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	<title>Chaplum' &#187; Théâtre</title>
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		<title>&#171;&#160;Quatre comédies&#160;&#187; d&#8217;Oscar Wilde</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 15:33:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Wilde Oscar]]></category>

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		<description><![CDATA[La lecture du portrait de Dorian Gray à la fin de mes études secondaires a été une véritable révélation pour moi. Il reste un de mes romans cultes. Pourtant, depuis lors, à part Le fantôme de Canterville, je dois bien avouer que je n'ai plus rien lu d'Oscar Wilde. J'ai donc été très heureuse de recevoir ces Quatre comédies de la part de Maijo dans le cadre du Victorian christmas swap organisé par Lou et Cryssilda.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/04/quatrecomedies.jpg"><img class="size-full wp-image-1020 aligncenter" title="quatrecomedies" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/04/quatrecomedies.jpg" alt="quatrecomedies" width="182" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left;">La lecture du <em>portrait de Dorian Gray</em> à la fin de mes études secondaires a été une véritable révélation pour moi. Il reste un de mes romans cultes. Pourtant, depuis lors, à part <em>Le fantôme de Canterville</em>, je dois bien avouer que je n&#8217;ai plus rien lu d&#8217;Oscar Wilde. J&#8217;ai donc été très heureuse de recevoir ces <em>Quatre comédies</em> de la part de <a href="http://maijo.canalblog.com/" target="_blank">Maijo</a> dans le cadre du Victorian christmas swap organisé par <a href="http://www.myloubook.com/" target="_blank">Lou</a> et <a href="http://cryssilda.canalblog.com/" target="_blank">Cryssilda</a>.</p>
<p style="text-align: left;">Ce livre réunit quatre pièces, quatre comédies, écrites par Oscar Wilde après les brillants <em>Dorian Gray</em> et <em>Salomé</em>, et grâce auxquelles il connut la gloire au théâtre entre 1892 et 1895. Peu de temps après ces succès, un procès conduira à la ruine le célèbre dramaturge aux mœurs dissolues.</p>
<p style="text-align: left;">Dans ces quatre pièces, Oscar Wilde s&#8217;amuse à parodier et à se moquer de la haute et &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; société anglaise, mais sans jamais être vraiment méchant. Il pousse la caricature au maximum de cette classe pour laquelle tout n&#8217;est qu&#8217;apparence et paraître. Autour d&#8217;un bon thé, les médisances fusent et les petites vacheries s&#8217;enrobent d&#8217;un soi-disant compliment. Mais sous le verni de la vertu se cachent les plus viles trahisons et les secrets les plus honteux et inavouables. Il n&#8217;y a pas à dire, c&#8217;est jubilatoire. D&#8217;autant plus que Oscar Wilde manie les jeux de mots avec grande virtuosité (et je n&#8217;ose imaginer ce que ça doit être en V.O)</p>
<p style="text-align: left;">On retrouve dans <span style="text-decoration: underline;">Quatre comédies</span> :</p>
<p style="text-align: left;"><em>L&#8217;Eventail de Lady Windermere</em> dans lequel la jeune femme, mariée depuis à peine deux ans à Lord Windermere, apprend que son mari rend visite presque tous les jours à Madame Erlynne. L&#8217;amie qui lui confie cela &laquo;&nbsp;en toute amitié&nbsp;&raquo; lui dévoile qu&#8217;en plus son époux offre de grosses sommes d&#8217;argent à cette Madame Erlynne. La situation devient réellement critique lorsque Lord Windermere demande à sa femme d&#8217;inviter la dame en question à la soirée qu&#8217;ils donnent le soir même. C&#8217;en est trop pour Lady Windermere &#8230;<br />
Voilà une pièce satyrique dans laquelle on se rend finalement compte que les apparences sont parfois bien trompeuses et qu&#8217;il n&#8217;est pas toujours judicieux de porter des jugements hâtifs sur base de ragots, aussi bien (ou mal) intentionnés soient-ils.<br />
<em>Une femme sans importance</em> propose une intrigue assez classique et mince. Lors d&#8217;une réunion de la bonne société à la campagne, le jeune Gérald se voit proposer le poste de secrétaire de Lord Illingworth. Mais lorsqu&#8217;il l&#8217;annonce à sa mère, au lieu d&#8217;une réaction de joie, il doit faire face à un refus puis à l&#8217;annonce qu&#8217;il est en fait le fils de Lord illingworth, qui avait séduit sa mère avant de l&#8217;abandonner.<br />
J&#8217;ai beaucoup aimé la place de la femme dans cette pièce, femme qui aura finalement le dernier mot. Le personnage d&#8217;Hester, jeune américaine, m&#8217;a aussi beaucoup amusée, notamment par son regard critique et acide sur la société anglaise.<br />
<em>Un mari idéal</em> met en scène les jeux de la politique d&#8217;une manière à la fois sérieuse et frivole. En effet, Sir Robert Chiltern, politicien respecté pour son intégrité, doit faire face à un horrible chantage : Mrs Cheveley, une femme que le scandale n&#8217;effraie pas, menace de révéler à tous la façon dont il a fait fortune s&#8217;il ne soutient pas le projet qu&#8217;elle veut. Sir Chiltern est effondré. Plus que tout, il ne veut pas perdre l&#8217;amour de sa si vertueuse épouse, qui ne comprendrait pas ses erreurs du passé. J&#8217;ai adoré cette pièce, une des plus abouties, dans laquelle le talent de virtuose d&#8217;Oscar Wilde se révèle pleinement !<br />
<em>L&#8217;importance d&#8217;être Constant</em> se révèle être un véritable vaudeville, rempli de quiproquos, autour du prénom Constant, de l&#8217;identité, des fiançailles &#8230; et au final de la filiation. Un véritable régal ici encore dans lequel les répliques fusent. J&#8217;imagine qu&#8217;au théâtre, cela doit être un feu d&#8217;artifice de réparties, qui volent et qu&#8217;on ne doit plus savoir où donner de la tête. Le sujet est assez léger mais le ton ironique et la critique acerbe. Encore une fois, la bonne société anglaise n&#8217;est en rien épargnée.</p>
<p style="text-align: left;">J&#8217;aimerais ajouter un autre aspect qui m&#8217;a étonnée et frappée dans ces quatre œuvres de Wilde : la place des femmes. En effet, au début, je me suis interrogée sur l&#8217;opinion de ce dernier quant à la position de la femme dans la société. Je me suis demandée s&#8217;il souffrait de misogynie. Mais je suis rapidement revenue sur ma position. Et je dois avouer que je pense qu&#8217;il avait une position plutôt en avance sur son temps et très moderne. Dans ces quatre pièces, les femmes ont des caractères bien trempés, mènent les hommes par le bout du nez et ont finalement toujours le dernier mot ! On est loin des ingénues qui n&#8217;ont rien à dire.</p>
<p style="text-align: left;">Je dois avouer que je n&#8217;aime généralement pas lire le théâtre, alors que j&#8217;adore le voir jouer. Mais le nom d&#8217;Oscar Wilde a su à lui seul venir à bout de mes réticences et j&#8217;en suis ravie ! Quel bonheur j&#8217;ai pris à lire ces quatre comédies même si j&#8217;ai préféré la prose du romancier dans <em>Le portrait de Dorian Gray</em>. Encore merci à Maijo.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/04/1679802731.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1022" title="1679802731" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/04/1679802731.jpg" alt="1679802731" width="90" height="55" /></a></p>
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