« Code-Barre » de Mouloud Akkouche
Dans un supermarché,Il déambule. Il a une carte que le service social lui a donnée pour faire ses achats, une carte pour se réinsérer, être un client normal. Dans un autre supermarché, elle vient d’être promue chef adjointe de la chaîne. Belle promotion pour cette mère de famille ambitieuse.
En passant devant les écrans de surveillances des différents magasins, elle a un choc, elle le voit, lui, son premier amour. Et là, en parallèle, chacun d’eux repense à cette nuit où tout s’est terminé entre eux, cette nuit où par provocation elle l’a présenté à ses parents …
Code-Barre est une nouvelle qui se veut assez choc, qui l’est quelque part mais que j’ai dû relire avant d’écrire ce billet car, après deux mois, j’avais oublié les grandes lignes. Mouloud Akkouche montre les ravages d’une relation entre deux personnes qui ne sont pas issues du même milieu. Issue d’un milieu bourgeois, elle voit cette relation comme une provocation, une façon de faire sortir ses parents de ses gonds. Mais elle ne se doute pas de l’humiliation qu’elle lui fait subir et des répercutions que cela a sur lui. Il s’ensuit une nuit de cauchemar pour les deux amoureux.
Lorsque des années plus tard, elle le revoit par hasard dans les rayons d’un des magasins dans lesquels elle fait partie de la direction, elle ne se doute pas qu’une tragédie se prépare, tragédie qui clôture le drame, enclenché la fameuse nuit de leur rupture. Car en plus, d’aborder le thème des différences sociales, l’auteur aborde aussi l’illettrisme, un sujet d’actualité même dans nos pays où un pourcentage inacceptable de la population en souffre encore. L’auteur n’a pas donné de noms à ses personnages et cela montre combien cette histoire peut être universelle.
Une nouvelle à lire et à diffuser. Elle se lit vite et ne demande qu’à poursuivre son voyage. Merci Cynthia qui me l’a fait parvenir !
En écrivant ce billet et en cherchant la couverture du livre, j’ai trouvé cet article écrit par Mouloud Akkouche et qui traite d’un thème proche. Il l’a écrit à l’occasion de la diffusion du film La journée de la jupe. Je vous invite à le lire car il est vraiment intéressant.


l’article que tu donnes en référence est très intéressant, même s’il enfonce une porte ouverte en ce qui me concerne.
merci en tout cas pour ce partage
C’est sûr qu’il n’y a rien de nouveau mais je trouvais intéressant de le mettre en lien
Et bien je crois que je vais contacter Cynthia alors…
C’est par moi que tu dois passer. Je te l’envoies si tu es intéressée
Je n’aime pas vraiment les nouvelles, je les lis trop vite
C’est le principe même d’une nouvelle
Merci d’avoir présenté ce récit, et j’ai aussi découvert l’auteur (et lu l’article que tu mets en lien!)
Il faut remercier Cynthia qui me l’a fait découvrir
coucou Manu
J’ai beaucoup aimé le film « La journée de la jupe »
Isabelle Adjani est éblouissante de naturel !
Bises félines
Béa kimcat
Je dois avouer que je ne l’ai pas vu !
Bises
Je n’ai pas forcément envie de lire une nouvelle en ce moment. Merci pour le lien, c’est un point de vue intéressant, nous sommes trop dans la pensée unique, j’aime bien quand on nous montre plusieurs facettes.
Oui, je trouve aussi que cet auteur présente des choses intéressantes. La nouvelle est intéressante aussi et loin des clichés.
Je ne suis pas fan des nouvelles mais je dois reconnaître que celle-ci me tente beaucoup!
Veux-tu qu’elle passe chez toi?
Les thèmes abordés ont l’air intéressants et puis comme c’est une nouvelle, je note forcément !
Elle peut aussi passer chez toi si tu le souhaites
Ce qui m’inquiete un peu c’est que tu en aies oublie les grandes lignes, pourtant le sujet me semblait interessant…
Oui, mais il est vrai aussi que je l’avais lu juste avant de m’endormir
Alors oui, je suis intéressée !
Je te l’envoie bientôt
il y a tout de même une comparaison peu appropriée dans l’article = l’auteur parle notamment du crime de louis althusser, qui étrangla son épouse hélène. C’est oublier totalement le contexte dans lequel se produisit cette mort – Althusser était maniaco-dépressif, son épouse souffrait de dépression elle aussi et était connue pour ses tendances suicidaires.
Je n’ai pas trop bien compris la place de cette comparaison dans l’article, même s’il est vrai que tuer dans le couple n’est pas l’apanage des illétrés – mais il y a une certaine différence entre un crime dû à la dépression et à une colère de couple.
Enfin, c’est mon humble avis
Merci pour ces infos dont j’ignorais tout
Je ne connaissais pas du tout l’auteur ni le livre avant que tu n’en parles. Ça me donne envie de les découvrir!
Il peut aussi s’arrêter chez toi
Je vais aller consulter cet article qui m’avait complètement échappé
Hihi, il est très bien n’est-ce pas ?
Ah je serai très tentée si je n’avais pas un programme chargé dans les semaines à venir (partenariats et rentrée littéraire, sans oublier ma bonne vieille PAL !). Mais je n’oublie pas et note bien au chaud dans ma LAL pour plus tard !
Ben il ne fait que 35 pages, tu ne es sûre que tu ne veux pas le recevoir ?
Une nouvelle qui a l’air très intéressante. Je note pour le jour merveilleux où ma PAL aura diminué un petit peu
Pareil que pour Pickwick, qu’est-ce que 35 pages ?
Il me tente bien celui-là ! Je le note pour mon prochain retour en France !
C’est une bonne idée, il pourra sûrement aller jusque chez toi
Tu me tentes (c’est pas bien !)
Il est parti chez Hathaway, il peut ensuite aller chez toi (petite voix tentatrice)