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	<title>Chaplum' &#187; Littérature européenne</title>
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	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
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		<title>&#171;&#160;Le dîner&#160;&#187; de Herman Koch</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 15:03:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Koch Herman]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment les parents d'enfants qui commettent des actes de délinquance réagissent-ils ? Sont-ils prêts à tout faire pour protéger et défendre leur progéniture, même si elle est coupable ? Ou au contraire vont-ils tout faire pour qu'ils se rendent compte de la gravité de leurs actes, même si la sentence sera lourde ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/d%C3%AEner.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5708" title="dîner" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/11/d%C3%AEner-183x300.jpg" alt="" width="183" height="300" /></a>Paul et son épouse Claire doivent aller dîner dans un restaurant très en vogue avec Serge, le frère de Paul, et sa femme Babette. Paul redoute cette épreuve car Serge est un politicien en vue, reconnu par tous et certainement le futur premier ministre. En plus, ce repas sera l&#8217;occasion de parler de leurs enfants, car Michel et son cousin, Rick, ont commis un acte grave, une bêtise qui risque de compromettre gravement leur avenir. Comment les adultes vont-ils réagir face aux actes de leurs enfants ?</p>
<p>J&#8217;avais lu des avis très positifs sur ce roman qui m&#8217;ont donné envie de le découvrir. Le sujet en est en plus brûlant d&#8217;actualité : comment les parents d&#8217;enfants qui commettent des actes de délinquance réagissent-ils ? Sont-ils prêts à tout faire pour protéger et défendre leur progéniture, même si elle est coupable ? Ou au contraire vont-ils tout faire pour qu&#8217;ils se rendent compte de la gravité de leurs actes, même si la sentence sera lourde ?</p>
<p>Malgré un début un peu lent, j&#8217;ai été assez vite accrochée au texte de Herman Koch. Pourtant, au début, je pensais devoir faire face à toutes une séries de petites plaintes mesquines de Paul envers son frère, le politicien à qui tout réussit, le flamboyant et ses manies insupportables. Mais c&#8217;était sans compter sur l&#8217;habileté du romancier qui, sous prétexte d&#8217;une construction autour du menu d&#8217;un repas, recrée le drame en y allant crescendo. Le lecteur croit donc savoir dès le départ ce qui se passe, comprendre les tenants et les aboutissants dès que les actes de Rick et Michel sont révélés. Mais peu à peu, l&#8217;ambiance et le contexte deviennent oppressants et la réalité se fait jour, inversant les croyances initiales du lecteur, qui s&#8217;aperçoit qu&#8217;il a été manipulé. Pour son plaisir mais ce qui le place dans une situation de malaise grandissante face à l&#8217;horreur des faits.</p>
<p>Ce roman est <strong>fascinant et saisissant</strong>.  Tout d&#8217;abord, on est incapable de le lâcher, voulant à tout prix connaître la suite tout en s&#8217;enfonçant dans une horrible stupéfaction. Et pourtant, on ne peut ignorer que ce qu&#8217;on lit est le reflet d&#8217;une réalité qui existe, que certaines personnes pensent et agissent ainsi. Les opinions de certains personnages, que l&#8217;on découvre peu à peu, sont nauséabondes et pourtant elles reflètent celles d&#8217;une partie de la population. Mais le pire est leur façon d&#8217;agir pour se protéger, eux et leur famille et qu&#8217;ils justifient.</p>
<p>Difficile de parler de ce livre sans trop en dévoiler. Je n&#8217;en dirai donc pas plus. Mais je le conseille, sans réserve. Une lecture nécessaire. J&#8217;ai pris une grande claque !</p>
<p>Les avis de <a href="http://yspaddaden.com/2011/08/14/le-diner-herman-koch/" target="_blank">Ys</a>, <a href="http://fibromaman.blogspot.com/2011/07/herman-koch-le-diner.html" target="_blank">Clara</a>, <a href="http://dasola.canalblog.com/archives/2011/10/12/22303198.html" target="_blank">dasola</a>, <a href="http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-le-diner-herman-koch-81982231.html" target="_blank">Hélène</a>, <a href="http://surmesbrizees.wordpress.com/2011/08/31/le-diner-herman-koch/" target="_blank">Brize</a>, <a href="http://www.amandameyre.com/archive/2011/08/18/le-diner-herman-koch.html" target="_blank">Amanda</a>, <a href="http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog.com/article-le-diner-d-herman-koch-86718722.html" target="_blank">Sandrine(SD49)</a>, <a href="http://facetiesdelucie.canalblog.com/archives/2011/10/15/22350508.html" target="_blank">Lucie</a>, <a href="http://motamots.canalblog.com/archives/2011/09/23/21586088.html" target="_blank">Alex motàmots</a>, &#8230;</p>
<p>Une nouvelle participation au challenge de <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-voisins-voisines-le-billet-recapitulatif-61954560.html" target="_blank">Kathel</a> pour les Pays-Bas. Un pays que je découvre en littérature !</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/voisins1.jpg"><img class="size-medium wp-image-3984 aligncenter" title="voisins1" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/voisins1-287x300.jpg" alt="" width="287" height="300" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;Chocolat&#160;&#187; de Joanne Harris</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 05:16:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Harris Joanne]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la petite ville de Lansquenet, Vianne et sa fille Anouk débarquent le jour du carnaval. Enthousiasmées par la joie, les couleurs et la fête, elles décident de s'installer sur place et ouvrent une confiserie, La céleste praline, face à l'église. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/09/chocolat.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5423" title="chocolat" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/09/chocolat-182x300.jpg" alt="" width="182" height="300" /></a>Dans la petite ville de Lansquenet, Vianne et sa fille Anouk débarquent le jour du carnaval. Enthousiasmées par la joie, les couleurs et la fête, elles décident de s&#8217;installer sur place et ouvrent une confiserie, La céleste praline, face à l&#8217;église. Mais la petite ville vit sous l&#8217;emprise du curé, Reynaud, qui ne voit pas l&#8217;arrivée de Vianne d&#8217;un bon œil, d&#8217;autant plus qu&#8217;il prend l&#8217;ouverture de la chocolaterie le premier jour du carême comme une attaque personnelle. Et lorsqu&#8217;elle refuse de le soutenir dans sa lutte contre les gens du voyage qui ont amarré leurs péniches au bord du fleuve, c&#8217;est la guerre ouverte.</p>
<p>J&#8217;ai vu l&#8217;adaptation cinématographique deux fois et j&#8217;avais adoré. Je ne sais donc pas pourquoi la lecture du roman en a été si fastidieuse. Peut-être que <a href="http://www.chaplum.com/vendetta-de-r-j-ellory-5583">Vendetta</a> avait été si prenant que ce livre m&#8217;est apparu bien fade à côté ou alors le souvenir du film a complétement parasité ma lecture. D&#8217;autant plus qu&#8217;il reste bien présent dans ma mémoire et que de nombreuses différences ont rapidement sauté à mes yeux. Là où dans le film, le vilain personnage hargneux était le maire, qui dominait un prêtre insignifiant, dans le roman, c&#8217;est le prêtre qui tient le rôle. Et il se confie à une personne inanimée couchée dans un lit, dont on découvre peu à peu l&#8217;identité. Une autre divergence de taille consiste dans la nature de la relation entre Roux, personnage incarné par Johnny Depp à l&#8217;écran, et Vianne. Bien d&#8217;autres discordances existent mais m&#8217;ont moins gênée.</p>
<p>Joanne Harris possède une écriture gourmande et savoureuse qui sied à merveille à une histoire qui porte un tel titre. La poésie est présente à chaque page, les personnages sont hauts en couleurs, la nature vit sous sa plume mais surtout on hume les arômes des pralines et on sent la texture du chocolat qui apparaît sous toutes ses formes. On a même parfois l&#8217;impression de le goûter tant la romancière en parle merveilleusement bien. Et pourtant, la magie n&#8217;a pas opéré comme avec le film et j&#8217;ai traîné ce livre pendant des jours, hésitant même à l&#8217;abandonner sans le finir, fait rare pour moi. Mais je me disais que je connaissais l&#8217;issue. Malgré tout, j&#8217;ai poursuivi. J&#8217;ai bien fait, car j&#8217;ai quand même eu des surprises. Et j&#8217;ai eu plaisir à passer ces quelques moments avec Vianne et Anouk, mais surtout Armande, cette vieille dame qui veut n&#8217;en faire qu&#8217;à sa tête et finir sa vie dans la dignité. Et Joséphine, cette femme qui prend enfin sa vie en main.<br />
Joanne Harris fait sortir les habitants de Lansquenet de l&#8217;obscurantisme religieux dans lequel Reynaud les maintenait pour garder une emprise sur eux grâce à Vianne et c&#8217;est jubilatoire d&#8217;assister à sa défaite.</p>
<p>Je pense que ce n&#8217;était pas le bon moment ou le roman idéal pour moi découvrir la plume de cette auteure mais je tenterai un autre roman pour me faire une vraie opinion de son écriture.</p>
<p>Allons voir l&#8217;avis de <a href="http://liratouva2.blogspot.com/2011/10/chocolat-de-joanne-harris.html" target="_blank">Mango</a> <a href="http://www.critiques-futiles.fr/films/chocolat-de-j-harris/" target="_blank">Nymphette</a> et Lystig avec qui je faisais une lecture commune.</p>
<p>D&#8217;autres avis : <a href="http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2011/08/07/21579374.html" target="_blank">Soukee</a>, <a href="http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2009/01/23/12198665.html" target="_blank">A propose de livres</a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg"><img class="size-full wp-image-4657 aligncenter" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg" alt="" width="216" height="162" /></a>Ce roman entre dans le challenge de <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/" target="_blank">Kathel</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-voisins-voisines-le-billet-recapitulatif-61954560.html"><img class="size-medium wp-image-3984 aligncenter" title="voisins1" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/voisins1-287x300.jpg" alt="" width="287" height="300" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;Le cantique de l&#8217;apocalypse joyeuse&#160;&#187; de Arto Paasilinna</title>
		<link>http://www.chaplum.com/le-cantique-de-lapocalypse-joyeuse-de-arto-paasilinna-4203</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Jan 2011 11:17:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Paasilinna Arto]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur son lit de mort, Asser Toropainen confie à son petit fils une mission pour le moins étrange : construire une église. Lui, un des grands communistes de son temps, connu pour avoir brulé bon nombre de ces temples de la religion, que lui prend-t-il donc ? Nul ne le saura jamais. Mais Eemeli, son petit fils, suit ses instructions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/cantique_apocalypse.jpg"><img class="size-medium wp-image-4133 aligncenter" title="cantique_apocalypse" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/cantique_apocalypse-177x300.jpg" alt="cantique_apocalypse" width="177" height="300" /></a></p>
<p>Sur son lit de mort, Asser Toropainen confie à son petit fils une mission pour le moins étrange : construire une église. Lui, un des grands communistes de son temps, connu pour avoir brulé bon nombre de ces temples de la religion, que lui prend-t-il donc ? Nul ne le saura jamais. Mais Eemeli, son petit fils, suit ses instructions et créée la Fondation funéraire d&#8217;Asser Toporainen pour la création d&#8217;une église dont il devient le Président, selon les dernières volontés de son grand-père. Peu à peu, il doit faire face aux difficultés administratives dans un pays et une Europe aux proies à la récession économique, à la pénurie de carburant et à la menace croissante de conflits. Mais une certaine solidarité se noue dans la région et des écologistes, des végétariens, des menuisiers viennent en aide au constructeur et une petite communauté se crée. Celle-ci se développe au gré de visiteurs curieux qui finissent par rester ou au hasard de rencontres. Mais toujours dans le respect de la nature et d&#8217;un retour aux valeurs du passé car vu la situation géographique de l&#8217;église, la communauté se retrouve isolée de tout et de toute technique moderne.<br />
Mais alors que la troisième guerre mondiale éclate et que partout la famine et la terreur s&#8217;installent, la communauté, elle, prospère et ne manque de rien.</p>
<p>La quatrième de couverture parle, de manière alléchante, d&#8217;un humour ravageur et d&#8217;un plaidoyer pour une vie plus proche de la nature et loin des diktats de la société de consommation. Je ne dois pas être dotée d&#8217;un humour finlandais, celui-ci devant être très différent de l&#8217;humour belge, pourtant pas réputé pour sa finesse cela dit en passant, car je n&#8217;ai pas ri ni souri à la lecture de ce roman. Je garde un excellent souvenir de <em>La douce empoisonneuse</em> et un assez bon de <em>Petits suicides entre amis</em> de cet auteur mais depuis, tous les romans que j&#8217;ai lus me déçoivent de plus en plus. Et là, je pense que c&#8217;est le coup de grâce, tant je me suis ennuyée. Je reconnais que le sujet ne m&#8217;attirait pas franchement. Pourtant, l&#8217;idée d&#8217;un certain retour à la nature et la fin d&#8217;une consommation de masse, notamment dans le secteur alimentaire aurait pu me séduire. Mais point de tout ça, enfin si mais pas présenté dans le sens où j&#8217;aurais pu être convaincue. Si ces finlandais loufoques reviennent bien aux méthodes ancestrales, c&#8217;est pour utiliser les bœufs comme esclave jusqu&#8217;à épuisement. D&#8217;ailleurs, quand le bœuf est bien épuisé, on en fait un festin ! Voir ces pauvres animaux traîner des cercueils en pleine nuit, des gros abrutis avinés et même une bombe H de deux tonnes, ben non, ça ne me fait pas rire &#8230; Et je passe les opérations à cœur ouvert sur un ours sur lequel le médecin se fait la main, les séances de chasse etc &#8230; Bon, si je suis pour la suppression de l&#8217;élevage massif, ce n&#8217;est pas pour revenir à l&#8217;âge de pierre non plus hein !</p>
<p>Et je passe sur la vision de l&#8217;Europe de Arto Paasilinna. Ce roman a été écrit en 1992, le monsieur était un peu visionnaire, même s&#8217;il n&#8217;a pas une grande estime des institutions européennes et de leur intrusion dans les affaires internes de chaque pays. Les fonctionnaires, européens ou finlandais, en prennent aussi pour leur grade. Mais là où il a eu le nez fin, c&#8217;est qu&#8217;il avait prédit qu&#8217;il y aurait une monnaie unique.</p>
<p>Vous l&#8217;aurez compris, ce roman ne m&#8217;a pas séduite ni convaincue. Je pense en avoir fini avec Arto Paasilinna, quoique je suis quand même tentée par <em>Le lièvre de Vatanen</em>. On verra.<br />
J&#8217;ai lu ce roman dans le cadre du <a href="http://cocolasbooks.blogspot.com/2010/01/challenge-caprice-quand-on-aime.html" target="_blank">challenge Caprice</a> organisé par <a href="http://cocolasbooks.blogspot.com/" target="_blank">Cocola</a>. C&#8217;était le choix d&#8217;<a href="http://lilietlediable.blogspot.com/" target="_blank">Isleene</a>. Je m&#8217;excuse auprès d&#8217;elle pour le retard et pour mon manque d&#8217;enthousiasme. J&#8217;estime malgré tout ce challenge réussi car, bien qu&#8217;il devait se terminer au 31 décembre, j&#8217;avais commencé le livre avant cette date, donc ça compte, non ?</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/challenge-caprice.JPG"><img class="size-medium wp-image-4137 aligncenter" title="challenge caprice" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/challenge-caprice-300x218.jpg" alt="challenge caprice" width="300" height="218" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Il entre également dans le <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-voisins-voisines-61733894.html" target="_blank">challenge de Kathel</a>, auquel c&#8217;est ma troisième participation.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/voisins1.jpg"><img class="size-medium wp-image-3984 aligncenter" title="voisins1" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/voisins1-287x300.jpg" alt="voisins1" width="287" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left;">D&#8217;autres avis chez <a href="http://www.blog-o-book.com/le-cantique-de-lapocalypse-joyeuse">BOB</a>. (où je me rends compte que mon avis est encore bien différent de celui de tout le monde &#8211; ai-je tout trop pris au pied de la lettre ? Sûrement ! )</p>
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		<item>
		<title>&#171;&#160;Une vie qui n&#8217;était pas la sienne&#160;&#187; de Juan José Millas</title>
		<link>http://www.chaplum.com/une-vie-qui-netait-pas-la-sienne-de-juan-jose-millas-3951</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/une-vie-qui-netait-pas-la-sienne-de-juan-jose-millas-3951#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Nov 2010 20:47:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature hispanique]]></category>
		<category><![CDATA[Millas Juan José]]></category>

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		<description><![CDATA[Laura et Julio sont un couple ordinaire, qui mènent une petite vie tranquille. Mais leur vie semble s'arrêter quand un coup de fil leur annonce que leur voisin, Manuel, vient de se faire renverser par une voiture et est dans le coma. Il faut dire que, depuis un an qu'il s'est installé dans l'appartement voisin, Manuel est devenu très présent dans leur quotidien.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/vie_pas_la_sienne.jpg"><img class="size-medium wp-image-3956 aligncenter" title="vie_pas_la_sienne" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/vie_pas_la_sienne-218x300.jpg" alt="vie_pas_la_sienne" width="218" height="300" /></a></p>
<p>Laura et Julio sont un couple ordinaire et mènent une petite vie tranquille. Mais leur quotidien se fige quand un coup de fil leur annonce que leur voisin, Manuel, vient de se faire renverser par une voiture et est dans le coma. Il faut dire que, depuis un an qu&#8217;il habite l&#8217;appartement voisin, Manuel est devenu très présent dans leur vie, passant régulièrement la soirée avec eux et même des journées entières. C&#8217;est un peu comme s&#8217;il était l&#8217;enfant qu&#8217;ils n&#8217;arrivent pas à avoir. Peu à peu, cette absence met à jour les difficultés du couple, jusqu&#8217;à ce que Laura chasse Julio. Ce dernier, qui a reçu les clés de Manuel des mains de son père, s&#8217;installe chez son voisin et se met à espionner sa femme.</p>
<p>J&#8217;avais été alléchée par le billet de <a href="http://leiloona.canalblog.com/archives/2010/08/28/18916926.html">Leiloona</a> et me suis inscrite pour recevoir ce roman qu&#8217;elle fait voyager. Mais le charme n&#8217;a pas opéré sur moi. Tout d&#8217;abord, tout est question de perception. Je m&#8217;étais faite une idée du roman et je n&#8217;y ai pas du tout trouvé ce que j&#8217;y attendais. J&#8217;ai donc été déstabilisée car, finalement, ce résumé, qu&#8217;on ne peut pourtant présenter autrement, m&#8217;apparaît un peu trompeur.</p>
<p>Mais ce n&#8217;est pas la seule raison pour laquelle je suis passée à côté de ce roman. Le style de l&#8217;auteur ne m&#8217;a pas du tout séduite. La langue est sèche et froide. Pas un mot de trop n&#8217;est dit et le style est assez plat, je trouve. Les personnages ne m&#8217;ont pas convaincue non plus. On ne s&#8217;y attache pas, aucun ne m&#8217;a semblé sympathique, au contraire. J&#8217;ai suivi leur histoire, extérieure, sans jamais me sentir concernée. Et quelle histoire ! Non vraiment, un roman qui ne m&#8217;a pas séduite. Et j&#8217;avoue aussi que la fin m&#8217;a stupéfiée et ce à plusieurs niveaux mais je garde mon opinion pour ne rien révéler.</p>
<p>Allez plutôt lire les avis de <a href="http://leiloona.canalblog.com/archives/2010/08/28/18916926.html">Leiloona</a>, <a href="http://carnets-de-lecture.over-blog.com/article-une-vie-qui-n-etait-pas-la-sienne-juan-jose-millas-61631189-comments.html">Pimprenelle</a>, <a href="http://cameelitteraire.canalblog.com/archives/2010/10/28/19451919.html#comments" target="_blank">Hathaway</a> et <a href="http://la-ronde-des-post-it.vefblog.net/420.html">Lasardine</a>, toutes enthousiastes et inscrivez-vous chez <a href="http://leiloona.canalblog.com/archives/2010/09/07/18958617.html">Leiloona</a> qui le fait voyager pour vous forger votre propre avis ! Je la remercie d&#8217;ailleurs de l&#8217;avoir fait voyager jusqu&#8217;ici <img src='http://www.chaplum.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Je rappelle aussi que Leiloona fait voyager <em>Et les hommes sont venus</em>, superbe roman !</p>
<p>Première participation au challenge de <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-voisins-voisines-61733894.html">Kathel</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/voisins1.jpg"><img class="size-medium wp-image-3984 aligncenter" title="voisins1" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/11/voisins1-287x300.jpg" alt="voisins1" width="287" height="300" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;Le goût des pépins de pomme&#160;&#187; de Katharina Hagena</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Sep 2010 19:28:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Hagena Katharina]]></category>

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		<description><![CDATA[La grand-mère d'Iris décède et la jeune femme revient dans le village où vivait Bertha pour les funérailles. Elle y retrouve ses parents mais aussi les deux soeurs de Christa, sa mère, Inga et Harriet. Lors de la lecture du testament, Iris apprend qu'elle hérite de la maison familiale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/09/goût_pepins_pomme.jpg"><img class="size-medium wp-image-3450 aligncenter" title="goût_pepins_pomme" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/09/goût_pepins_pomme-205x300.jpg" alt="goût_pepins_pomme" width="205" height="300" /></a></p>
<p>La grand-mère d&#8217;Iris décède et la jeune femme revient dans le village où vivait Bertha pour les funérailles. Elle y retrouve ses parents mais aussi les deux soeurs de Christa, sa mère, Inga et Harriet. Lors de la lecture du testament, Iris apprend qu&#8217;elle hérite de la maison familiale. Elle décide alors de rester quelques jours sur place, alors que toute la famille est déjà repartie. Sous un brulant soleil d&#8217;été, elle redécouvre la vieille bâtisse et surtout le jardin. Et les souvenirs affluent. Iris se souvient de sa jeunesse auprès de sa grand-mère, de ses tantes, de son grand-père Hinnerk mais surtout de sa cousine Rosemarie, qui est morte 15 ans plus tôt &#8230;</p>
<p>Quel beau roman dans lequel on s&#8217;immerge tandis que la nostalgie finit par nous emporter. La chaleur rend Iris un peu indolente lors de l&#8217;exploration de son héritage et de ses souvenirs et c&#8217;est ce sentiment qui, au début, berce le lecteur alors qu&#8217;il suit la narratrice dans son passé et qu&#8217;il s&#8217;interroge sur ce qui a bien pu se passer 15 ans plus tôt, sur les secrets de cette famille à l&#8217;aspect pourtant si lisse. Mais on sent dès le début que des drames se cachent dans les recoins des escaliers ou derrière les arbres du jardin.</p>
<p>Un roman dans lequel je prenais plaisir à me replonger dès que je le pouvais. Car le moins qu&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que l&#8217;auteur s&#8217;y entend pour distiller les souvenirs au compte-gouttes maintenant un certain suspense autour de la mort de Rosemarie. Et le lecteur, moi en l&#8217;occurrence, a très envie de découvrir ce qui s&#8217;est joué cet été là.</p>
<p>J&#8217;ai aussi apprécié de connaître un peu plus la littérature allemande, que je ne lis pratiquement pas. Katherina Hagena effleure ainsi l&#8217;attitude du grand-père pendant la seconde guerre mondiale et les conséquences qui en ont découlé.</p>
<p>Je dois avouer que les passages sur la maladie de Bertha, qui souffre d&#8217;Alzheimer, ont été un peu moins agréables, même si ils sont traités de manière très neutres et sobres, et sont même remplis de tendresse. Mais toute maladie m&#8217;effraie et je préfère ne pas lire sur ce genre de sujets.</p>
<p>Un roman qui m&#8217;a beaucoup plu, tout en finesse et en douceur. J&#8217;aime les histoires autour des maisons et des secrets de famille et ce roman réussit à planter un décor et à faire vivre une demeure familiale sous la plume tendre d&#8217;une romancière qui aime ses personnages.</p>
<p>Je remercie <a href="http://legoutdeslivres.canalblog.com/" target="_blank">Aifelle</a> qui en a fait un livre voyageur. Les avis de <a href="http://legoutdeslivres.canalblog.com/archives/2010/03/13/17217034.html" target="_blank">Aifelle</a>, <a href="http://lilietlediable.blogspot.com/2010/07/katharina-hagena-le-gout-des-pepins-de.html" target="_blank">Lili et le diable</a>, <a href="http://pragmatisme.over-blog.fr/article-le-gout-des-pepins-de-pomme-katharina-hagena-50251779.html" target="_blank">Bénédicte</a>, <a href="http://liratouva2.blogspot.com/2010/05/le-gout-des-pepins-de-pomme-de.html" target="_blank">Mango</a>, <a href="http://lemondedemirontaine.hautetfort.com/archive/2010/03/30/le-gout-des-pepins-de-pomme-de-katharina-hagena.html" target="_blank">Mirontaine</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Le mec de la tombe d&#8217;à côté&#160;&#187; de Katarina Mazetti</title>
		<link>http://www.chaplum.com/le-mec-de-la-tombe-da-cote-de-katarina-mazetti-2965</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 04:04:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Mazetti Katarina]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais pas ce qui me pousse parfois à acheter un roman, qui à la base ne m'attirait pas vraiment, parce que j'en lis beaucoup de bien sur les blogs !!!! Vous l'aurez compris, je n'ai pas franchement été conquise par ce livre. Non que je le trouve mauvais ou quoi que ce soit mais il n'est tout simplement pas fait pour moi et ne correspond pas à mes goûts !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/07/mec_tombe.jpg"><img class="size-medium wp-image-2969 aligncenter" title="lemecdelatombe.indd" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/07/mec_tombe-189x300.jpg" alt="lemecdelatombe.indd" width="189" height="300" /></a></p>
<p>Depuis que son mari est décédé, Désirée se rend presque tous les jours sur sa tombe. Là, elle est au calme pour réfléchir à sa vie, sur le petit banc qui fait face à la tombe, dépouillée et soigneusement entretenue, de son époux. Mais depuis peu, voilà que Benny, un jeune fermier, vient lui aussi s&#8217;asseoir sur ce banc. Sa mère est morte et il se retrouve seul aux commandes de la ferme familiale. Il vient donc régulièrement entretenir le caveau tape à l&#8217;oeil et débordant de fleurs de ses parents.</p>
<p>Dès le début, les deux se prennent en grippe, chacun estimant que l&#8217;autre vient déranger sa quiétude. Mais peu à peu, une étrange attirance les pousse l&#8217;un vers l&#8217;autre.</p>
<p>Je ne sais pas ce qui me pousse parfois à acheter un roman, qui à la base ne m&#8217;attirait pas vraiment, parce que j&#8217;en lis beaucoup de bien sur les blogs !!!! Vous l&#8217;aurez compris, je n&#8217;ai pas franchement été conquise par ce livre. Non que je le trouve mauvais ou quoi que ce soit mais il n&#8217;est tout simplement pas fait pour moi et ne correspond pas à mes goûts ! Je me suis ennuyée pendant une grande partie et je l&#8217;ai d&#8217;ailleurs traîné plusieurs jours ! Bref, je ne sais pas trop quoi en dire !</p>
<p>Il est évident dès le départ que Désirée et Benny ne sont pas fait l&#8217;un pour l&#8217;autre et que la relation s&#8217;annonce plus que chaotique. Elle est intello et élitiste jusqu&#8217;aux bouts des ongles. Elle a des idées bien arrêtées sur ce que doit être sa vie et se voit mal mettre la main dans la bouse, ni vivre dans une ferme tout droit sortie d&#8217;un décor des années 50. Benny, lui, est un véritable garçon de la ferme. Il méprise ces gens de la ville qui lisent &laquo;&nbsp;Lacong&nbsp;&raquo; et se sentent supérieurs pour ça. Pour lui, l&#8217;avenir, c&#8217;est ses 24 vaches laitières et le recrutement ! D&#8217;ailleurs, il rêve d&#8217;une femme qui lui prépare le repas pendant qu&#8217;il s&#8217;occupe de la traite. Concession à laquelle n&#8217;et pas prête Désirée. Et pourtant l&#8217;alchimie fonctionne entre ces deux êtres. Le problème est qu&#8217;ils ne veulent faire aucune concession et que chacun veut convaincre l&#8217;autre de se rallier à son propre mode de vie. Que va-t-il se passer ?</p>
<p>Aucun de ces deux personnages ne m&#8217;a touchée. Et certainement pas Benny avec sa conception ancestrale de la femme. La fin m&#8217;a tout bonnement horrifiée. Serais-je vieux jeu ? Peut-être mais moralement, je trouve ça consternant. C&#8217;est peut-être aussi parce que les personnages m&#8217;énervaient et que cette fin m&#8217;aurait moins dérangé pour d&#8217;autres. C&#8217;est possible. Bref, un roman que j&#8217;aurai vite oublié et qui n&#8217;était pas fait pour moi !</p>
<p>Allons voir l&#8217;avis de <a href="http://lacavernedankya.canalblog.com/" target="_blank">Ankya</a>, <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/" target="_blank">Cynthia</a>, <a href="http://fibromaman.blogspot.com/" target="_blank">Clara,</a> <a href="http://chez-anjelica.over-blog.com/article-le-mec-de-la-tombe-d-a-cote-de-katarina-mazetti-53479254.html" target="_blank">Anjelica</a> et <a href="http://aperto.libro.over-blog.com/" target="_blank">Calypso</a> avec qui je faisais une lecture commune.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/06/Logo-LC.jpg"><img class="size-full wp-image-2820 aligncenter" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/06/Logo-LC.jpg" alt="Logo-LC" width="216" height="162" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;Loin des bras&#160;&#187; de Metin Arditi (Suisse)</title>
		<link>http://www.chaplum.com/loin-des-bras-de-metin-arditi-suisse-2906</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Jun 2010 06:43:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Arditi Metin]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette rentrée scolaire de 1959, l'institut Alderson à Lausanne connaît des difficultés. Quelques désistements parmi les élèves et des réparations nécessaires, notamment dans les infrastructures sportives, mettent l'équilibre financier à mal. Mais Mme Alderson, devenue seule directrice depuis le décès de son époux, fait tout pour maintenir le budget et la réputation de son établissement, qui est toute sa vie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/06/loin_des_bras.jpg"><img class="size-medium wp-image-2911 aligncenter" title="loin_des_bras" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/06/loin_des_bras-157x300.jpg" alt="loin_des_bras" width="157" height="300" /></a></p>
<p>En cette rentrée scolaire de 1959, l&#8217;institut Alderson à Lausanne connaît des difficultés. Quelques désistements parmi les élèves et des réparations nécessaires, notamment dans les infrastructures sportives, mettent l&#8217;équilibre financier à mal. Mais Mme Alderson, devenue seule directrice depuis le décès de son époux, fait tout pour maintenir le budget et la réputation de son établissement, qui est toute sa vie. Même si elle doit demander à certains professeurs de reprendre la charge de quelques cours de manière bénévole. Ce qu&#8217;ils acceptent volontiers, car pour la plupart d&#8217;entre eux, l&#8217;institut est un refuge et un moyen de protéger des secrets parfois honteux dans les années 50 : un mari allemand qui a participé au régime nazi, l&#8217;homosexualité, des relations que la morale réprouve ou encore une façon de fuir un passé douloureux.</p>
<p>J&#8217;avais repéré ce roman chez <a href="http://liratouva2.blogspot.com/" target="_blank">Mango</a> et <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/" target="_blank">Kathel</a> et j&#8217;avais envie de découvrir ce romancier suisse. Je n&#8217;ai donc pas hésité dès que Mango en a fait un livre voyageur.</p>
<p>Loin des bras est un roman plaisant à lire. Il est composé de courts chapitres qui rendent la lecture aisée et agréable. Chaque chapitre se consacre à l&#8217;un ou l&#8217;autre personnage, professeur ou élève, dévoilant peu à peu les fêlures internes que chacun cache à son entourage. Le lecteur suit de la même manière les différentes interactions, le tableau prenant forme petit à petit sous nos yeux. L&#8217;écriture fluide et soignée de Metin Arditi constitue un atout supplémentaire de ce roman.</p>
<p>J&#8217;ai passé un bon moment en lisant ce roman. La construction est extrêmement travaillée et la psychologie des personnages soigneusement étudiée. Et c&#8217;est peut-être là ce qui m&#8217;a gênée. C&#8217;est trop parfait, à un tel point que le récit souffre d&#8217;une sorte de froideur et d&#8217;une distance qui font que je n&#8217;ai jamais pu vraiment m&#8217;investir. J&#8217;ai ressenti du détachement pour les personnages tout au long du roman et je ne me suis jamais sentie réellement plongée dans l&#8217;intrigue. Dommage car ce roman avait un énorme potentiel.</p>
<p>Je remercie <a href="http://liratouva2.blogspot.com/" target="_blank">Mango</a> pour le prêt.</p>
<p>L&#8217;avis de <a href="http://liratouva2.blogspot.com/2009/08/loin-des-bras-de-metin-arditi.html" target="_blank">Mango</a>, de <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-metin-arditi-loin-des-bras-41073729.html" target="_blank">Kathel</a>, de <a href="http://surmesetageres.over-blog.fr/article-34327105.html" target="_blank">Aurore</a>, de <a href="http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2009/12/19/16191729.html" target="_blank">Aproposdelivres</a></p>
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		<item>
		<title>&#171;&#160;Vingt-quatre heures de la vie d&#8217;une femme&#160;&#187; de Stefan Zweig</title>
		<link>http://www.chaplum.com/vingt-quatre-heures-de-la-vie-dune-femme-de-stefan-zweig-2494</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 05:45:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Zweig Stefan]]></category>

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		<description><![CDATA[J’avais lu, il y a longtemps, La confusion des sentiments qui m’avait énormément plu et je m’étais promis de relire Zweig. Ce roman, de par son sujet, était celui qui m’attirait le plus. Je suppose que je vais m’attirer des foudres en osant dire que j’ai été légèrement déçue.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/03/24hviefemme.jpg"><img class="size-medium wp-image-2497 aligncenter" title="24hviefemme" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/03/24hviefemme-182x300.jpg" alt="24hviefemme" width="182" height="300" /></a></p>
<p>Dans une pension d’une petite station balnéaire, c’est le choc. Mme Henriette, jeune femme respectable, épouse et mère de trois enfants, vient de s’enfuir avec un homme qu’elle venait à peine de rencontrer. L’ensemble des pensionnaires s’en donne à cœur joie pour la condamner, sauf le narrateur, qui semble la comprendre et la défendre. C’est alors que Mrs C., une vieille anglaise s’adresse à lui : elle souhaite se confier et lui raconter ce qui lui est arrivé il y a bien des années, alors qu’elle était jeune veuve, lors d’un séjours à Monte-Carlo. Elle a besoin de soulager sa conscience de ce qui s’est passé pendant ces vingt-quatre heures qu’elle n’a jamais pu oublier, ni se pardonner.</p>
<p>J’avais lu, il y a longtemps, <em>La confusion des sentiments</em> qui m’avait énormément plu et je m’étais promis de relire Zweig. Ce roman, de par son sujet, était celui qui m’attirait le plus. Je suppose que je vais m’attirer des foudres en osant dire que j’ai été légèrement déçue.</p>
<p>Soyons francs, il n’y a rien à redire quant à l’écriture. J’ai retrouvé le style magnifique et irréprochable que j’avais aimé dans <em>La confusion des sentiments</em>. Stefan Zweig est un virtuose de la prose et joue avec les mots d’une manière rarement égalée.<br />
Malheureusement, j’ai eu du mal à m’intéresser à l’intrigue dans la première moitié du roman. Je ne sais pas si je l’ai lu dans de mauvaises conditions, mais le résultat est là. Je me suis même pratiquement ennuyée. Je dois avouer aussi que j’ai eu du mal à comprendre l’attitude de Mrs C. et la façon dont elle se laisse embarquer dans cette sordide aventure ! Il m’a donc été totalement impossible de m’identifier à elle. J’avais plutôt envie de lui mettre une bonne paire de claques !Evidemment, l&#8217;époque est autre mais justement. Je n&#8217;ai compris ni ce qui la pousse à agir de la sorte, ni les raisons qu&#8217;elle invoque.</p>
<p>Mais curieusement, j’ai ensuite dévoré la deuxième partie, ne pouvant plus m’arrêter de lire, oubliant totalement le monde qui m’entourait, voulant à tout prix connaître l’issue de cette histoire ! Je retrouvais donc le Zweig dont j’avais le souvenir ! Conclusion, dommage pour ce mauvais départ. Ce roman reste l&#8217;oeuvre d&#8217;un très grand écrivain mais je reste sur ma petite déception du début et pour mon incompréhension de l&#8217;attitude de l&#8217;héroïne.</p>
<p>Allons voir ce qu’en ont pensé <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/" target="_blank">Cynthia</a> et <a href="http://fibromaman.blogspot.com/" target="_blank">Clara</a> avec lesquelles j’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune.</p>
<p>D&#8217;autres avis chez <a href="http://www.blog-o-book.com/vingt-quatre-heures-de-la-vie-dune-femme" target="_blank">BOB</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/02/Logo-LC.jpg"><img class="size-full wp-image-2423 aligncenter" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/02/Logo-LC.jpg" alt="Logo-LC" width="216" height="162" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;La circoncision&#160;&#187; de Bernhard Schlink</title>
		<link>http://www.chaplum.com/la-circoncision-de-bernhard-schlink-2240</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 16:30:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Schlink Bernhard]]></category>

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		<description><![CDATA[Parti faire une thèse à New-York, Andi rencontre Sarah dans Central Park. Au bout de trois jours, ils sont amoureux. Ce qui aurait pu être une romance idyllique, tourne pourtant rapidement à l’incompréhension qui règne au sein de certains couples mixtes. Car Andi est allemand et Sarah issue d’une famille juive.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/02/circoncision.jpg"><img class="size-medium wp-image-2242 aligncenter" title="circoncision" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/02/circoncision-178x300.jpg" alt="circoncision" width="178" height="300" /></a></p>
<p>Parti faire une thèse à New-York, Andi rencontre Sarah dans Central Park. Au bout de trois jours, ils sont amoureux. Ce qui aurait pu être une romance idyllique, tourne pourtant rapidement à l’incompréhension qui règne au sein de certains couples mixtes. Car Andi est allemand et Sarah issue d’une famille juive dont certains membres sont des rescapés de la Shoah et d’autres n’ont pas eu cette chance.</p>
<p>Ce court texte fait en fait partie du recueil <em>Amours en fuite</em>. J’avais beaucoup aimé <em>Le liseur</em> de Bernhard Schlink qui posait de manière pertinente des questions sensibles qui doivent tracasser beaucoup de jeunes allemands. Le romancier le faisait en plus avec beaucoup de sensibilité, d’intelligence et sans tabou. Et il avait le mérite de me mettre sous les yeux et dans la tête une problématique qu’on occulte facilement, à savoir le lourd héritage des allemands d’aujourd’hui et la façon dont ils doivent vivre avec ce passé et les actes de leurs parents. J’attendais donc beaucoup de cette nouvelle, dont le thème me semblait prometteur et j’avoue avoir été déçue.</p>
<p>Pourtant dès le début, j’y ai retrouvé le style et la verve propre à l’écrivain. Il pose les bonnes questions et on peut se demander si il n’y a pas une part de vécu derrière tout ça. Dès le début, Andi se retrouve sous le feu des moqueries pour son côté « allemand », son ordre qui fait si « germanique », même le choix de sa thèse ou ses lectures relèvent d’une attitude « allemande » selon Sarah. Andi fait bonne figure, se retrouvant souvent à devoir défendre son pays, sa langue, les expressions allemandes etc. Sarah lui assène même qu’il doit être content qu&#8217;elle et sa famille l’acceptent et ne lui reprochent pas d’être allemand.<br />
J&#8217;ai tout de suite retrouvé le ton qui m&#8217;avait plu dans <em>Le Liseur</em>. Je ne peux juger de la façon dont les Allemands doivent faire face aux étrangers, mais je peux penser que tout cela est vrai ! J’ai souvent entendu pire que pendre à leur égard parmi les gens qui avaient connu la guerre ou leurs descendants. Mais il ne me viendrait pas à l’idée de juger un jeune allemand sur sa nationalité. L’attitude de Sarah devient donc rapidement irritante. Mais le pire est quand elle lui parle de son côté « nazi ». Quelle insulte qu’elle tourne ensuite en dérision !</p>
<p>Mais jusque là, je trouvais la tonalité de la nouvelle très juste, étant choquée de la tournure que prenait la relation entre Andi et Sarah. Malheureusement, deux éléments m’ont paru invraisemblables, sans que je puisse pourtant affirmer qu’ils ne peuvent être authentiques.  Tout d’abord, lors de leur voyage en Allemagne, Sarah critique Berlin et les Allemands qui veulent cacher leurs cicatrices en bétonnant le passé. Phrase étonnante dans la bouche d’une New-Yorkaise ! Si il y a bien un peuple qui fait fi du passé et ne s’encombre pas des vestiges mais abat tout pour reconstruire du neuf, c’est bien les Américains !!! Il y a un début de mouvement citoyen qui commence à s’opposer à ce qu’on détruise certains bâtiments pour les classer mais c’est minoritaire. Pour avoir visité Berlin et New-York, cette anecdote m’a paru réellement peu crédible. Mais soit, c’est un ressenti personnel qui n’engage que moi !</p>
<p>La deuxième déception vient de la décision prise par Andy pour résoudre ses problèmes de couple. Je suis saisie qu’il puisse croire que cela va tout arranger !!! Là aussi, je pense que cela vient d’une méconnaissance de l’auteur pour la religion juive ou j’ai loupé un épisode ! Mais bon, je ne veux pas en dire plus pour ne pas déflorer l’intrigue.</p>
<p>Bref, un avis en demi teinte. Je conseille vraiment de lire <em>Le liseur</em> plutôt que cette nouvelle. Quant à moi, elle ne me donne pas envie de découvrir la suite du recueil dont elle est issue mais, par contre, je compte bien lire d’autres romans de Schlink, dont par exemple <em>Le week-end</em>, qui vient de paraître en poche !</p>
<p>Les avis de <a href="http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/01/les-prejuges.html" target="_blank">Nanne</a>, de <a href="http://milleetunepages.canalblog.com/archives/2009/02/14/12534674.html" target="_blank">Stephie</a>, de <a href="http://lillyetseslivres.canalblog.com/archives/2006/10/27/3015228.html" target="_blank">Lilly</a>, de <a href="http://souslefeuillage.blogspot.com/2009/06/la-circoncision.html" target="_blank">Lael</a> et de <a href="http://carnets-de-lecture.over-blog.com/article-29429134.html" target="_blank">Pimprenelle</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://contesdefaits.blogspot.com/2009/10/un-petit-challenge.html"><img class="size-full wp-image-1810 aligncenter" title="CHALLENGE 2 EUROS" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/11/CHALLENGE-2-EUROS.jpg" alt="CHALLENGE 2 EUROS" width="200" height="200" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;La bâtarde d&#8217;Istanbul&#160;&#187; de Elif Shafak</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 16:47:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Shafak Elif]]></category>

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		<description><![CDATA[Des femmes de caractère

A Istanbul, Zeliha, une jeune femme de 19 ans, dont la colère est inversement proportionnelle à la longueur de ses jupes, effroyablement courtes même dans un Istanbul moderne, se rend du pas le plus décidé que lui permettent ses hauts talons chez le gynécologue qui doit lui permettre d’avorter. Au même moment, en Arizona, Rose, tout aussi furieuse, décide de se venger de son ex-mari et de toute sa famille arménienne, responsables, selon elle, de l’échec de leur mariage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"> <a href="http://www.chaplum.com/la-batarde-distanbul-de-elif-shafak-354/355/" rel="attachment wp-att-355" title="batarde.jpg"><img src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2008/11/batarde.jpg" alt="batarde.jpg" /></a></p>
<p><strong>Des femmes de caractère</strong></p>
<p>A Istanbul, Zeliha, une jeune femme de 19 ans, dont la colère est inversement proportionnelle à la longueur de ses jupes, effroyablement courtes même dans un Istanbul moderne, se rend du pas le plus décidé que lui permettent ses hauts talons chez le gynécologue qui doit lui permettre d’avorter. Mais le sort en décide autrement<span>  </span>et quelques mois plus tard naît Asya, petite fille qui, si elle n’a pas hérité de la beauté atypique de sa mère, partage sa colère envers le monde et la société !<br />
Au même moment, en Arizona, Rose, tout aussi furieuse, décide de se venger de son ex-mari et de toute sa famille arménienne, responsables, selon elle, de l’échec de leur mariage. Et quelle vengeance plus efficace contre un arménien américain qui les a abandonnées, elle et sa petite fille, que d’épouser un Turc, Mustapha, qui n’est autre que le frère de Zeliha ?</p>
<p>Voilà les bases d’un roman foisonnant à souhait qu’il est difficile de résumer. Les véritables héroïnes sont Asya et Armanoush, la fille de Rose. Chacune représente une facette de l’histoire turque. L’une qui vit en Turquie et qui ignore tout de la diaspora arménienne et l’autre, qui a été élevée, d’une part, dans la haine des Turcs par sa famille paternelle, et d’autre part, par un beau-père turc, que toute cette histoire n’intéresse pas et qui est donc partagée entre cette double culture qui est la sienne. Mais surtout, Elif Shafak ne prend jamais de parti, tout en n’épargnant pas les petits travers des uns et des autres. Il en résulte un roman délicieux, rempli de personnages colorés et dépaysants, tous plus attachants les uns que les autres, avec en toile de fond une ville que je ne connais pas du tout mais qui a l’air magnifique : Istanbul !</p>
<p>D’un côté, nous avons la famille d’Asya, composée exclusivement de femmes, car tous les hommes sont voués à une fin précoce. Ce qui explique le départ de Mustapha pour les Etats-Unis. Petite-Ma, la grand-mère, victime de la maladie d’alzheimer, sur qui tout le monde veille tendrement. Gulstrum, la mère, qui ne se remet pas du départ de son unique fils, elle essaie de mener son petit monde à la baguette. Enfin, ses quatre filles : Banu, qui après avoir perdu ses deux fils, est revenue au domicile familial et est devenue une voyante reconnue. Elle cohabite avec deux djinn ; Feride, hypocondriaque, elle change de couleurs de cheveux en même temps que de maladie ; Cevryie, professeur, elle a perdu son mari très jeune et enfin Zeliha, la rebelle, qui a une boutique de tatouage.<br />
De l&#8217;autre côté, la famille de Armanoush, qui est tout aussi atypique. En plus de Rose et de Mustapha, la jeune fille partage sa vie avec toute une tribu arménienne. Son père, Barsam, sa grand-mère Shushan, son oncle et ses tantes, quoi que moins présents dans le récit, sont également des personnages loufoques. La scène du rendez-vous galant est mémorable !</p>
<p>Les chapitres portent chaque fois le nom d&#8217;un ingrédient. D&#8217;ailleurs, les spécialités turques et arméniennes occupent une place de choix dans le roman et donnent envie de les découvrir davantage ! Je dois avouer qu&#8217;à part  les bons desserts au miel, je ne connaissais pas grand chose !</p>
<p>J&#8217;ai ressenti un pur bonheur pendant cette lecture. Non seulement pour les personnages, mais aussi pour le dépaysement qu’elle m’a procuré. Je n’ai pas l’habitude de lire des romans qui se déroulent en Turquie, ou au Moyen-Orient. L’écriture de Elif Shafak, vivante et colorée, m’a beaucoup plu. Elle fait véritablement vivre Istanbul dans notre imagination. Et enfin, elle aborde de manière intelligente un sujet sensible dans l’histoire de la Turquie. Elle a d’ailleurs fait l’objet de poursuites judiciaires en Turquie, mais elle a finalement été acquittée. L&#8217;auteur évoque surtout la question des origines et de l&#8217;identité, que ce soit Asya, qui ne connaît pas son père ou Armanoush qui a besoin de venir en Turquie, pour se sentir plus proche de sa famille arménienne, en revenant sur les lieux où ses grands parents ont vécu et d&#8217;où ils ont été chassé. Elle raconte aussi une belle histoire d&#8217;amitié et de liens entre les peuples !</p>
<p>Un magnifique roman que je vous conseille !</p>
<p>Les avis de <a href="http://www.amandameyre.com/archive/2007/09/25/la-batarde-d-istanbul-%E2%80%93-elif-shafak.html#comments" target="_blank">Amanda</a>, <a href="http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-15271546.html" target="_blank">Hélène</a> , <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-22305384.html" target="_blank">Kathel</a> , <a href="http://petitepom.sosblog.fr/pom-b1/La-batarde-d-Istanbul-Elif-Shafak-b1-p59416.htm" target="_blank">Petitepom.</a></p>
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