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	<title>Chaplum' &#187; Littérature francophone</title>
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		<title>&#171;&#160;La fille de son père&#160;&#187; de Anne Berest</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 19:58:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Berest Anne]]></category>

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		<description><![CDATA[La narratrice assiste à l'enterrement de son père. Et se souvient de l'anniversaire de sa soeur dix ans plus tôt. Irène fêtait ses 38 ans. Mais ce qui devait être une agréable fête de famille vire au drame.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/02/fille_père.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6060" title="fille_père" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/02/fille_père-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a>La narratrice assiste à l&#8217;enterrement de son père. Et se souvient de l&#8217;anniversaire de sa soeur dix ans plus tôt. Irène fêtait ses 38 ans, l&#8217;âge auquel leur mère avait été emportée par un cancer. Les trois filles vont donc chez leur père à cette occasion. Mais ce qui devait être une agréable fête de famille vire au drame, quand Catherine, la compagne du père, fait une crise de jalousie et révèle que Martine, dont la présence plane toujours sur la famille, n&#8217;était pas la mère parfaite dont on véhicule le portrait : &laquo;&nbsp;<em>Et puis Martine. Toujours Martine. Qui n&#8217;était quand même pas une sainte, parce que, faire un enfant avec un autre et ne rien dire à personne, c&#8217;est quand même pas des comportements de Vierge Marie</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Encore un roman français qui traite de trois soeurs. Mais on est loin des <a href="http://www.chaplum.com/les-soeurs-brelan-de-francois-vallejo-6004" target="_blank">Soeurs Brelan</a>, autant au niveau de l&#8217;histoire que de la qualité. Celui-ci est bien moins original et bien plus prévisible.<br />
On le comprend, il traite d&#8217;un drame familial, de secrets et de petites misères quotidiennes. C&#8217;est pas mal tourné, ça se lit vite et bien, l&#8217;écriture est plaisante mais ça manque de créativité. C&#8217;est banal. Cela dit, j&#8217;ai quand même été surprise par quelques passages qui détonnent mais justement, ça a l&#8217;air plaqué là, pas naturel.</p>
<p>Je l&#8217;ai lu en une petite journée. Il est court, le rythme soutenu et on ne s&#8217;ennuie pas. Malheureusement, la fin est trop prévisible. Le choix de la construction empêche tout suspense, ce n&#8217;est sans doute pas le but même si je crois qu&#8217;il y a quand même une volonté de surprendre le lecteur de la part de l&#8217;auteure.</p>
<p>Bref, un roman qui ne me laissera pas un souvenir impérissable mais devrait trouver son lectorat.</p>
<p>D&#8217;autres avis : <a href="http://liratouva2.blogspot.com/2010/12/la-fille-de-son-pere-par-anne-berest.html" target="_blank">Mango</a>, <a href="http://fibromaman.blogspot.com/2010/09/anne-berest-la-fille-de-son-pere.html" target="_blank">Clara</a>, <a href="http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-la-fille-de-son-pere-anne-beret-54383291.html" target="_blank">Hélène</a>, <a href="http://liliba.canalblog.com/archives/2011/02/26/20063684.html" target="_blank">Liliba</a>, <a href="http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-la-fille-de-son-pere-65465529.html" target="_blank">Jostein</a>, <a href="http://ruedesiam.blogspot.com/2011/09/la-fille-de-son-pere.html" target="_blank">Nanou</a>.</p>
<p>Ce roman est le premier de Anne Berest et entre donc dans le challenge de <a href="http://desmotsetdesnotes.over-blog.com/article-premier-roman-un-defi-91713258.html" target="_blank">Anne</a> pour lequel c&#8217;est ma deuxième participation.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/12/Defi-PR3.jpg"><img class="size-full wp-image-5872 aligncenter" title="Defi-PR3" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/12/Defi-PR3.jpg" alt="" width="226" height="150" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;Les soeurs Brelan&#160;&#187; de François Vallejo</title>
		<link>http://www.chaplum.com/les-soeurs-brelan-de-francois-vallejo-6004</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 07:34:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Vallejo François]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec humour ou parfois de manière plus dramatique, le romancier rend compte du destin de trois femmes, trois soeurs, qui décident de mener la vie comme elles l'entendent à un moment où la société n'accepte que peu l'originalité et la marginalité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/01/soeurs_brelan.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6007" title="mp les soeurs brelan:mp HACKL-Mariagex2" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/01/soeurs_brelan-186x300.jpg" alt="" width="186" height="300" /></a>A la mort de leur père, les soeurs Brelan se retrouvent à un conseil de famille qui devra décider de leur sort. Mais elles ont plus d&#8217;un tour dans leur sac et les jeunes filles ont réussi à fixer ce conseil le jour de leur anniversaire, car elles sont toutes nées à la même date à des années d&#8217;intervalle. Mais surtout, c&#8217;est l&#8217;année où Marthe, l&#8217;aînée, devient majeure. Elle peut donc hériter de sa part et surtout prendre ses soeurs en charge. La tante Rosie est offusquée, elle qui se voyait déjà installée dans la maison de son frère, cette maison si spacieuse et pourtant si particulière. Mais le juge est séduit par les trois drôlesses, qui ne cesseront jamais de mener la vie à leur guise, une vie qu&#8217;elles auront choisi et non subi.</p>
<p>Ce roman m&#8217;intriguait. J&#8217;avais vu des coups de coeur fleurir sur la blogosphère et des avis enthousiastes qui m&#8217;ont décidé à emprunter ce roman. Si je n&#8217;ai pas été emportée comme certaines, j&#8217;ai quand même été séduite par ce texte qui sort indéniablement des sentiers battus.</p>
<p>L&#8217;intrigue se situe dans les années 50 et fait de nombreuses références à la politique, l&#8217;architecture, à Le Corbusier et décrit avec excellence les constructions, dont la demeure des soeurs Brelan. On visualise dont très bien cette période et les décors dans lesquels il prend place. Cela rend la lecture d&#8217;autant plus agréable.<br />
Avec humour ou parfois de manière plus dramatique, le romancier rend compte du destin de trois femmes, trois soeurs, qui décident de mener la vie comme elles l&#8217;entendent à un moment où la société n&#8217;accepte que peu l&#8217;originalité et la marginalité. Encore moins qu&#8217;aujourd&#8217;hui. C&#8217;est aussi l&#8217;histoire d&#8217;une fratrie qui a bien du mal à vivre séparément.</p>
<p>François Vallejo, qui a déjà publié plusieurs romans, se distingue par un ton et une plume atypique au sein de la littérature française. Sa liberté d&#8217;écriture et la singularité de sa trame m&#8217;ont ravie et, après ma lecture de Véronique Ovaldé,  je découvre enfin des auteurs français dont l&#8217;imaginaire est fertile et créatif. Ses personnages savoureux et authentiques nous font tantôt rire, tantôt nous émeuvent ou encore nous irritent.</p>
<p>Une bonne découverte.</p>
<p>D&#8217;autres avis : <a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-les-soeurs-brelan-67985531.html" target="_blank">Keisha</a>, <a href="http://www.journal-d-une-lectrice.net/article-les-soeurs-brelan-fran-ois-vallejo-68613441.html" target="_blank">Papillon</a> (pas séduite), <a href="http://liliba.canalblog.com/archives/2011/01/15/19798764.html" target="_blank">Liliba</a> (coup de coeur), <a href="http://livrogne.com/2010/10/les-soeurs-brelan-francois-vallejo/" target="_blank">livrogne</a>, <a href="http://lecturissime.over-blog.com/article-les-soeurs-brelan-de-francois-vallejo-62662304.html" target="_blank">Hélène</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Et mon coeur transparent&#160;&#187; de Véronique Ovaldé</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 07:10:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Ovaldé Véronique]]></category>

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		<description><![CDATA[Lancelot Rubinstein subit le décès de sa femme Irina de plein fouet. Complètement anéanti par la perte de l'amour de sa vie, il a pourtant l'impression de la perdre une seconde fois. Qui était vraiment Irina ? Comment peut-on si mal connaître la personne avec qui on vit ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/01/coeur_transparent.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5956" title="coeur_transparent" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/01/coeur_transparent-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a>Lancelot Rubinstein subit le décès de sa femme Irina de plein fouet. Complètement anéanti par la perte de l&#8217;amour de sa vie, il a pourtant l&#8217;impression de la perdre une seconde fois. Qui était vraiment Irina ? Comment peut-on si mal connaître la personne avec qui on vit ? Car non, Irina n&#8217;était pas partie en avion pour un de ses reportages sur une espèce en voie de disparition. Elle est morte dans un accident de voiture, noyée au fond de la rivière Omoko. Au fur et à mesure de l&#8217;enquête et de ses interrogations, Lancelot s&#8217;aperçoit qu&#8217;il ignorait beaucoup de choses au sujet de son épouse. Désespéré, il mène son enquête afin de découvrir la vérité.</p>
<p><em>Et mon coeur transparent</em> est le cinquième roman de Véronique Ovaldé, celui qui l&#8217;a véritablement révélée. Jusqu&#8217;à récemment, j&#8217;étais assez peu attirée par cette romancière mais <a href="http://marecages.be/" target="_blank">Reka</a> a réussi à éveiller ma curiosité. Et je dois dire que la rencontre a été plus que concluante. J&#8217;ai même cru avoir trouvé mon premier coup de coeur de l&#8217;année, avant que l&#8217;enthousiasme ne retombe un peu. Mais les quelques rares réserves n&#8217;ont pas entaché mon engouement pour l&#8217;auteur, dont je n&#8217;hésiterai pas à lire d&#8217;autres titres.</p>
<p>Dès les premières pages, le style chatoyant et la plume élégante de Véronique Ovaldé m&#8217;ont régalée. Je suis rarement à ce point sous le charme d&#8217;une écriture et surtout, tout au long d&#8217;un roman. Mais dans ce cas précis, la romancière réussit à offrir une prose imagée et sensible en toute beauté et simplicité sur la durée.  Bien sûr, certains seront décontenancés par ces majuscules après des virgules indiquant un début de dialogue. Cela peut casser le rythme. Personnellement, j&#8217;ai adoré. L&#8217;intrigue m&#8217;a aussi rapidement embarquée, me prenant dans ses rouages, m&#8217;interpellant, me prenant dans les filets de ce pastiche de roman noir. J&#8217;étais ferrée, persuadée que le coup de coeur était à portée de main. Las, la magie n&#8217;a pas opéré totalement et j&#8217;ai trouvé que le roman s&#8217;est enlisé dans le genre qu&#8217;il voulait pasticher. Il n&#8217;a pas tenu ses promesses et l&#8217;auteur s&#8217;est un peu embrouillée dans ses pistes. Au final, il ne se passe plus rien. Lancelot tourne en rond et les pages défilent avant que le récit ne reprenne un nouveau souffle.</p>
<p>Heureusement, Véronique Ovaldé peut compter sur sa <strong>plume onirique</strong>, la solidité de son histoire mais surtout l&#8217;<strong>originalité</strong> de son roman et de ses personnages. Car ceux-ci sont certainement un des points forts. Le <strong>ton innovant</strong> du récit et l&#8217;<strong>anticonformisme</strong> des sujets qui apparaissent dans <em>Et mon coeur transparent</em>, Lancelot et Irina en tête, font que j&#8217;ai profondément aimé ce roman et suis passée outre les petites faiblesses du scénario.</p>
<p>Un roman atypique qui me réconcilie avec la littérature française ? J&#8217;attendrai de lire les autres titres de l&#8217;auteur pour me prononcer mais c&#8217;est prometteur.</p>
<p>L&#8217;avis de <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2009/12/06/et-mon-coeur-transparent-de-veronique-ovalde/" target="_blank">Constance93</a>, <a href="http://surmesbrizees.wordpress.com/2011/03/15/et-mon-coeur-transparent-sous-le-charme-dune-ecriture/" target="_blank">Brize</a>, <a href="http://facetiesdelucie.canalblog.com/archives/2009/03/04/12809056.html" target="_blank">Lucie</a>, <a href="http://www.myloubook.com/archive/2008/08/30/les-chevaliers-de-la-table-ronde-acte-2.html" target="_blank">Lou</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;Monsieur Madone&#160;&#187; de Maïté Bernard</title>
		<link>http://www.chaplum.com/monsieur-madone-de-maite-bernard-5509</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 18:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Maïté]]></category>

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		<description><![CDATA[Clémentine est une reporter, qui voyage dans les pays les plus dangereux du monde pour couvrir l'actualité. Mais parfois, pour arrondir les fins de mois, elle joue au paparazzi. Et c'est ainsi qu'elle se retrouve à Versailles, où elle n'avait plus mis les pieds depuis cinq ans. Cinq ans ... Cinq ans que Monsieur Madone s'est donné la mort pour ne pas se voir mourir d'un cancer incurable. Cinq ans que l'homme qu'elle aimait est parti et qu'elle doit affronter le monde sans lui.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/10/monsieur_madone.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5512" title="monsieur_madone" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/10/monsieur_madone.jpg" alt="" width="175" height="300" /></a>Clémentine est une reporter, qui voyage dans les pays les plus dangereux du monde pour couvrir l&#8217;actualité. Mais parfois, pour arrondir les fins de mois, elle joue au paparazzi. Et c&#8217;est ainsi qu&#8217;elle se retrouve à Versailles, où elle n&#8217;avait plus mis les pieds depuis cinq ans. Cinq ans &#8230; Cinq ans que Monsieur Madone s&#8217;est donné la mort pour ne pas se voir mourir d&#8217;un cancer incurable. Cinq ans que l&#8217;homme qu&#8217;elle aimait est parti et qu&#8217;elle doit affronter le monde sans lui.<br />
Une fois le boulot fini, ses pas la mènent à l&#8217;ancien appartement de Monsieur Madone et chez ses parents. Elle sonne, tombe dans les bras de la mère d&#8217;Hugo, de son père, de sa soeur, &#8230; On lui reproche son absence &#8230; Et puis, Nicolas, le frère d&#8217;Hugo, Monsieur Madone. Et les mots, enfin, sortent, coulent. Et ils réussissent à parler de l&#8217;absent.</p>
<p>De Maïté Bernard, j&#8217;avais lu <a href="http://www.chaplum.com/meme-pas-malte-de-maite-bernard-2227">Même pas Malte</a>, une enquête du poulpe, dont le titre était un hommage à Marcus Malte. Ici, elle opère dans un tout autre registre et offre un roman tout en pudeur sur le thème du deuil, du suicide, de la perte et de la reconstruction. Publié dans la collection <strong>Nouvelles Voix</strong> de Pocket, le ton se veut résolument moderne, malgré un sujet intemporel. La jeune narratrice, après s&#8217;être enfoncée dans son chagrin, sa colère et son déni, profite de cette occasion inattendue pour se confronter à ses blessures. Curieusement, même si la douleur est toujours présente, la famille de Monsieur Madone va aussi l&#8217;aider à les panser. Réussir à enfin parler de sa tristesse, des souvenirs mais aussi d&#8217;un possible avenir aide Clémentine à sortir du marasme.</p>
<p>Un joli roman, qui évite de tomber à tout moment dans l&#8217;écueil de la facilité ou du larmoyant. Il reste à tout moment plein de pudeur et de tendresse et c&#8217;est cela qui m&#8217;a plu. Cependant, ce livre ne restera pas longtemps dans ma mémoire car ce n&#8217;est pas le genre que j&#8217;affectionne le plus et si cela reste une belle lecture, elle ne sort pas du lot.</p>
<p>D&#8217;autres avis : <a href="http://milleetunepages.canalblog.com/archives/2011/08/20/21826230.html" target="_blank">Stephie</a>, <a href="http://aliasnoukette.over-blog.com/article-monsieur-madone-maite-bernard-84852429.html" target="_blank">Noukette</a>, <a href="http://romansetlectures.canalblog.com/archives/2009/03/24/12982060.html" target="_blank">Calepin</a>, <a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/article-monsieur-madone-maite-bernard-58931109.html" target="_blank">Karine:)</a>, <a href="http://fibromaman.blogspot.com/2011/08/maite-bernard-monsieur-madone.html" target="_blank">Clara</a>, <a href="http://www.amandameyre.com/archive/2011/07/10/monsieur-madone-maite-bernard.html" target="_blank">Amanda</a> et <a href="http://www.bricabook.com/archives/2011/07/21/21650130.html" target="_blank">Leiloona</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Comme un frère&#160;&#187; de Françoise Bourdin</title>
		<link>http://www.chaplum.com/comme-un-frere-de-francoise-bourdin-5435</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/comme-un-frere-de-francoise-bourdin-5435#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 06:46:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Bourdin Françoise]]></category>

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		<description><![CDATA[Au fin fond du Jura, chaque hiver, le vieux Sixte sort de son isolement pour venir boire tout son soûl au café du village et surtout raconter une histoire, celle des frères Desroches, qui ont causé le malheur de sa fille.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/09/comme_un_fr%C3%A8re.gif"><img class="size-medium wp-image-5438 alignleft" title="comme_un_frère" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/09/comme_un_fr%C3%A8re-186x300.gif" alt="" width="186" height="300" /></a>Au fin fond du Jura, chaque hiver, le vieux Sixte sort de son isolement pour venir boire tout son soûl au café du village et surtout raconter une histoire, celle des frères Desroches, qui ont causé le malheur de sa fille.</p>
<p>Lors de l’incendie de la ferme familiale, le fils ainé Nathan réussit à sauver ses deux frères, Joachim et Justin. Mais s’il prend dans ses bras le jeune Joachim, il n’en va pas de même avec le cadet, un peu simplet, qu’il tire par le bras. Il faut dire qu’on soupçonne fortement Justin d’être à l’origine du feu meurtrier dans lequel les parents des trois garçons ont péri. Nathan, beau et fort, ne se laisse pas abattre, reconstruit une autre demeure et se lance dans l’élevage des chevaux. Entreprise qui lui assurera la prospérité et à laquelle il mêlera son frère Joachim. Il faut dire que ces deux là ne sont plus jamais quitté et un lien particulier les unit. Aussi, quand Nathan se décide à demander Suzanne en mariage, elle est prévenue, il fera tout pour l’honorer mais elle doit accepter que Joachim aura toujours la première place et que les deux frères  dorment ensemble. Mais quand le jeune homme rencontre Marie et souhaite en faire sa femme, il ne se doute pas qu’il est en train de conduire sa famille vers le malheur.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/le-testament-dariane-de-francoise-bourdin-4731"><em>Le Testament d’Ariane</em> </a>m’avait fait redécouvrir cette romancière il y a quelques temps. J’attends d’ailleurs le deuxième tome avec impatience. Aussi j’ai été ravie de recevoir ce roman, de manière totalement inattendue. Il m’a cependant moins séduite que le précédent.</p>
<p>Pourtant, dès les premières lignes, la plume pleine de verve de Françoise Bourdin nous emmène dans un Jura où les histoires familiales et les vieilles malédictions déchaînent encore les passions. Au cœur de la tempête hivernale, un vieil homme raconte devant les habitués, mais aussi face aux oreilles attentives des touristes de passage, la sordide affaire qui a secoué le pays quelques années plus tôt et a brisé sa vie. Pourquoi la splendide construction à l’orée du village est-elle aujourd’hui dans un tel état d’abandon ?<br />
Et pour sordide, elle l’est cette histoire de relation entre deux frères, qui s’aiment tellement qu’ils dorment ensemble, passent tout leur temps ensemble, et ce même alors que l’ainé est marié et père. Doté d’un caractère ombrageux et d’une force hors du commun, il ne s’adoucit que face à ce frère, qui ne se rend pas compte qu’en en profitant, il créé le malheur autour de lui, notamment chez la femme de son frère. Mais peut-être le payera-t-il aussi le jour où il voudra être un peu plus libre ?</p>
<p>Même si je reconnais que Françoise Bourdin a su m’accrocher grâce à son incroyable talent de conteuse et que je n’ai fait qu’une bouchée de ce roman lu en une journée, je n’aurais jamais été de moi-même vers ce genre de lecture. Si j’ai passé un agréable moment, j’avoue aussi que le style roman du terroir n’est pas vraiment ma tasse de thé mais je le recommande sans réserve à ceux qui en sont friands.</p>
<p>Je remercie Elodie qui m’a gentiment envoyé ce roman ainsi que les <a href="http://www.belfond.fr/site/page_accueil_site_editions_belfond_&amp;1.html" target="_blank">éditions Belfond</a>.</p>
<p>L’avis de <a href="http://irreguliere.over-blog.com/article-comme-un-frere-82233554.html" target="_blank">l’irrégulière</a> et sur le <a href="http://www.francoise-bourdin.com/site/fiche_livre&amp;400&amp;3&amp;2&amp;9782714450173.html" target="_blank">site</a> de Françoise Bourdin.</p>
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		<title>&#171;&#160;La mer Noire&#160;&#187; de Kéthévane Davrichewy</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jun 2011 07:19:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Davrichewy Kéthévane]]></category>

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		<description><![CDATA[e découvre, grâce aux blogs, de nombreuses cultures et littératures de régions dont j'ignorais pratiquement tout. C'est encore le cas avec ce roman de Kéthévane Davrichewy, romancière née à Paris mais issue d'une famille géorgienne. A partir des histoires et des témoignages recueillis au sein de sa famille, elle a écrit ce roman.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/06/mer_noire.jpg"><img class="size-medium wp-image-4985 aligncenter" title="mer_noire" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/06/mer_noire-183x300.jpg" alt="" width="183" height="300" /></a></p>
<p>Je découvre, grâce aux blogs, de nombreuses cultures et littératures de régions dont j&#8217;ignorais pratiquement tout. C&#8217;est encore le cas avec ce roman de Kéthévane Davrichewy, romancière née à Paris mais issue d&#8217;une famille géorgienne. A partir des histoires et des témoignages recueillis au sein de sa famille, elle a écrit ce roman, à la fois très beau portrait d&#8217;une femme et photographie d&#8217;un peuple qui a du s&#8217;exiler mais n&#8217;a jamais oublié sa terre d&#8217;origine.</p>
<p>Tamouna fête ses 90 ans. Tamaz l&#8217;a appelé pour lui dire qu&#8217;il viendra. Cet appel inattendu fait remonter les souvenirs. En 1918, le père de Tamouna participait à un gouvernement qui avait proclamé l&#8217;indépendance de la Géorgie. Tamouna, jeune fille, ne comprenait pas l&#8217;importance de tous ces jeux politiques et préférait s&#8217;amuser avec sa sœur et ses nombreux cousins et cousines. Mais lorsqu&#8217;elle rencontre Tamaz, les choses changent, son cœur s&#8217;emballe et elle ne pense plus qu&#8217;à lui. Mais bientôt, c&#8217;est l&#8217;heure de l&#8217;exil, la perte des repères, l&#8217;éloignement de la famille et des amis &#8230;</p>
<p>J&#8217;ai lu ce roman d&#8217;une traite et j&#8217;en ai beaucoup aimé la trame. J&#8217;aime cette alternance entre présent et passé et découvrir l&#8217;histoire d&#8217;un pays et d&#8217;un peuple dont je ne connaissais pratiquement rien. Le personnage de Tamouna est attachant et se plonger dans le Paris de l&#8217;entre-guerre, avec ses bals, les rêves des jeunes filles mais aussi les difficultés de s&#8217;intégrer pour ces géorgiens qui espèrent toujours bientôt revoir leur terre natale m&#8217;a complètement happée.</p>
<p>Cependant,  deux élément ont perturbés ma lecture. Premièrement, je me suis embrouillée dans les nombreux personnages et cela notamment à cause des noms géorgiens auxquels j&#8217;ai eu des difficultés à me familiariser et ce jusqu&#8217;à la fin. Il y a certains personnages dont je n&#8217;ai jamais su s&#8217;ils étaient la fille, la sœur ou la cousine de Tamouna, et j&#8217;avoue que c&#8217;est assez ennuyeux quand on lit un roman qui se situe au sein d&#8217;une famille aussi nombreuse. Pareil pour les nombreux enfants des uns et des autres. Cet inconvénient m&#8217;a empêché de vraiment plonger facilement au sein du récit dans les premiers chapitres. Deuxièmement, j&#8217;ai été perturbée par la narration jusqu&#8217;à ce que je comprenne que le passé était conté en &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; alors que le présent était raconté à la troisième personne, comme par un narrateur extérieur mais centré sur Tamouna et ses pensées, un narrateur omniscient. Il y avait donc quelque chose qui me gênait, sans que je mette le doigt dessus.</p>
<p>Une fois ces deux inconvénients repérés, j&#8217;ai pu profiter du roman et, à partir de là, j&#8217;ai réellement apprécié cette plongée dans la culture géorgienne au sein d&#8217;une communauté qui s&#8217;intègre difficilement et souffre de son exil. J&#8217;ai beaucoup aimé les personnages de ces femmes, mises à l&#8217;honneur, qui doivent traverser des épreuves dans un pays qui n&#8217;est pas le leur mais garde la tête haute.<br />
L&#8217;écriture de Kéthévane Davrichewy est vraiment belle. Mais je regrette malgré tout que l&#8217;on n&#8217;en sache pas plus sur l&#8217;histoire de Tamaz et de Tamouna. Je trouve que leurs séparations sont bien mystérieuses et si j&#8217;ai aimé l&#8217;ensemble du roman, l&#8217;histoire d&#8217;amour m&#8217;a déçue. Je l&#8217;ai trouvée incompréhensible.</p>
<p>Il n&#8217;en demeure pas moins que c&#8217;est un très beau roman, à découvrir.</p>
<p>Les avis de <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/2011/06/la-mer-noire-kethevane-davrichewy.html" target="_blank">Cynthia</a>, <a href="http://www.canelkiwi.com/" target="_blank">Canel</a> et <a href="http://depocheenpoche.wordpress.com/" target="_blank">Anne</a> avec qui je faisais une lecture commune.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg"><img class="size-full wp-image-4657 aligncenter" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg" alt="" width="216" height="162" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;Allumer le chat&#160;&#187; de Barbara Constantine</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 07:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Constantine Barbara]]></category>

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		<description><![CDATA[J'en entends déjà dire que la couverture ne pouvait que m'attirer. Et oui, je suis faible dès que je vois un beau chat ! Et comme de nombreux lecteurs enthousiastes adorent Barbara Constantine, je ne pouvais que lire ce titre. Hélas, je n'ai pas été complétement conquise.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/05/allumer_chat.gif"><img class="size-medium wp-image-4853 aligncenter" title="allumer_chat" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/05/allumer_chat-174x300.gif" alt="" width="174" height="300" /></a></p>
<p>Dès qu&#8217;il voit passer le chat, Bastos, c&#8217;est plus fort que lui, Raymond a envie de l&#8217;allumer. Mais Bastos ne s&#8217;en fait pas, il ne sait pas viser, Raymond. Mine non plus, sauf qu&#8217;une fois, il a réussi à plomber quatre lapins, et ça, ça ne lui a pas plu. Mais il va avoir d&#8217;autres choses à faire Raymond, car Josette, sa fille avec qui il s&#8217;est brouillé, a demandé à Mine si son père ne voudrait pas s&#8217;occuper de l&#8217;eczéma de son fils. Ça va l&#8217;adoucir Raymond, même si Rémi n&#8217;est pas très endurci. Surtout que le père du petit, Martial, vient de s&#8217;encastrer dans un cerf. Le con &#8230;</p>
<p>J&#8217;en entends déjà dire que la couverture ne pouvait que m&#8217;attirer. Et oui, je suis faible dès que je vois un beau chat ! Et comme de nombreux lecteurs enthousiastes adorent Barbara Constantine, je ne pouvais que lire ce titre. Hélas, je n&#8217;ai pas été complétement conquise.<br />
Dans un style enlevé et tonique, mais parfois trop familier, Barbara Constantine nous emmène au sein d&#8217;une petite communauté loufoque au sein de laquelle les péripéties se succèdent. Les chapitres sont courts, ce qui rend la lecture rapide et la succession des événements infernale. Trop peut-être. Et c&#8217;est là que le bat blesse pour moi. La romancière use et abuse des rebondissements incroyables et extravagants, parfois hilarants, qui, si au début m&#8217;ont beaucoup amusée, ont fini par me lasser par leur accumulation et leur énormité.</p>
<p>Cela dit, j&#8217;ai beaucoup aimé les personnages, joliment croqués avec leurs failles et leurs faiblesses. Ils sont émouvants dans leurs comportements, souvent bourrus ou colériques mais qui cachent de belles sensibilités. J&#8217;ai aussi apprécié l&#8217;humour noir, derrière lequel se dissimulent quelques réalités parfois taboues comme ces parents soulagés de s&#8217;avouer qu&#8217;ils n&#8217;aimaient pas tellement leur fils ou cette femme qui, avec l&#8217;aide d&#8217;amis, prend la place d&#8217;une morte pour pouvoir fuir son mari.</p>
<p>Il y a de très bonnes choses dans ce roman sympathique mais la forme ne m&#8217;a pas entièrement séduite. Allons voir ce qu&#8217;en a pensé <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/2011/06/allumer-le-chat-barbara-constantine.html">Cynthia</a> avec qui je faisais une lecture commune.<br />
Merci à <a href="http://sheherazade2000.canalblog.com/" target="_blank">Niki</a> qui m&#8217;a donné son exemplaire. Allez aussi lire son <a href="http://sheherazade2000.canalblog.com/archives/2009/07/08/14688489.html" target="_blank">avis</a>.<br />
D&#8217;autres avis chez <a href="http://www.blog-o-book.com/allumer-le-chat" target="_blank">BOB</a>.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg"><img class="size-full wp-image-4657 aligncenter" title="Logo-LC" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/Logo-LC.jpg" alt="" width="216" height="162" /></a></p>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;enfant multiple&#160;&#187; de Andrée Chedid</title>
		<link>http://www.chaplum.com/lenfant-multiple-de-andree-chedid-4687</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 04:01:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Chedid Andrée]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour cette édition, le blogoclub est consacré à une lecture libre autour de l'écrivaine Andrée Chedid, décédée récemment. J'avoue que je n'étais pas très enthousiaste, encore moins après avoir regardé ce qu'elle avait écrit mais je me suis quand même décidée à jouer le jeu, me disant que découvrir une plume ne pouvait me faire de mal. Surtout que celle-ci était reconnue. Et à ma grande surprise, j'ai fait une belle rencontre !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/enfant_multiple.jpg"><img class="size-medium wp-image-4691 aligncenter" title="enfant_multiple" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/enfant_multiple-191x300.jpg" alt="" width="191" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/blogoclub.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-4692" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/04/blogoclub.jpg" alt="" width="118" height="74" /></a></p>
<p>Pour cette édition, le blogoclub est consacré à une lecture libre autour de l&#8217;écrivaine Andrée Chedid, décédée récemment. J&#8217;avoue que je n&#8217;étais pas très enthousiaste, encore moins après avoir regardé ce qu&#8217;elle avait écrit mais je me suis quand même décidée à jouer le jeu, me disant que découvrir une plume ne pouvait me faire de mal. Surtout que celle-ci était reconnue. Et à ma grande surprise, j&#8217;ai fait une belle rencontre ! Pourtant, j&#8217;ai choisi le seul titre disponible à la bibliothèque, dont l&#8217;histoire ne m&#8217;attirait pas trop.</p>
<p>A Beyrouth, le jeune Omar-Jo vit avec ses parents Omar, Égyptien musulman et Annette, chrétienne. Le bonheur pourrait être total pour cette famille heureuse, pour laquelle il n&#8217;y a qu&#8217;un Dieu, si on n&#8217;était pas en 1987, en plein conflit libanais. Et le pire arrive. Une voiture explose, tuant le jeune couple et meurtrissant Omar-Jo. Il part vivre dans la montagne chez Joseph, son grand-père. Mais ce dernier finit par l&#8217;envoyer en France, chez des cousins, par crainte du danger.<br />
A Paris, Omar-Jo rencontre Maxime, un forain, qui a quitté son emploi de fonctionnaire pour vivre son rêve : construire un manège. Mais le rêve périclite.<br />
Cette rencontre sera providentielle pour ces deux âmes blessées. Mais pas seulement &#8230;</p>
<p>J&#8217;avoue que ce genre d&#8217;histoire ne m&#8217;attire généralement pas. Les manèges, les histoires d&#8217;enfants, &#8230; tout ça ne me séduit guère. Mais Andrée Chedid est une merveilleuse conteuse qui met les mots en musique, qui enchante son lecteur, l&#8217;attrape dans ses filets narratifs pour ne plus le lâcher. Commencé dans le train vers 16h30, il ne m&#8217;a fallu que deux petites heures pour avaler ce roman délicieux. Pourtant, les sujets difficiles ne manquent pas : la guerre, le deuil, le rejet, la religion, le handicap, la solitude, &#8230; Tout y est mais Andrée Chedid laisse son cœur parler et même le plus sordide devient beau sous sa plume.</p>
<p>Ses personnages, des écorchés, des malmenés par la vie, nous attendrissent, nous émeuvent, nous donnent envie de les rencontrer. Omar-Jo bien sûr. Et Maxime, le forain bourru au cœur tendre. Mais aussi la femme-coquelicot. Et Sugar, le musicien noir. Quelle belle brochette ! Roman initiatique mais surtout roman engagé, dans lequel Andrée Chedid reflète les difficultés du multiculturalisme, qu&#8217;elle portait en elle. Et quelle belle leçon d&#8217;humanité et d&#8217;espoir nous donne la romancière au travers de cette courte histoire de solidarité, d&#8217;amour au travers des difficultés culturelles et sociales.</p>
<p>Une lecture et une découverte que je n&#8217;aurais jamais faite sans le blogoclub. Je comprends mieux les qualités qui étaient accordées à Andrée Chedid !</p>
<p>Les liens des autres participants sont chez <a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a>.</p>
<p>D&#8217;autres avis chez <a href="http://www.blog-o-book.com/lenfant-multiple" target="_blank">BOB</a>.</p>
<p>Cette lecture entre dans le cadre du <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/2009/10/un-petit-challenge.html" target="_blank">challenge 2 euros</a> de <a href="http://contesdefaits.blogspot.com/" target="_blank">Cynthia</a>.</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/CHALLENGE-2-EUROS.jpg"><img class="size-full wp-image-4151 aligncenter" title="CHALLENGE 2 EUROS" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2010/12/CHALLENGE-2-EUROS.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;Meurtre à l&#8217;anglaise&#160;&#187; de Didier Decoin</title>
		<link>http://www.chaplum.com/meurtre-a-langlaise-de-didier-decoin-4768</link>
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		<pubDate>Fri, 13 May 2011 07:34:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Decoin Didier]]></category>

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		<description><![CDATA[Parfois, il suffit d'une belle couverture ou d'un titre pour qu'on emporte un livre. Parfois même une simple locution suffit. Dans ce cas, les simples mots à l'anglaise ou anglais  suffisent à attirer mon attention. Accolés au mot meurtre, il n'en faut pas plus pour que je cède. Las, on ne gagne pas à tous les coups.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/05/meurtre_anglaise.jpg"><img class="size-medium wp-image-4772 aligncenter" title="meurtre_anglaise" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/05/meurtre_anglaise-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Parfois, il suffit d&#8217;une belle couverture ou d&#8217;un titre pour qu&#8217;on emporte un livre. Parfois même une simple locution suffit. Dans ce cas, les simples mots à l&#8217;anglaise ou anglais  suffisent à attirer mon attention. Accolés au mot meurtre, il n&#8217;en faut pas plus pour que je cède. Surtout si la quatrième m&#8217;allèche de la sorte : &laquo;&nbsp;<em>L&#8217;art consommé avec lequel Didier Decoin nous fait suivre l&#8217;enquête de l&#8217;inspecteur Sheen pourrait faire croire qu&#8217;il est un vieux routier du genre.</em>&nbsp;&raquo; (Mercure de France, 1988)</p>
<p>Las, on ne gagne pas à tous les coups et, comme je me méfie des français qui veulent faire de l&#8217;américain, j&#8217;aurais du faire de même pour ceux qui veulent faire de l&#8217;anglais !</p>
<p>Dune Benton, vieille écrivaine, dont la ressemblance avec une excentrique reine des romans sentimentaux tout de rose vêtue n&#8217;est pas fortuite, est retrouvée morte sur la plage de l&#8217;île de Greenhill en Écosse. Elle passait trois mois chaque année dans son somptueux cottage sur cette île battue par les vents, pour mettre au point son roman de l&#8217;année destiné à la série enfantine qui a fait sa gloire et celle de son éditeur. Rapidement, le meurtre ne fait aucun doute et l&#8217;inspecteur Sheen de Scotland Yard est envoyé sur les lieux. Les suspects ne sont pas nombreux : le fils et sa femme, l&#8217;éditeur, l&#8217;assistante russe et accessoirement pilote d&#8217;avion et la jeune Barbara, modèle pour la série de livres. Sans parler du fossoyeur, du gardien du phare ou des habitués du pub.</p>
<p>Que dire de ce roman, qui m&#8217;a profondément ennuyé ? Je me suis rapidement demandée s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une mauvaise imitation des romans d&#8217;Agatha Christie ou d&#8217;une parodie pas très réussie. J&#8217;ai cherché des informations sur le net, mais je n&#8217;ai rien trouvé à ce sujet. J&#8217;ai donc le sentiment de m&#8217;être faite avoir. La plupart des personnages sont ridicules, l&#8217;inspecteur le premier. Sans parler de son nom, il ne cesse de séduire, mais de manière un peu tendancieuse. Les suspects sont encore pires, comme si une île écossaise ne pouvait être habitée que par des gens à la limite du surnaturel : le lutin qui répare des horloges, le gardien du phare qui a des bras trop longs par rapport à son corps. Et j&#8217;en passe. Le médecin légiste qui s&#8217;appelle Chickenwild, mouais, peut mieux faire. Et le dénouement &#8230; Alors que j&#8217;hésitais à abandonner le livre, je suis allée jusqu&#8217;au bout au cas où une bonne surprise m&#8217;attendrait. Même pas.</p>
<p>J&#8217;ai <em>Est-ce ainsi que les femmes meurent ?</em> dans ma PAL qui, au vu des bonnes critiques, doit être d&#8217;une autre veine. Je l&#8217;espère.</p>
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		<title>&#171;&#160;Le testament d&#8217;Ariane&#160;&#187; de Françoise Bourdin</title>
		<link>http://www.chaplum.com/le-testament-dariane-de-francoise-bourdin-4731</link>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 07:05:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Bourdin Françoise]]></category>

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		<description><![CDATA[De Françoise Bourdin, j'avais aimé L'héritage de Clara et sa suite Le secret de Clara. Donc quand Camille m'a proposé son dernier roman, je n'ai pas hésité un instant, car je n'avais plus rien lu de cette romancière depuis lors.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/05/testament_ariane.jpg"><img class="size-medium wp-image-4737 aligncenter" title="testament_ariane" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/05/testament_ariane-188x300.jpg" alt="" width="188" height="300" /></a></p>
<p>De Françoise Bourdin, j&#8217;avais aimé <em>L&#8217;héritage de Clara</em> et sa suite <em>Le secret de Clara</em>. Donc quand Camille m&#8217;a proposé son dernier roman, je n&#8217;ai pas hésité un instant, car je n&#8217;avais plus rien lu de cette romancière depuis lors.</p>
<p>Ariane Nogaro est considérée comme une &laquo;&nbsp;vieille toquée&nbsp;&raquo; par toute sa famille, surtout depuis qu&#8217;elle a racheté la bastide, la vieille demeure familiale, vétuste et perdue au milieu d&#8217;une forêt de pins. Mais Ariane n&#8217;a vécu que pour récupérer la maison où elle a été heureuse jusqu&#8217;à la ruine de ses parents. Seule Anne, sa nièce, semble la comprendre et lui rend encore visite. C&#8217;est donc naturellement que Ariane, se sachant condamnée, décide de lui léguer la maison.<br />
Mais au décès d&#8217;Ariane, tout le monde semble se liguer contre Anne. Surtout lorsqu&#8217;elle hésite à vendre la bastide, dans laquelle elle se sent bien. Même Paul, son mari, qui pourtant l&#8217;a toujours soutenue, se met à exercer un odieux chantage à son égard.</p>
<p>J&#8217;ai dévoré ce roman, en quelques heures. Françoise Bourdin met en scène des familles qui pourraient être n&#8217;importe laquelle d&#8217;entre nous et crée des situations banales, qui deviennent source de conflits familiaux. Dans ce cas, un testament qui devient source de tensions au sein d&#8217;une famille mais aussi d&#8217;un couple, en apparence soudé. Il s&#8217;ensuit une réflexion sur le rôle de la femme au sein du couple, et des questionnements très pertinents sur son droit à exprimer ses envies. Car au sein de la famille Nogaro, l&#8217;auteur explore toutes les situations possibles : la femme sans enfant qui mène sa barque comme elle l&#8217;entend, la mère de famille nombreuse, la femme au foyer, la femme qui travaille et a un enfant, celle qui travaille et ne réussit pas à enfanter, malgré un fort désir. Sans doute, chaque lectrice se positionnera différemment en fonction de sa situation personnelle. Mais, moi qui craignais un peu de lire un roman du terroir, je m&#8217;étais bien trompée. Très peu de ça ici mais un roman féminin beaucoup plus profond qu&#8217;il n&#8217;y paraît sur les relations complexes entre les humains : entre les enfants et leurs parents, entre époux ou entre frères et sœurs. Le testament et le choix d&#8217;Ariane ne sont finalement que des prétextes pour révéler les vrais caractères et les personnalités au grand jour.<br />
Et lorsqu&#8217;on cherche un peu plus loin et qu&#8217;on découvre la biographie de Françoise Bourdin, on ne peut que mieux comprendre certains thèmes récurrents dans son œuvre, comme ce désir de fuir la ville.</p>
<p>J&#8217;ai beaucoup aimé la personnalité fantasque d&#8217;Anne, celle de Julien, le vétérinaire associé de Paul ou encore Valère et Suki. Mais surtout, c&#8217;est Ariane qui m&#8217;a le plus touché. Une personnalité forte et sans concession dans laquelle je me suis parfois reconnue.<br />
Je regrette un peu le côté trop noir ou trop blanc de certains personnages, comme Estelle, la mère de Anne, ou Lily, sa soeur, toutes deux vraiment détestables, jalousant Anne et allant jusqu&#8217;à lui dire des choses horribles.  De même que Paul, dont la vanité prend le pas sur tout.</p>
<p>Le roman se termine sur un &laquo;&nbsp;A suivre&nbsp;&raquo; qui ne donne qu&#8217;une envie : lire la suite ! En effet, on sent qu&#8217;un secret se dissimule et va finir par surgir mais aussi on s&#8217;interroge sur l&#8217;avenir de tout ce petit monde !</p>
<p>En plus, on aurait dit qu&#8217;un clin d&#8217;oeil était glissé spécialement pour moi :</p>
<blockquote><p>Paul ôta son masque et ses gants, puis il échangea un regard avec Julien.<br />
- Je crois qu&#8217;on a gagné, vieux !<br />
Ils se tapèrent dans la main, un geste rituel pour saluer les opérations réussies. Une heure plus tôt, le chat étendu sur la table avait été amené en urgence par son propriétaire. Celui-ci l&#8217;avait récupéré sur la route, devant chez lui, percuté par une voiture et éventré.<br />
- Il revient de loin, soupira Julien en jetant un coup d&#8217;oeil vers la pendule murale.<br />
[...]<br />
- Je viendrai surveiller son réveil entre deux clients dit-il à Paul. D&#8217;ici là, je crois qu&#8217;on peut annoncer à son maître que <strong>Méphisto</strong> s&#8217;en est tiré pour cette fois.<br />
- Et qu&#8217;il ferait mieux de ne plus le laisser sortir de la maison !</p></blockquote>
<p>Je remercie Camille et les <a href="http://www.belfond.fr/site/page_accueil_site_editions_belfond_&amp;610&amp;belfond01.html" target="_blank">éditions Belfond</a> pour cette découverte. Et n&#8217;hésitez pas à aller visiter la <a href="http://www.facebook.com/home.php#!/pages/Françoise-Bourdin/150258518365078" target="_blank">page FB</a> de Françoise Bourdin, qu&#8217;elle anime elle-même. <a href="http://www.francoise-bourdin.com/site/accueil_site_francoise_bourdin_&amp;400&amp;1.html" target="_blank">Son site</a> vaut aussi le détour.</p>
<p>Suite à un petit imbroglio postal, je me suis retrouvée avec <strong>deux exemplaires</strong>. Je vous propose donc d&#8217;en <strong>gagner un</strong>. Pour cela, rien de plus facile, laissez un commentaire en disant que vous êtes intéressé (uniquement si je vous connais bien sûr ! ) et je procéderai à un petit tirage au sort <strong>samedi 14 mai</strong>.</p>
<p>L&#8217;avis de <a href="http://irreguliere.over-blog.com/article-le-testament-d-ariane-72299789.html" target="_blank">Irrégulière</a>.</p>
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