cette somme, veulent prouver qu'il est impossible qu'un jeune serveur ignorant ait pu répondre aux treize questions sans un complice.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/07/aventures_indien_malchanceux.jpg"><img class="size-medium wp-image-3143 aligncenter" title="aventures_indien_malchanceux" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/07/aventures_indien_malchanceux-180x300.jpg" alt="aventures_indien_malchanceux" width="180" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/07/coeur.png"><img class="alignnone size-full wp-image-2982" title="coeur" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/07/coeur.png" alt="coeur" width="42" height="41" /></a></p>
<p>Ram Mohammad Thomas est un jeune indien au parcours vraiment étonnant. Son nom lui-même vaut le détour. Abandonné à la naissance, il n&#8217;est adopté que tard par les Thomas. Mais sa mère adoptive quitte son mari peu de temps après l&#8217;adoption et il est donc confié à un curé anglais qui, sous les pressions locales, décide de lui donner un prénom indi et un musulman, vu qu&#8217;on ignore tout de la confession de ses parents.<br />
Dès les premières pages, le jeune homme est arrêté et brutalisé par la police. On lui reproche d&#8217;avoir triché au jeu télévisé &laquo;&nbsp;Qui veut gagner un milliard de roupies&nbsp;&raquo; dont il est sorti grand vainqueur. Les producteurs, qui ne possèdent pas cette somme, veulent prouver qu&#8217;il est impossible qu&#8217;un jeune serveur ignorant ait pu répondre aux treize questions sans un complice. Mais une jeune avocate sort Ram de là. Au cours d&#8217;une longue nuit, il lui raconte comment sa vie et les nombreux malheurs et aventures qui l&#8217;ont jalonnée lui ont permis de répondre au quizz.</p>
<p>J&#8217;ai adoré ce roman, qui m&#8217;a parfois donné un petit sentiment de John Irving à la sauce indienne. Le récit est divisé en chapitres, qui chacun ont trait à une question du jeu et à l&#8217;anecdote de la vie de Ram qui lui a permis de connaître la bonne réponse. J&#8217;ai beaucoup aimé cette construction, ingénieuse, peu banale et qui permet à l&#8217;auteur de réserver un coup de théâtre final auquel le lecteur ne s&#8217;attend pas du tout. Ce récit, non linéaire, évoque l&#8217;histoire du héros par bribes et la reconstruit afin de masquer certaines informations et d&#8217;éviter que certains liens puissent se faire jour. Ca fonctionne à merveille.<br />
L&#8217;auteur peut également de la sorte évoquer de nombreux aspects de l&#8217;Inde aux travers des diverses expériences que vit le jeune Ram : la pauvreté, la vie des orphelins des rues, la prostitution mais aussi l&#8217;entraide, l&#8217;amitié et l&#8217;amour. Il va également montrer l&#8217;Inde de Bollywood ou du Taj Mahal.<br />
Je ne connais pas la littérature indienne mais je pense que c&#8217;est une bonne entrée en la matière. En tout cas, personnellement, ça me donne envie d&#8217;aller plus loin.</p>
<p>La plupart des personnages sont baroques et hauts en couleurs. On s&#8217;y attache ou on les déteste. Pas de demi mesure. Mais ils sont décrits avec une telle verve et une telle précision qu&#8217;on peut les visualiser. D&#8217;ailleurs, le texte entier jouit d&#8217;une écriture fluide et se lit facilement. On tourne les pages avec avidité, voulant connaître la suite des aventures du jeune Ram et de ses amis. La vie du jeune orphelin n&#8217;est pas toujours rose et il ne lui arrive pas que des bonnes choses. Même si il en tire toujours les bonnes leçons, son chemin est souvent semé de malheurs. Ce n&#8217;est pas pour autant que ce roman soit triste, il évite l&#8217;apitoiement. Le romancier réussit même à rendre passionnant les passages tristes. Ce sont toutes ces qualités qui me font penser à mon auteur fétiche John Irving.</p>
<p>Je regrette de ne pas avoir lu ce roman plus tôt alors qu&#8217;il est dans ma PAL depuis pas mal de temps. Il en est sorti grâce au challenge <a href="http://bloghost.hautetfort.com/archive/2010/02/17/challenge-bienvenue-en-inde.html" target="_blank">Bienvenue en Inde</a> organisé par <a href="http://bouquinbourg.canalblog.com/" target="_blank">Soukee</a> et <a href="http://bloghost.hautetfort.com/" target="_blank">Hilde</a> et grâce à une lecture commune avec <a href="http://bloghost.hautetfort.com/" target="_blank">Hilde</a> et <a href="http://decouverteslivresques.blogspot.com/" target="_blank">Anne-Sophie</a>. Ce challenge est donc réussi mais je ne compte pas en rester là <img src='http://www.chaplum.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/02/bienvenueeninde.jpg"><img class="size-full wp-image-2418 aligncenter" title="bienvenueeninde" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/02/bienvenueeninde.jpg" alt="bienvenueeninde" width="189" height="300" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;Le koala tueur et autres histoires du bush&#160;&#187; de Kenneth Cook</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 19:17:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature anglophone - autre]]></category>
		<category><![CDATA[Cook Kenneth]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce recueil rassemble quelques anecdotes de Kenneth Cook, un écrivain australien, qu’il n’a pu intégrer dans l’un ou l’autre de ses romans, par manque de vraisemblance. Et on ne peut qu’être d’accord sur ce dernier point ! Difficile de croire que toutes ces aventures sont réellement arrivées à l’auteur lors de ses différentes équipées dans le bush australien, où ses principales rencontres se font avec des animaux pas très commodes ou avec des hommes tout aussi sauvages.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/05/koala_tueur.gif"><img class="size-medium wp-image-2905 aligncenter" title="koala_tueur" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/05/koala_tueur-193x300.gif" alt="koala_tueur" width="193" height="300" /></a></p>
<p>Ce recueil rassemble quelques anecdotes de Kenneth Cook, un écrivain australien, qu’il n’a pu intégrer dans l’un ou l’autre de ses romans, par manque de vraisemblance. Et on ne peut qu’être d’accord sur ce dernier point ! Difficile de croire que toutes ces aventures sont réellement arrivées à l’auteur lors de ses différentes équipées dans le bush australien, où ses principales rencontres se font avec des animaux pas très commodes ou avec des hommes tout aussi sauvages rencontrés au pub, car tout le monde le sait, avec la chaleur qui règne dans le bush, il vaut mieux se désaltérer !</p>
<p>Mais s&#8217;il est difficile d’adhérer à la réalité de ces histoire, force est de reconnaître qu’elles recèlent d’un humour de haut niveau et que le sourire quittera rarement votre visage au cours de cette lecture. Il aboutira même parfois à un bon fou rire. Car imaginez-vous ce brave Kenneth Cook, plus tout jeune, doté d’un embonpoint assez conséquent et d’une condition physique qui n’est plus de toute première fraîcheur, devoir faire face à ce fameux koala qui s’agrippe de toutes ses forces à son torse et son entrejambe et ne veut plus les lâcher. Ou encore se retrouvant bloqué dans une crique par des crocodiles en train de batifoler et qui bloquent la seule issue, sachant que le mâle est très agressif envers toute personne pendant cette période. Et je ne parle pas de l’énorme chat qui avait réussi à mettre en déroute plus d’un homme et plus d’un cheval ou le chien qui déposait des serpents mortels aux pieds de Kenneth pour lui prouver son affection.</p>
<p>Je me rends compte qu’évoquer ce livre comme cela ne donne rien. Un seul conseil, jetez-vous dessus si vous avez envie de passer un bon moment. Kenneth Cook possède un humour décapant et réussit à mettre en scène la faune et les paysages de son pays d’une façon originale. Idéale pour faire une première incursion littéraire dans le bush australien.</p>
<p>Un seul bémol, mais qui ne posera pas de problèmes à tout le monde. En tant que fervente défenseure de la cause animale, j’ai parfois été « choquée » de la façon dont les animaux peuvent être traités dans cet ouvrage, notamment l’idée de l’auteur d’aller tuer un cochon sauvage pour qu’il soit empaillé dans le but de servir de modèle pour son film.</p>
<p>BOB recense les nombreux avis <a href="http://www.blog-o-book.com/le-koala-tueur" target="_blank">ICI</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Ambiguïtés&#160;&#187; de Elliot Perlman</title>
		<link>http://www.chaplum.com/ambiguites-de-elliot-perlman-1113</link>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 17:12:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature anglophone - autre]]></category>
		<category><![CDATA[Perlman Elliot]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette énorme brique (près de 860 pages quand même) dormait depuis quelques années dans ma PAL. Grâce à une lecture commune, je l'ai enfin exhumée. Et quelle bonne idée ! Car même si le sujet et l'épaisseur du livre peuvent effrayer, c'est un régal à plusieurs niveaux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/05/ambiguites.jpg"><img class="size-full wp-image-1124 aligncenter" title="ambiguites" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/05/ambiguites.jpg" alt="ambiguites" width="150" height="254" /></a></p>
<p>Cette énorme brique (près de 860 pages quand même) dormait depuis quelques années dans ma PAL. Grâce à une lecture commune, je l&#8217;ai enfin exhumée. Et quelle bonne idée ! Car même si le sujet et l&#8217;épaisseur du livre peuvent effrayer, c&#8217;est un régal à plusieurs niveaux.</p>
<p>Un petit résumé : Simon, jeune trentenaire, brillant diplômé, est un instituteur au chômage. Il passe ses journées à boire, à lire de la poésie, à promener son chien Empson et voir son amie Angela, une jeune prostituée. Mais surtout, il ne cesse de penser à Anna, son amour de fac, qui hante ses nuits et ses jours, malgré que leur relation a pris fin depuis plus de dix ans. Il est obsédé par elle, à un tel point qu&#8217;un jour il enlève son petit garçon, Sam, à la sortie de l&#8217;école.</p>
<p>Elliot Perlman, à partir de cette trame, réalise un extraordinaire roman à plusieurs voix. Mais son tour de force réside dans l&#8217;absence de répétition des scènes d&#8217;un narrateur à l&#8217;autre. Bien que chacun part du drame pour raconter son histoire, le récit avance et ne stagne pas sur l&#8217;enlèvement. L&#8217;écrivain, au travers des différents témoignages, aborde le passé, le présent mais aussi le futur de chacun de ses personnages.</p>
<p>Le début m&#8217;a semblé un peu fastidieux. Dès que le premier narrateur prend la parole, la confusion règne, on ignore qui parle. J&#8217;ai été contente quand cette première partie s&#8217;est terminée. Mais ensuite, tout s&#8217;enchaîne de manière fluide et cet écueil ne se reproduit plus. On est happé par l&#8217;histoire qui se (re)construit peu à peu au fil des interventions. Le seul autre défaut que je pointerais est la présence de quelques longueurs dans certaines parties. Notamment celles concernant le métier du mari d&#8217;Anna, courtier en bourse ou celles traitant de la réforme du système des soins de santé en Australie. Mais au final, cela ne m&#8217;a pas tant dérangé. Il faut aussi souligner que tout n&#8217;est pas rose dans ce roman. Chacun se retrouve malmené par la vie, à des degrés divers.<br />
Beaucoup de sujets sont abordés par l&#8217;auteur : la famille, le divorce, le chômage, la politique, le système social, les soins de santé, la shoah, le système scolaire (primaire et universitaire), la religion, &#8230; Mais surtout le système judiciaire. On peut dire que Elliot Perlman ne donne pas le beau rôle à la police et ne nous offre pas une belle image de la justice australienne. Mais ce roman est tellement vaste et complexe que citer tout ce qui est évoqué par Elliot Perlman serait impossible. Sachez seulement qu&#8217;il est d&#8217;une richesse incroyable et déborde d&#8217;idées.</p>
<p>La construction du roman est vraiment brillante. Plus on avance dans le récit, plus on s&#8217;aperçoit que ce qu&#8217;on pensait au départ n&#8217;était qu&#8217;illusion et que la réalité est bien plus compliquée. En plus, malgré que l&#8217;histoire soit racontée par différentes personnes, il n&#8217;y a aucune redondance tant la manière d&#8217;aborder les témoignages est originale. Le romancier australien possède un véritable sens du suspens. Certaines réponses, que l&#8217;on brûle de connaître assez rapidement, ne nous sont révélées que dans les toutes dernières lignes.<br />
Le choix du titre est très judicieux car ce roman montre en effet toute l&#8217;ambiguïté qui peut régner dans les relations humaines, les fausses impressions, les a-priori, les jugements qu&#8217;on a sur les gens. Quelque soit la personne qui parle, elles nous montrent les personnages sous des jours tellement différents que nos opinions n&#8217;arrêtent pas de se modifier au fil du roman. Et cela ne m&#8217;était jamais arrivé à ce point et sur autant de personnages !!! Et une fois la dernière page tournée, je me dis : on ne connaît jamais réellement quelqu&#8217;un ! Ce sont les circonstances et notre vécu qui façonnent notre opinion sur les gens. Et leurs actes bien sûr ! Mais là aussi, notre vécu et notre situation nous permettra de mieux excuser ou comprendre certains actes que d&#8217;autres.</p>
<p>Un excellent roman, vraiment, dont je conseille la lecture ! Mais prevoyez du temps devant vous ou entrecoupez la lecture par d&#8217;autres plus courtes et plus légères. Ce que j&#8217;ai fait. Je ne sais pas si j&#8217;aurais pu le lire d&#8217;une traite !</p>
<p>Les avis de <a href="http://petitepom.sosblog.fr/pom-b1/Ambiguites-Elliot-Perlman-b1-p59584.htm" target="_blank">Pom&#8217;</a>, <a href="http://chatsdebiblio.blogspot.com/2008/03/ambiguts-elliot-perlman.html" target="_blank">Les chats de bibliothèque</a> et <a href="http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-2615345.html" target="_blank">Hélène</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Best Love Rosie&#160;&#187; de Nuala O&#8217;Faolain</title>
		<link>http://www.chaplum.com/best-love-rosie-de-nuala-ofaolain-552</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Jan 2009 16:18:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature anglophone - autre]]></category>
		<category><![CDATA[O'Faolain Nuala]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=552</guid>
		<description><![CDATA[J'ai lu ce roman, influencée par les avis plus qu'élogieux lus un peu partout sur le net et parce que j'avais envie de découvrir cette romancière irlandaise, décédée en mai 2008. Mon avis va donc un peu détonner parmi ceux publiés à ce jour. Non pas que je n'ai pas aimé ce roman, je ne peux pas dire cela. J'ai même apprécié mais j'ai peiné à le terminer, m'ennuyant face au manque d'action et à l'omniprésence de considérations philosophiques.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/01/bestloverosie2.gif"></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/01/bestloverosie2.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-560" title="bestloverosie2" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/01/bestloverosie2-229x300.gif" alt="" width="229" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p>J&#8217;ai lu ce roman, influencée par les avis plus qu&#8217;élogieux lus un peu partout sur le net et parce que j&#8217;avais envie de découvrir cette romancière irlandaise, décédée en mai 2008. Mon avis va donc un peu détonner parmi ceux publiés à ce jour. Non pas que je n&#8217;ai pas aimé ce roman, je ne peux pas dire cela. J&#8217;ai même apprécié mais j&#8217;ai peiné à le terminer, m&#8217;ennuyant face au manque d&#8217;action et à l&#8217;omniprésence de considérations philosophiques.</p>
<p>A l&#8217;approche de ses 55 ans, Rosie Barry rentre en Irlande, après avoir vécu et travaillé aux quatre coins du globe. Elle y retrouve sa tante Min, qui l&#8217;a élevée, et avec laquelle les relations n&#8217;ont pas toujours été des plus maternelles. Min traverse une période proche de la dépression et ne quitte son lit que pour se rendre au pub. C&#8217;est en recherchant des livres sur le bien-être pour venir en aide à Min, que Rosie a l&#8217;idée d&#8217;en écrire un sur le développement personnel des plus de 50 ans. Elle renoue alors avec Markey, un ancien ami, aujourd&#8217;hui installé à Seattle et qui a beaucoup de contacts dans le monde de l&#8217;édition. Afin de finaliser ce projet, elle part quelques jours à New-York. Mais elle sera rapidement rejointe par Min qui a décidé de prendre sa vie en mains et de découvrir l&#8217;Amérique.<br />
Obligée de laisser sa tante à New-York, car celle-ci s&#8217;est découverte une nouvelle vie et a repris goût au bonheur, Rosie découvre à son retour en Irlande que Min a hérité de la maison de ses ancêtres : Stoneytown. Elle se découvre une passion pour cette demeure et trouve enfin des racines dans ce pays magnifique qu&#8217;elle rejetait et fuyait depuis des années.</p>
<p>Voilà un long résumé et qui pourtant ne dit presque rien de ce long (trop long?) roman. J&#8217;ai terminé la lecture sur un sentiment mitigé.<br />
Tout d&#8217;abord le positif. Dès les premières pages, j&#8217;ai été emportée par le récit, par la langue et la plume poétique, magique de Nuala O&#8217;Faolain. Elle décrit si merveilleusement bien son pays, l&#8217;Irlande, les paysages sauvages, le temps pas toujours clément mais qui peut soudainement se révéler merveilleux, la nature si riche et les animaux. Et surtout les gens, avec leurs caractères bien trempés mais leur coeur d&#8217;or. Elle décrit tout, le beau comme le moins bon. Elle n&#8217;épargne pas non plus ce pays, qui, on le comprend, n&#8217;a pas toujours été tendre pour les femmes de sa génération.<br />
Elle fait aussi beaucoup de comparaison avec les Etats-Unis, ou d&#8217;autres pays. Là aussi, elle pointe les avantages et les inconvénients. J&#8217;ai beaucoup apprécié l&#8217;épisode se déroulant à New-York. C&#8217;est après que cela s&#8217;est gâté pour moi. J&#8217;ai commencé à m&#8217;ennuyer. Les personnages étaient toujours aussi attachants mais le récit s&#8217;est mis à tirer en longueur et j&#8217;ai commencé à regarder le nombre de pages qui me restait à lire. Mauvais signe. L&#8217;action s&#8217;est faite rare et le personnage de Rosie s&#8217;est beaucoup interrogé sur ce qui étaient, je le suppose, les préoccupations de la romancière : la condition de la femme mûre, le vieillisement, l&#8217;amour, la solitude, &#8230; Et là, mon intérêt s&#8217;est décroché de plus en plus. Au final, un avis en demi teinte, malgré toutes les qualités indéniables de ce roman.</p>
<p>Je dois ajouter que j&#8217;adore l&#8217;édition Sabine Wespieser. Très agréable et très bel objet !</p>
<p>Lisez plutôt l&#8217;avis de <a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-23442430.html" target="_blank">Keisha</a>, <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-23848232.html" target="_blank">Kathel</a>, <a href="http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-24554449.html" target="_blank">Sentinelle</a>, <a href="http://www.cuneipage.com/archive/2008/09/14/nuala-o-faolain-best-love-rosie.html" target="_blank">Cuné</a>, <a href="http://litteraturepassion.over-blog.com/article-26133385.html" target="_blank">Clochette</a> (toutes ont aimé ) et <a href="http://brize.vefblog.net/4.html#Best_Love_Rosie_Nuala_OFAOLAIN" target="_blank">Brize </a>plus mitigée et dont l&#8217;avis rejoint assez le mien)</p>
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		<item>
		<title>&#171;&#160;L&#8217;étrange disparition d&#8217;Esme Lennox&#160;&#187; de Maggie O&#8217;Farrell</title>
		<link>http://www.chaplum.com/letrange-disparition-desme-lennox-de-maggie-ofarrell-515</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/letrange-disparition-desme-lennox-de-maggie-ofarrell-515#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2009 16:04:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature anglophone - autre]]></category>
		<category><![CDATA[O'Farrell Maggie]]></category>

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		<description><![CDATA[Iris Lockhart, une jeune femme assez originale, qui tient une boutique de vêtements de seconde main haut de gamme dans un Edimbourg contemporain, voit sa vie bouleversée par un coup de fil. Elle apprend que sa grand-mère, Kitty, a une soeur, Esme. Et que non seulement elle lui a toujours caché l'existence d'Esme, mais qu'en plus cette dernière vit enfermée dans dans l'asile de Cauldstone depuis plus de soixante ans.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/01/esmelennox.gif"><img class="size-medium wp-image-518 aligncenter" title="esmelennox" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/01/esmelennox-182x300.gif" alt="" width="182" height="300" /></a></p>
<p>Iris Lockhart, une jeune femme assez originale, qui tient une boutique de vêtements de seconde main haut de gamme dans un Edimbourg contemporain, voit sa vie bouleversée par un coup de fil. Elle apprend que sa grand-mère, Kitty, a une soeur, Esme. Et que non seulement elle lui a toujours caché l&#8217;existence d&#8217;Esme, mais qu&#8217;en plus cette dernière vit enfermée dans dans l&#8217;asile de Cauldstone depuis plus de soixante ans. Or, comme cet hôpital va fermer définitivement ses portes et que Kitty, atteinte de la maladie d&#8217;alzheimer, n&#8217;est plus capable de s&#8217;occuper des démarches administratives, c&#8217;est Iris qui doit s&#8217;occuper de trouver une solution pour Esme. Du jour au lendemain, les deux femmes, qui ignoraient tout l&#8217;une de l&#8217;autre, vont apprendre à se connaître. Et peu à peu, les fantômes du passé vont resurgir et l&#8217;horrible vérité va se faire jour &#8230;</p>
<p>Ce roman avait tout pour me plaire et la présentation avantageuse qu&#8217;en avait fait <a href="http://yspaddadenpenkawr.over-blog.com/article-24648129.html" target="_blank">Ys</a> ne m&#8217;a pas trompée. Je la remercie d&#8217;ailleurs pour le prêt. J&#8217;ai adoré cette lecture. Le récit se déroule en partie en Inde mais surtout en Ecosse, tout particulièrement à Edimbourg, cadre propice aux secrets de famille, aux grandes demeures pleines de recoins et aux plages froides. Chapeau bas pour l&#8217;atmosphère qu&#8217;a su créer Maggie O&#8217;Farrell Avec un récit construit de manière à nous révéler des bribes d&#8217;informations au compte gouttes, elle réussit à éveiller notre curiosité, sans nous dévoiler trop vite le pot aux roses. Le secret honteux, qu&#8217;on ne devine finalement qu&#8217;à quelques pages de la fin, m&#8217;a paru logique et brillamment trouvé. L&#8217;idée de la maladie d&#8217;alzheimer de Kitty est une excellente trouvaille et permet à la romancière de faire progresser son récit et d&#8217;arriver au dénouement tout en finesse.</p>
<p>Les personnages d&#8217;Iris et d&#8217;Esme sont attachants. On a envie de crier à la révolte face à ce qui est arrivé à cette jeune fille dans les années 30, une jeune fille non conventionnelle. Je ne serais pas étonnée d&#8217;apprendre que ce genre de destin n&#8217;était pas impossible dans un monde de conventions tel qu&#8217;il l&#8217;était à cette époque. Les livres dont s&#8217;est inspirés Maggie O&#8217;Farrell et qu&#8217;elle présente à la fin tendent à le confirmer.</p>
<p>L&#8217;écriture de l&#8217;Irlandaise, tout en finesse et sans fioriture, sert aussi ce magnifique roman, dont je me souviendrai sûrement longtemps.<br />
Une belle découverte que je dois à <a href="http://yspaddadenpenkawr.over-blog.com/" target="_blank">Ys</a>. Je compte bien lire d&#8217;autres romans de Maggie O&#8217;Farrell !</p>
<p>Les avis de <a href="http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-26144693.html" target="_blank">Florinette</a>, <a href="http://legoutdeslivres.canalblog.com/archives/2008/11/27/" target="_blank">Aifelle</a>, <a href="http://ruedesiam.blogspot.com/2008/10/ltrange-disparition-desme-lennox.html" target="_blank">Nanou</a>, <a href="http://dasola.canalblog.com/archives/2008/05/17/9157378.html" target="_blank">Dasola</a> et si j&#8217;en oublie, dites-le moi !</p>
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		<title>&#171;&#160;De Niro&#8217;s game&#160;&#187; de Rawi Hage</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 08:33:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature anglophone - autre]]></category>
		<category><![CDATA[Hage Rawi]]></category>

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		<description><![CDATA[Frères ennemis?

Rawi Hage situe son roman au Liban dans les années 80, et plus exactement à Beyrouth-Ouest. La guerre civile fait rage, 10 000 bombes sont déjà tombées sur les habitants, qui, tous les jours enterrent un ou plusieurs des leurs : leur mère, leur fils ou leur ami. L'eau se fait rare, ils vivent dans des immeubles sans murs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"> <a href="http://www.chaplum.com/de-niros-game-de-rawi-hage-320/321/" rel="attachment wp-att-321" title="denirosgame.jpg"><img src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2008/10/denirosgame.jpg" alt="denirosgame.jpg" /></a></p>
<p><strong>Frères ennemis?</strong></p>
<p>Difficile de parler d&#8217;un roman alors que pratiquement toute la blogosphère l&#8217;a fait avant vous. Mais je vais essayer de le faire en toute impartialité et en oubliant tous les avis lus jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Rawi Hage situe son roman au Liban dans les années 80, et plus exactement à Beyrouth-Ouest. La guerre civile fait rage, 10 000 bombes sont déjà tombées sur les habitants, qui, tous les jours enterrent un ou plusieurs des leurs : leur mère, leur fils ou leur ami. L&#8217;eau se fait rare, ils vivent dans des immeubles sans murs, attendant l&#8217;hiver pour colmater les murs. A quoi bon le faire maintenant? Une nouvelle bombe pourrait détruire la réparation.<br />
Dans ce monde chaotique, Bassam et George (alias De Niro), deux amis d&#8217;enfance, presque deux frères, défient la mort en se promenant sous la pluie de bombes, vivant de larcins et de trafics divers, jusqu&#8217;à ce que la guerre s&#8217;imisce dans leur amitié et que leur visions en viennent à s&#8217;opposer. Bassam ne rêve que de quitter le Liban, alors que George se laisse convaincre de rejoindre les rangs de la milice chrétienne.</p>
<p>Je ne peux pas dire que j&#8217;ai aimé ce livre, mais je ne peux pas dire non plus que je ne l&#8217;ai pas aimé. Ce qui est sûr, c&#8217;est que si on ne me l&#8217;avait pas proposé, je ne l&#8217;aurais sans doute jamais lu et je suis contente de l&#8217;avoir fait, car il m&#8217;a appris certaines choses sur la guerre du Liban que j&#8217;ignorais totalement, étant donné que j&#8217;étais une petite fille dans les années 80.</p>
<p>En ce qui concerne le roman proprement dit, je n&#8217;ai pas totalement accroché à l&#8217;histoire. Pourtant, il se lit assez facilement et n&#8217;est pas très long (environ 260 pages)<br />
Au début, le style m&#8217;a parfois semblé un peu lourd. Dans les premières pages, chaque substantif est affublé d&#8217;un adjectif, ce qui alourdit considérablement la lecture. Mais au fil du roman, cela s&#8217;améliore et la narration devient plus fluide.<br />
Ensuite, les personnages sont particulièrement désagréables et antipathiques. Aucun n&#8217;est attachant. Je reconnais que le contexte de la guerre n&#8217;est pas favorable au sentimentalisme, mais chaque personnage semble faire la course à qui sera le plus vil, le plus violent et sans le moindre remord.<br />
Le dernier reproche que je ferai à &laquo;&nbsp;De Niro&#8217;s Game&nbsp;&raquo; est que j&#8217;ai parfois souffert d&#8217;ennui au cours de ma lecture, mais dans l&#8217;ensemble, ce livre se lit bien.</p>
<p>Vous devez vous dire, à lire ces quelques lignes, que je n&#8217;ai pas du tout aimé &laquo;&nbsp;De Niro&nbsp;&raquo;s Game&nbsp;&raquo;. Et pourtant, non. Je ne peux pas dire ça. Même si je lui trouve certains défauts, je lui trouve aussi des qualités. La première, et qui est une qualité cruciale en littérature, est celle de nous surprendre ! Eh oui, j&#8217;ai été, et ce à plusieurs reprises, surprise au cours de ma lecture. Rawi Hage parvient à construire son récit de telle manière que le lecteur croit que certains événements se sont passés de telle ou telle façon, pour nous apprendre par la suite que non, que la &laquo;&nbsp;réalité&nbsp;&raquo; est tout autre. La fin, également, est surprenante. Sans parler des diverses révélations qui émaillent le récit et qui, bien entendu, sont des clés pour l&#8217;explication finale.<br />
La deuxième qualité, que j&#8217;ai évoquée plus haut, est de nous enseigner quelque chose. Encore une que je trouve non négligeable.</p>
<p>Je remercie Violaine de <a href="http://www.chez-les-filles.com/" target="_blank">Chez les filles</a> et les éditions Denoël pour leur action qui m&#8217;a permis de découvrir ce livre.</p>
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