<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Chaplum' &#187; Témoignage &#8211; documents</title>
	<atom:link href="http://www.chaplum.com/category/temoignage-documents/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.chaplum.com</link>
	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<lastBuildDate>Sun, 12 Feb 2012 19:29:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3</generator>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Maîtresse Cathy, l&#8217;insoumise&#160;&#187; de Axel Léotard</title>
		<link>http://www.chaplum.com/maitresse-cathy-linsoumise-de-axel-leotard-5660</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/maitresse-cathy-linsoumise-de-axel-leotard-5660#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 04:46:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignage - documents]]></category>
		<category><![CDATA[Léotard Axel]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=5660</guid>
		<description><![CDATA[N'y allons pas par quatre chemins, j'ai été passionnée par cette biographie, lue en quelques heures. Une fois commencé, plus possible de lâcher ce bouquin ! Axel Léotard réussit à raconter la vie de Cathy sans voyeurisme excessif.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors des dernières éditions de Masse critique de <a href="http://www.babelio.com/" target="_blank">Babelio</a>, je ne pouvais me connecter qu&#8217;en rentrant du travail et je me trouvais donc face à la majorité des livres qui m&#8217;intéressaient déjà indisponibles. Pourtant, j&#8217;avais cru avoir fait des choix loin des best-sellers. Mais malgré tout, je me retrouvais le bec dans l&#8217;eau. J&#8217;eus alors l&#8217;idée de sortir des sentiers battus et de sélectionner des lectures dont je n&#8217;avais pas l&#8217;habitude. Je sélectionnais ainsi toute une série de romans sulfureux ou de biographies de femmes au parcours atypiques, punks ou dominatrices. C&#8217;était en plus l&#8217;occasion pour moi de participer au premier mardi de <a href="http://milleetunepages.canalblog.com/" target="_blank">Stephie</a> et d&#8217;arborer son superbe logo !</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/10/ma%C3%AEtresse_cathy.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-5669" title="maîtresse_cathy" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/10/ma%C3%AEtresse_cathy-186x300.gif" alt="" width="186" height="300" /></a>Et ce livre, quant est-il ? Eh bien tout d&#8217;abord, quand je l&#8217;ai reçu, j&#8217;ai ressenti une légère déception. J&#8217;avais cru comprendre de la présentation qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une biographie mais aussi d&#8217;un livre de photos. En effet, Axel Léotard est photographe et il a rencontré Cathy, propriétaire d&#8217;un des plus célèbres donjons parisiens, lors de séances photographiques. Mais rien de tout ça, il s&#8217;agit d&#8217;une biographie classique, qui s&#8217;est décidée alors que la complicité entre le modèle et le photographe grandissait. Aucune photo donc !</p>
<p>Cathy a connu une enfance heureuse au sein d&#8217;une famille aimante. Fille d&#8217;un militaire, elle aime la discipline et est bonne élève, studieuse et sportive. Mais alors qu&#8217;elle a 17 ans, sa grande naïveté la pousse dans les griffes d&#8217;un prédateur qui la viole. Mais dans sa famille, on ne parle pas et Cathy poursuit sa vie. Pourtant, tout a changé, et son avenir se trace. Elle se désintéresse de ses études et rêve d&#8217;indépendance. Après avoir quitté un petit ami qui l&#8217;emprisonnait, elle découvre la prostitution et la liberté qu&#8217;elle lui procure. Même si tout n&#8217;est pas toujours rose, Cathy réussit toujours à se sortir des mauvaises passes grâce à des rencontres providentielles. Elle en ressort plus forte et décide de partir pour Paris, destination de tous les possibles. Là, elle connaîtra les plus belles années de la vie qu&#8217;elle s&#8217;est choisie mais aussi une chute vertigineuse. C&#8217;est là aussi qu&#8217;elle découvrira le SM et qu&#8217;elle prendra conscience de manière intuitive que la domination est un filon d&#8217;avenir. N&#8217;hésitant pas à aller au bout de ses limites, Maîtresse Cathy est aujourd&#8217;hui reconnue dans le milieu des donjons parisiens.</p>
<p>N&#8217;y allons pas par quatre chemins, j&#8217;ai été passionnée par cette biographie, lue en quelques heures. Une fois commencé, plus possible de lâcher ce bouquin ! Axel Léotard réussit à raconter la vie de Cathy sans voyeurisme excessif, avec une écriture fluide, entrecoupant le récit de sa vie des questions qu&#8217;il lui a posées rendant la structure vivante, comme si on participait à une conversation. Mais soyons aussi réalistes. Si on entame ce genre de biographie, on veut un peu de &#8230; contenu, si vous voyez ce que je veux dire ! Et là aussi, l&#8217;auteur réussit à satisfaire le lecteur sans en faire trop. Les chapitres sont entrecoupés de descriptions de séances de domination qui montent en intensité au fur et à mesure &#8230; Hum hum, spécial quand même ! Mais jamais scabreux, Axel Léotard ne tombe jamais dans le vulgaire. D&#8217;ailleurs pendant toute la biographie, aucune scène de prostitution n&#8217;est décrite mais uniquement évoquée.</p>
<p>Bref, j&#8217;ai beaucoup apprécié cette lecture. J&#8217;ai malgré tout des réserves à émettre. Mais sur le contenu de la biographie elle-même. A lire le récit de la vie de Maîtresse Cathy, surtout ses débuts, certains pourraient croire que la prostitution est une vie qui amène la liberté et l&#8217;argent facile. Elle choisit cette voie, le revendique et cela même lorsque des options beaucoup plus enviables semblent lui être proposées. Elle en fait un peu l&#8217;apologie. On est même étonné de toutes les facilités et de toutes ces rencontres qui arrivent un peu à point nommé, comme par miracle, pour la sortir de ses mauvais pas.<br />
La suite changera un peu la donne mais malgré tout, elle laisse passer un message trop positif sur un métier qu&#8217;elle revendique comme une vocation. Même ses parents l&#8217;acceptent, son père gérant son argent et sa mère l&#8217;aidant à choisir ses tenues de dominatrice.</p>
<p>A part ce bémol, j&#8217;ai trouvé cette biographie vraiment intéressante et cette maison d&#8217;édition <a href="http://www.lamusardine.com/accueil.php" target="_blank">La Musardine</a> une excellente surprise. Je les remercie d&#8217;ailleurs pour l&#8217;envoi de ce livre qui me permet de participer au défi des lectures inavouables chez <a href="http://milleetunepages.canalblog.com/" target="_blank">Stephie</a>.</p>
<p>D&#8217;autres avis :</p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/10/mardi_permis.jpg"><img class="size-full wp-image-5664 aligncenter" title="mardi_permis" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/10/mardi_permis.jpg" alt="" width="253" height="300" /></a></p>
<div id="Bcorps" style="padding: 10px 5px 10px 5px; width: 200px; border: 1px solid #cccccc;">
<div class="Belement" style="overflow: hidden; text-align: left; width: 100%; padding: 5px 5px 10px 5px; line-height: normal;">
<div class="Bcouv" style="float: left; clear: left; width: 65px;"><a href="http://www.babelio.com/livres/Leotard-Maitresse-cathy-linsoumise/292069"><img style="border: 1px solid #ccc; border-width: 1px; padding: 3px; background-color: #fff; width: 50px;" title="Maîtresse cathy  l\'insoumise par Axel Léotard" src="http://www.babelio.com/couv/34003_1583349.jpeg" alt="Maîtresse cathy  l\'insoumise par Axel Léotard" /></a></div>
<div class="Boeuvre" style="margin: 0px 3px 5px 5px; font-size: 12px; font-family: arial,sans-serif; font-weight: bold;"><a style="text-decoration: none;" href="http://www.babelio.com/livres/Leotard-Maitresse-cathy-linsoumise/292069">Maîtresse cathy l&#8217;insoumise</a></div>
<div class="Bnote"><a href="http://www.babelio.com/livres/Leotard-Maitresse-cathy-linsoumise/292069"><img style="width: 70px; border: none; padding: 0px;" title="Maîtresse cathy  l\'insoumise" src="http://www.babelio.com/images/Star4.gif" alt="Maîtresse cathy  l\'insoumise" border="0" /></a></div>
<div class="Bauteur" style="margin: 0px 3px 5px 5px; font-size: 11px; color: gray;"><a style="text-decoration: none;" href="http://www.babelio.com/auteur/Axel-Leotard/63898">Axel Léotard</a></div>
</div>
<div class="Bfooter" style="text-align: center; font-size: 0.8em; padding: 5px; margin: 0px; clear: both;">Critiques et infos sur <a href="http://www.babelio.com">Babelio.com</a></div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/maitresse-cathy-linsoumise-de-axel-leotard-5660/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>32</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;A l&#8217;enfant que je n&#8217;aurai pas&#160;&#187; de Linda Lê</title>
		<link>http://www.chaplum.com/a-lenfant-que-je-naurai-pas-de-linda-le-5490</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/a-lenfant-que-je-naurai-pas-de-linda-le-5490#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 18:58:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignage - documents]]></category>
		<category><![CDATA[Lê Linda]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=5490</guid>
		<description><![CDATA[Ce titre avait tout pour m'attirer. La démarche des éditions Nil dans cette collection (Les affranchis) est originale : demander à ses auteurs : "Écrivez la lettre que vous n'avez jamais écrite"]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/09/enfant_que_aurai_pas.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5492" title="enfant_que_aurai_pas" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/09/enfant_que_aurai_pas-157x300.jpg" alt="" width="157" height="300" /></a>Ce titre avait tout pour m&#8217;attirer. La démarche des éditions Nil dans cette collection (Les affranchis) est originale : demander à ses auteurs : &laquo;&nbsp;Écrivez la lettre que vous n&#8217;avez jamais écrite&nbsp;&raquo;</p>
<p>Linda Lê décide d&#8217;écrire cette lettre à l&#8217;enfant qu&#8217;elle n&#8217;aura jamais, vu qu&#8217;elle a fait ce choix de ne jamais enfanter. Et c&#8217;est ce qui a fait que le couple qu&#8217;elle formait avec S. s&#8217;est de plus en plus dégradé jusqu&#8217;à la rupture. Car S. voulait procréer et, ce qui au début n&#8217;était qu&#8217;une boutade, est devenu une demande de plus en plus pressante. Persuadé qu&#8217;elle ferait une bonne mère, il lui a balancé tous les poncifs du genre. Mais rien à faire, Linda Lê n&#8217;a pas envie et a peur de reproduire l&#8217;éducation qu&#8217;elle a reçue.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas envie de donner mon avis sur ce titre. Pourquoi ? Tout simplement parce que je n&#8217;ai pas été touchée par la lettre de Linda Lê, contrairement à <a href="http://shereads.canalblog.com/archives/2011/08/27/21876701.html" target="_blank">Mélopée</a>, <a href="http://liliba.canalblog.com/archives/2011/09/20/22023382.html" target="_blank">Liliba</a> et <a href="http://fibromaman.blogspot.com/2011/09/linda-le-lenfant-que-je-naurai-pas.html?m=1" target="_blank">Clara</a>. Toutes trois ont été émue par le récit de Linda Lê qui avoue son refus d&#8217;enfanter alors que les trois sont maman ou ont envie de le devenir. Je suis, quant à moi, dans la même situation que l&#8217;auteur. Enfin, pas tout à fait, mais comme elle, je ne veux pas d&#8217;enfant. Alors pourquoi est-ce que, moi, je n&#8217;ai pas été séduite par ce récit ? Eh bien, sans doute parce que j&#8217;avais des attentes que les trois autres lectrices n&#8217;avaient pas. J&#8217;avais envie de trouver dans ce petit livre des choses que je n&#8217;ai pas trouvé. Un écho à mon propre vécu ? Une connivence ? Une situation similaire ? Sûrement. Et pourtant, rien de tout ça. C&#8217;est la raison pour laquelle je ne veux pas faire de critique sur un livre qui n&#8217;a pas rencontré mes attentes, sur le contenu duquel je me suis trompée.</p>
<p>Quand vous avez passé la trentaine, que vous êtes mariée, tout le monde vous demande pour quand est prévue la maternité. Quand vous répondez que vous ne voulez pas d&#8217;enfants, vous voyez l&#8217;effroi se lire sur le visage de votre interlocuteur, qui vous demande effrontément pourquoi. <strong>Comme si cette question était légitime !</strong> Personne ne se dit que vous avez peut-être des problèmes de santé et dont vous n&#8217;avez pas envie de parler. Non, on vous pose la question, comme si tout le monde avez envie de parler de sa sexualité sur la place publique.<br />
Et alors quand vous répondez que non, vous ne voulez pas d&#8217;enfants, vous êtes regardée comme une personne totalement <strong>anormale</strong>, hors de la société, <strong>égoïste</strong> et j&#8217;en passe. Tout le monde vous dit que vous passez à côté de la vie, vous demande ce que vous ferez quand vous serez vieux (????) etc. <strong>Choisir de ne pas devenir mère reste encore un tabou dans la société actuelle, comme si la femme se définissait par ce rôle.</strong><br />
Je pense que chaque personne est différente et que personne n&#8217;a a se justifier de ses choix. On ne demande pas à une femme pourquoi elle a décidé d&#8217;avoir un enfant.</p>
<p>Je pensais que ce texte aborderait ces questions. Au contraire, l&#8217;auteur ne parle que de son enfance et de sa mère et de son éducation catastrophique. Elle règle ses comptes. Elle traite aussi de la façon dont sa vie actuelle ne lui permettrait pas d&#8217;accueillir un enfant. Je n&#8217;ai pas adhéré au style trop recherché, qui nécessite presque de disposer d&#8217;un dictionnaire sous la main, pour comprendre les mots alambiqués qu&#8217;elle utilise. On a compris qu&#8217;elle était une grande intellectuelle, elle le répète suffisamment.</p>
<p>Bref, un texte qui mérite peut-être plus d&#8217;être lus par des femmes désireuses d&#8217;avoir des enfants que par celles qui se posent des questions sur le sujet.</p>
<p>Un autre avis : <a href="http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2011/09/16/21564302.html" target="_blank">Soukee</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/a-lenfant-que-je-naurai-pas-de-linda-le-5490/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>74</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Que font les rennes après Noël?&#160;&#187; de Olivia Rosenthal</title>
		<link>http://www.chaplum.com/que-font-les-rennes-apres-noel-de-olivia-rosenthal-5112</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/que-font-les-rennes-apres-noel-de-olivia-rosenthal-5112#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 07 Aug 2011 20:20:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignage - documents]]></category>
		<category><![CDATA[Rosenthal Olivia]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=5112</guid>
		<description><![CDATA[Voilà un livre dont je n'ai pas beaucoup de choses à dire, car je ne l'ai pas aimé et n'y ai pas trouvé ce que je pensais y lire. Mais il aura quand même eu le mérite de me faire vivre ma première expérience de lecture numérique]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/rennes_après_noel.gif"><img class="size-medium wp-image-5090 aligncenter" title="rennes_après_noel" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/07/rennes_après_noel-213x300.gif" alt="" width="213" height="300" /></a></p>
<p>Voilà un livre dont je n&#8217;ai pas beaucoup de choses à dire, car je ne l&#8217;ai pas aimé et n&#8217;y ai pas trouvé ce que je pensais y lire. Je me sens même complètement flouée.</p>
<p>Voici ce que nous dit la quatrième de couverture :</p>
<blockquote><p>Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L&#8217;histoire d&#8217;une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera forcée un jour de ne plus y croire. Il faut grandir, il faut s&#8217;affranchir. C&#8217;est très difficile. C&#8217;est même impossible. Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen.</p></blockquote>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;une citation tirée de l&#8217;œuvre et qui m&#8217;a induite en erreur. J&#8217;ai pensé que Olivia Rosenthal allait proposer une sorte de plaidoyer en faveur des animaux, ou du moins une dénonciation de certaines pratiques. J&#8217;avais bien compris qu&#8217;elle parlait d&#8217;elle-même aussi, de son enfance, de son aliénation à sa famille et de son émancipation. Et qu&#8217;elle mettait cela en parallèle au traitement que l&#8217;on faisait subir aux animaux. Mais je ne m&#8217;étais quand même pas attendue à CA !!!!</p>
<p>Autant le dire tout de suite, les personnes qui s&#8217;intéressent un tant soit peu au sort des animaux, passez votre chemin. Le sujet n&#8217;est pas là. J&#8217;ignore même quel est le véritable intérêt de ce livre, si ce n&#8217;est de se livrer à un exercice prétendument intellectuel, mais visiblement trop cérébral pour ma modeste personne. Car j&#8217;ai rapidement été perdue dans ces paragraphes qui s&#8217;alternaient. D&#8217;une part, il y a ceux de cette petite fille, qui veut un animal de compagnie, à qui on le refuse et qui raconte sa douloureuse (?) enfance et adolescence chez des parents dont elle aura du mal de s&#8217;émanciper. On comprend vite que l&#8217;auteur se cache derrière cette petite fille. Les autres paragraphes sont les témoignages de professionnels qui travaillent dans des laboratoires, des zoos, des abattoirs, &#8230; Au départ, j&#8217;ai cru que c&#8217;était la narratrice adulte. Avant de tiquer devant l&#8217;emploi du masculin pour certains adjectifs qualificatifs.</p>
<p>Mais rien n&#8217;explique la démarche de la romancière, ni dans le résumé, ni en avant-propos, ni à la fin. Seule une recherche sur le net m&#8217;a permis de comprendre que le témoignage de Olivia Rosenthal sur son propre vécu était entrecoupé d&#8217;entretiens que l&#8217;auteur avaient eus avec des gens qui travaillaient avec des animaux et qu&#8217;elle avaient recopiés tels quels, sans en changer un mot.</p>
<p>Le résultat est pour moi sans intérêt et écœurant, tellement ces gens parlent de leur profession et des animaux qu&#8217;ils font souffrir avec un détachement et une froideur que je ne comprends pas, voire avec une cruauté que je méprise. Je ne comprends pas non plus l&#8217;idée générale de la juxtaposition des différents témoignages ni le lien avec celui de l&#8217;auteur, mais soit, je dois être trop investie dans la défense animale pour adhérer à ce genre d&#8217;expérience intellectuelle.</p>
<p>D&#8217;autres avis plus positifs : <a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-olivia-rosenthal-que-font-les-rennes-apres-noel-71327701.html" target="_blank">Kathel</a> et <a href="http://www.cathulu.com/archive/2010/09/14/que-font-les-rennes-apres-noel.html" target="_blank">Cathulu </a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/Sony_Reader_Pocket.jpg"><img class="size-medium wp-image-5170 aligncenter" title="Sony_Reader_Pocket" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2011/08/Sony_Reader_Pocket-289x300.jpg" alt="" width="289" height="300" /></a></p>
<p>Ce titre aura quand même eu le mérite de me faire vivre <strong>ma première expérience de lecture numérique</strong> avec mon sony reader pocket, cadeau de mon chéri pour mon anniversaire. J&#8217;ai décidé de succomber, surtout qu&#8217;ils étaient en promo aux states vu que une nouvelle version va bientôt sortir. C&#8217;était donc la bonne occasion de découvrir ces reader à des prix défiant toute concurrence. Et je suis ravie de l&#8217;expérience, même si le texte, lui ne m&#8217;a pas plu.</p>
<p>Le reader permet de transporter facilement un pavé : <strong>gain de place et de poids</strong>. Mais aussi, il permet de le lire plus facilement car nous savons tous qu&#8217;un pavé ou qu&#8217;un grand format ne sont pas toujours très malléables, que l&#8217;on soit au lit ou dans les transports. Un autre avantage concerne le nombre de livres que l&#8217;on peut emporter pour partir en vacances, surtout si on est en avion par exemple.</p>
<p>J&#8217;ai aussi aimé pouvoir faire des <strong>annotations</strong> et <strong>souligner</strong> des passages, choses que je ne faisais bien évidemment JAMAIS dans mes livres papier.<br />
De nombreux livres, bien sûr surtout des classiques, sont en téléchargement gratuits car libres de droit.</p>
<p>Les deux seuls points négatifs que je note sont qu&#8217;<strong>il faut recharger</strong> le reader alors qu&#8217;un livre papier ne doit jamais l&#8217;être. Et le <strong>prix exorbitant</strong> des livres numériques en français. Il n&#8217;y a pas à dire mais nous restons très en retard sur le plan de ce genre de technologie. Car l&#8217;offre disponible n&#8217;est pas non plus très étendue. Pour en revenir au prix, les livres numériques ne sont que de 2 à 3 euros de moins que celui des livres papier. C&#8217;est assez ahurissant. Et pour les poches, sur le site de la f..c, ils sont carrément plus cher en numérique qu&#8217;en format papier !!!!</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/que-font-les-rennes-apres-noel-de-olivia-rosenthal-5112/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>55</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Si c&#8217;est un homme&#160;&#187; de Primo Levi</title>
		<link>http://www.chaplum.com/si-cest-un-homme-de-primo-levi-1906</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/si-cest-un-homme-de-primo-levi-1906#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 03:50:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogoclub]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage - documents]]></category>
		<category><![CDATA[Levi Primo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=1906</guid>
		<description><![CDATA[Je voulais découvrir ce témoignage de Primo Levi depuis très longtemps, sans jamais oser ouvrir le livre, sachant que ce que je lirai serait dur. Mais je n'imaginais pas à quel point, ni surtout les questionnements qui s'ensuivraient.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/12/si_c_est_un_homme.gif"><img class="size-medium wp-image-1910 aligncenter" title="si_c_est_un_homme" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/12/si_c_est_un_homme-183x300.gif" alt="si_c_est_un_homme" width="183" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/12/blogoclub.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1911" title="blogoclub" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/12/blogoclub.jpg" alt="blogoclub" width="118" height="74" /></a></p>
<p>Je voulais découvrir ce témoignage de Primo Levi depuis très longtemps, sans jamais oser ouvrir le livre, sachant que ce que je lirai serait dur. Mais je n&#8217;imaginais pas à quel point, ni surtout les questionnements qui s&#8217;ensuivraient.</p>
<p>Dans ce livre, Primo Levi offre son expérience concentrationnaire à Auschwitz entre février 1944 et janvier 1945. Arrêté en 1943, suite à une dénonciation, en Italie où il participait activement à la résistance, il est déporté et se retrouvera à la Buna, usine qui dépend du camp d&#8217;Auschwitz. A partir de là, rien ne nous est épargné : le transport en wagon à bétails, les sélections, l&#8217;arrivée au camp, les humiliations, le manque de compassion entre <em>anciens</em> et <em>nouveaux</em>, et même entre juifs tout court, la hiérarchisation qui règne au sein même des prisonniers, les combines, les vols entre prisonniers, l&#8217;annihilation de la personnalité jusqu&#8217;à accepter son destin avec indifférence, les maladies et les blessures, le froid, la faim, la saleté, &#8230; Et pourtant, il raconte tout cela de manière objective et distante, sans vouloir y ajouter de sentiments, ce qui nous donne une impression d&#8217;horreur mais surmontable dans la lecture. Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;on arrive à la fin et aux derniers jours que l&#8217;auteur a passé dans le camp. Et là, alors qu&#8217;on croyait avoir tout vu, tout lu, l&#8217;horreur dépasse l&#8217;entendement. Primo Levi est un survivant, qui tout au long de sa vie a transmis un message humaniste, sans haine, un message de survie. Un grand homme ! Il explique dans son appendice qu&#8217;il est difficile de haïr les nazis car ils n&#8217;ont pas de visage. Je l&#8217;admire pour cela. Mais il reproche quand même aux Allemands d&#8217;avoir gardé le silence. Et là, je le comprends ! L&#8217;appendice est une mine d&#8217;informations ! Nécessaire pour comprendre !</p>
<p>Je suis complétement bouleversée par cette lecture. Je pense que j&#8217;ai lu la fin un jour où j&#8217;étais déjà très émue et cela a exacerbé tous mes sentiments. La dernière partie est très difficile, insoutenable, on souffre véritablement avec ces hommes qui ont vécu les pires atrocités.<br />
Primo Levi est un homme intelligent. Dans son appendice, il démontre combien il s&#8217;est posé les bonnes questions et on comprend beaucoup de choses de ses explications, qui sont comme des coups de poing ! J&#8217;ai été impressionnée par son humilité et sa sagesse mais aussi son absence de haine. Il interprète finement la montée de la haine envers les juifs et pourquoi le fascisme existe encore. Il analyse comment le nazisme en a été le paroxysme. Ce livre est brillant, notamment par le fait qu&#8217;il décrit les faits de manière objective, sans victimisation.</p>
<p>Mais ça a fait monter à la surface beaucoup de questions que je n&#8217;avais jamais osé me poser sur ce qu&#8217;a vécu mon grand père en Allemagne, prisonnier pendant 5 ans. Même s&#8217;il n&#8217;a pas connu les camps, il a dû lui aussi faire du travail forcé et voir des horreurs. Et en vivre. A tel point qu&#8217;il n&#8217;a jamais voulu en parler. Ce qui me parle aussi beaucoup, c&#8217;est que mon grand-père, que j&#8217;adorais, est né un an avant l&#8217;auteur et est décédé un an avant. Ils avaient donc exactement le même âge !!!</p>
<p>Un livre qui m&#8217;a marqué, à jamais ! D&#8217;autant plus, qu&#8217;il plane un mystère autour de la mort de Primo Levi. Voici ce que dit <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Primo_Levi" target="_blank">Wikipédia</a> : &laquo;&nbsp;<em>Primo Levi meurt le 11 avril 1987 dans une chute qu&#8217;il fit dans l&#8217;escalier intérieur de son immeuble. Pour certains, la chute aurait pu être volontaire. La plupart de ses biographes (Angier, Thomson) abondent dans le sens du légiste, qui conclut que Levi a commis un suicide. Lui-même avait déclaré souffrir de dépression ; des facteurs de risque auraient pu être sa responsabilité envers sa mère et sa belle-mère, le fait de partager le même logement et son passé. Cependant, un sociologue d&#8217;Oxford, Diego Gambetta, a établi douze ans plus tard un dossier détaillé<sup id="cite_ref-25"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Primo_Levi#cite_note-25"><span> </span></a></sup>remettant en cause ce qu&#8217;il considère comme un lieu-commun n&#8217;étant étayé ni par des faits ni par des preuves indirectes. Levi n&#8217;a pas laissé de lettre de suicide, et n&#8217;a jamais fait part d&#8217;idées noires ; des documents et témoignages semblent par contre indiquer qu&#8217;il avait des projets au temps de sa mort. Gambetta penche donc pour une mort accidentelle. La question de la mort de Primo Levi est importante, son œuvre étant communément interprétée comme une puissante affirmation de la vie face à des puissances violentes et guerrières organisées : le fait qu&#8217;il soit mort volontairement ou par accident constitue donc un commentaire final sur la validité de son propre message, lucide, positif et humaniste. L&#8217;interprétation d&#8217;Elie Wiesel, qui défend la thèse du suicide, a été acceptée jusqu&#8217;à ce jour, sans que l&#8217;on sache encore si elle se base sur des faits ou sur une intuition personnelle.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Lu dans le cadre du Blogoclub, sans lequel je n&#8217;aurais peut-être pas entrepris cette lecture ! Merci !!!</p>
<p>Les avis de <a href="http://kalistina.over-blog.com/article-35847283.html" target="_blank">Kali</a>, <a href="http://saxaoul.canalblog.com/archives/2009/10/18/14931788.html" target="_blank">saxaoul</a>, <a href="http://on-ne-voit-bien-qu-avec-le-coeur.over-blog.fr/article-35873703.html" target="_blank">Edelwe</a>, <a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-27780634.html" target="_blank">Keisha</a>, <a href="http://deliregirl1.canalblog.com/archives/2008/08/10/10194155.html" target="_blank">deliregirl1</a>, <a href="http://iluze.over-blog.com/article-34176936.html" target="_blank">Iluze</a>, et bien d&#8217;autres &#8230;.</p>
<p>Les autres avis du <a href="http://sylire.over-blog.com/article-26682108.html" target="_blank">Blogoclub</a> chez <a href="http://sylire.over-blog.com/" target="_blank">Sylire</a> et <a href="http://avisdelisa.canalblog.com/" target="_blank">Lisa</a>.</p>
<p>Le prochain blogoclub portera sur le thème de l&#8217;humour et de la légèreté. Ce qui est le bienvenu après ce témoignage important ! Le roman sélectionné est <em>Maudit Karma</em> de David Safier.  Etant donné qu&#8217;il n&#8217;existe pas en poche, les participants sont libres de choisir le deuxième choix à savoir <em>Saga</em> de Tonino Benacquista. Je dois avouer que, avec les récents événements survenus dans ma vie personnelle, j&#8217;ai oublié de participer au vote. Dommage, j&#8217;aurais voté pour le deuxième, qui aurait été ainsi ex-aequo. Ca n&#8217;aurait rien changé. Mais tout ça pour dire que le premier ne m&#8217;attire pas et que je lirai donc le deuxième, qui est en plus dans ma PAL, pour le 1er mars.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/si-cest-un-homme-de-primo-levi-1906/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>60</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Fenêtres de Manhattan&#160;&#187; de Antonio Munoz Molina</title>
		<link>http://www.chaplum.com/fenetres-de-manhattan-de-antonio-munoz-molina-1704</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/fenetres-de-manhattan-de-antonio-munoz-molina-1704#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 14:54:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignage - documents]]></category>
		<category><![CDATA[Munoz Molina Antonio]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=1704</guid>
		<description><![CDATA[Le titre de ce livre est particulièrement bien choisi (il est identique en espagnol) car Antonio Munoz Molina nous livre toute une série de petits portraits, de véritables vues, bref de fenêtres sur New-York. Je dis New-York, car il ne s'est pas contenté de Manhattan]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/08/fenêtredemanhattan.gif"><img class="size-medium wp-image-1583 aligncenter" title="fenêtredemanhattan" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/08/fenêtredemanhattan-179x300.gif" alt="fenêtredemanhattan" width="179" height="300" /></a></p>
<p>Le titre de ce livre est particulièrement bien choisi (il est identique en espagnol) car Antonio Munoz Molina nous livre toute une série de petits portraits, de véritables vues, bref de fenêtres sur New-York. Je dis New-York, car il ne s&#8217;est pas contenté de Manhattan. On sent qu&#8217;il aime cette ville, qu&#8217;il a visitée plusieurs fois, à partir des années 90, et où il a vécu plusieurs mois à l&#8217;occasion d&#8217;un travail en 2001. Au travers de ces mini chapitres, le romancier espagnol nous fait vivre son New-York, celui des artistes, des peintres, des étrangers, des premiers émigrants, des riches, des pauvres, des touristes mais aussi son histoire, son aura et ses blessures.</p>
<p>Ce livre me laisse une impression plutôt confuse, que j’explique difficilement. J’ai peur que mon avis fasse fuir des lecteurs potentiels alors qu’il présente des qualités indéniables. Malheureusement, je n’y ai pas trouvé ce que je cherchais et ce que je croyais y rencontrer au détour des pages. La déception ressentie résulte donc d’une rencontre ratée, d’une interprétation erronée de la quatrième de couverture, ou plutôt non, d’un fantasme de ce que j’avais envie d’y trouver. Je pense que je voulais lire mon Manhattan à moi et pas celui de Antonio Munoz Molina.</p>
<p>Tout d’abord, je vous induis déjà en erreur en vous faisant croire que l’ensemble du contenu m’a déçu. J’ai été subjuguée par la prose de l’Espagnol pendant la moitié de l’ouvrage, où il m’a entraîné avec lui dans le New-York que j’aime, attirant l’attention de son lecteur sur des détails qui m’ont parfois fait sourire, parfois rendu mélancolique. Il m’a étonné en évoquant un indien navajo qui faisait la manche à Times Square en 2001, et que j’ai aussi vu cette année en 2009 !!!! J’ai frémi à son récit des attentats du 11 septembre qu’il a vécu sur place, en plein cœur de l’émotion. J’ai appris, au son de ses mots érudits, l’histoire de cette ville et de cette Amérique dont certains émigrants n’ont pas eu la vie facile. J’ai aimé entendre les témoignages de ces étrangers qui s’installent dans la ville où tout est possible et ceux de ces américains qui donnent de leur temps pour leur apprendre l’anglais. Oui, tout ça m’a véritablement enthousiasmée.<br />
Par contre, je me suis ennuyée dans les chapitres où il s’attardait à parler de lui à partir d’infimes détails, où il s’épanchait sur une œuvre d’un peintre du Metropolitan Museum sur des pages et des pages, pour se rendre compte à la fin qu’on a presque fait le tour du musée, où il décrivait minutieusement la façon dont tel ou tel musicien jouait de son instrument. J’avoue que ces parties là, entre autres, beaucoup trop nombreuses, m’ont lassées et ont fortement ralenti ma lecture.</p>
<p>Malgré tout, il faut souligner l’exceptionnelle qualité d’écriture d’Antonio Munoz Molina dont j’avais déjà pu profiter dans le superbe <em>Beatus Ille</em>.</p>
<p>Cependant, je ne sais pas si c’est un livre à lire avant de partir visiter New-York, ou tout simplement un livre à lire par les amoureux de culture et d’histoire. A noter aussi la magnifique couverture qui représente le Flatiron, le plus bel immeuble de Manhattan pour moi.</p>
<p>L’avis de <a href="http://danslabibliothequedecleanthe.over-blog.com/article-20928287.html" target="_blank">Cléanthe</a>, beaucoup plus enthousiaste.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/fenetres-de-manhattan-de-antonio-munoz-molina-1704/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>23</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le journal de Hélène Berr</title>
		<link>http://www.chaplum.com/le-journal-de-helene-berr-1385</link>
		<comments>http://www.chaplum.com/le-journal-de-helene-berr-1385#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2009 15:37:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignage - documents]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chaplum.com/?p=1385</guid>
		<description><![CDATA[Petite fille, j’ai dévoré le journal d’Anne Frank, que j’ai d’ailleurs relu plusieurs fois. Et à chaque fois, l’émotion et l’indignation ont été au rendez-vous face au destin de cette petite fille. Quand j’ai appris la parution du journal d’Hélène Berr, il y a quelques années, j’avais été sceptique. Mais lorsque ma collègue m’a proposé de me le prêter, j’ai bien évidemment accepté.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/07/heleneberr1.gif"><img class="size-medium wp-image-1389 aligncenter" title="heleneberr" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/07/heleneberr1-197x300.gif" alt="heleneberr" width="197" height="300" /></a></p>
<p>Petite fille, j’ai dévoré le journal d’Anne Frank, que j’ai d’ailleurs relu plusieurs fois. Et à chaque fois, l’émotion et l’indignation ont été au rendez-vous face au destin de cette petite fille. Quand j’ai appris la parution du journal d’Hélène Berr, il y a quelques années, j’avais été sceptique. Mais lorsque ma collègue m’a proposé de me le prêter, j’ai bien évidemment accepté.</p>
<p>Après cette lecture, je comprends mieux les difficultés rencontrées récemment par certaines lectrices à la lecture d’Anne Frank. Le journal d’Hélène Berr (tout comme celui d’Anne Frank je suppose) ne se lit pas vraiment d’une manière fluide. Les premières pages ne sont pas évidentes à surmonter, car la jeune femme fait référence à énormément de personnes que le lecteur ne parvient pas identifier. C’est normal, un journal n’est pas un roman et Hélène Berr ne l’écrit pas dans le but d’être publiée. Son but est de se souvenir, une fois le conflit terminé, de toutes les atrocités qu’elle voit, qu’elle entend. Elle ne veut surtout rien oublier ! C’est douloureux de lire ça, avec notre connaissance, en sachant pertinemment qu’elle ne survivra pas à la guerre.</p>
<p>Une autre difficulté dans la lecture de ce journal est le caractère succinct de certaines de ses interventions. Parfois, elle se contente de citer un nom pour évoquer sa journée ou son après-midi. Ou encore, elle évoque de terribles événements qui se sont produits et qui ont tout changé dans leurs vies mais on ignore quels sont ces événements.</p>
<p>Mais à côté de ces quelques inconvénients, une fois qu’on situe les proches d’Hélène et qu’on est habitué à sa façon de tenir son journal, on est happé par son quotidien dans le Paris occupé. On vit avec elle les différentes mesures qui sont peu à peu imposées aux juifs, la façon dont les Français réagissent mais aussi ses amis à la Sorbonne. Comment peut-on réagir quand un de vos proches amis vous dit que les Allemands vont gagner la guerre mais que ce n’est pas grave, car rien ne changera vraiment. Ou qu’une dame vous affirme froidement que de toutes façons, il y a trop de juifs en France !!!</p>
<p>Au fur et à mesure que les mois passent, Hélène voit ses amis et ses proches être déportés en masse. Sa façon de réagir est émouvante, surtout quand son père sera emprisonné à Drancy. Ce qui est frappant, c’est son absence de haine pendant très longtemps, il lui faudra aller très loin dans l&#8217;horreur avant de ressentir une véritable colère haineuse envers les Allemands.</p>
<p>Dans la deuxième partie du journal, son ton change, elle a peur, elle sent l’inéluctable se rapprocher et son journal se transforme en un témoignage à destination de l’homme qu’elle aime Jean Morawiecki. Pour qu’il sache qu’elle a toujours pensé à lui et comment se sont passé toutes ces journées d’espoir et de désespoir.</p>
<p>Ce journal est un véritable témoignage indispensable, riche d’enseignement. A l’image de celui d’Anne Frank aux Pays-Bas, il témoigne de la condition des juifs dans la France occupée. Anne Frank était une petite fille qui vivait cachée. Hélène Berr, elle, est une jeune femme, étudiante d’anglais, qui peut aller et venir et voir ce que les Allemands et le gouvernement de Vichy font subir aux juifs. De l’étoile jaune jusqu’à l’interdiction de sortir le soir ou de fréquenter les magasins, rien ne leur est épargné. Ce qui est hallucinant, ce sont les œillères portées par certains autochtones, qui ne veulent pas se rendre compte de la gravité des persécutions. Hélène, blessée, exprime très bien combien elle n’avait même plus le courage d’essayer de leur expliquer que ce n’est pas facile pour eux. Ce qui est frappant dans ce journal aussi, c’est la pertinence et l’intelligence des réflexions de la jeune femme, notamment sur la religion, les races ou la politique. Elle ne se laisse jamais aveugler par la rage ou la colère mais continue à penser de manière critique et indépendante. Une véritable leçon pour beaucoup.</p>
<p>L&#8217;avis de <a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-22252536.html" target="_blank">Keisha</a>, de <a href="http://www.amandameyre.com/archive/2008/01/18/journal-%E2%80%93-helene-berr.html" target="_blank">Amanda</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chaplum.com/le-journal-de-helene-berr-1385/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>27</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

