« God save la France » de Stephen Clarke
Paul West, débarque de son Angleterre natale, pour venir vivre à Paris où il a décroché un job, a priori prometteur. Il va devenir chef de projet pour une entreprise de vente de viandes qui a décidé de se diversifier et d’ouvrir une chaîne de salon de thé. Mais il va rapidement déchanter. Après les premières difficultés à communiquer, le choix du nom du projet, et les divergences culturelles sur la façon de travailler, notre anglais va rapidement s’apercevoir que beaucoup de choses sont différentes entre Paris et Londres.
J’avoue que j’aime beaucoup ces livres où sont racontées les différences culturelles entre deux pays ou entre deux personnes d’origine diverses, sur un mode humoristique. J’avais d’ailleurs beaucoup aimé American rigolos de Bill Bryson, un modèle du genre. Cela est sûrement dû au fait que je vis dans un pays où se côtoient déjà de gré ou de force des autochtones issus de cultures très éloignées l’une de l’autre et qui ne parlent pas la même langue. Cela donne déjà lieu à des situations parfois burlesques et drolatiques, parfois plus dramatiques et beaucoup moins risibles. C’est sans doute ce qui fait du belge un être doté d’autant d’autodérision. Avouons qu’il n’a pas beaucoup le choix. Mais je m’égare du sujet. La deuxième raison de mon goût pour ce genre de livres tient peut-être aussi dans le fait que mon couple est mixte. Bon, ne vous emballez pas. Rien de bien exotique ! Mais mon futur mari est français. Et donc, bien que nos deux cultures soient très proches, elles connaissent certaines différences et qui sont à l’origine de nombreux de nos fous rires et de nos complicités. Bon, j’arrête de vous raconter ma vie et je reviens au livre qui nous occupe.
Je partais donc avec un excellent a priori sur “God save la France”. Dès les premières pages, j’ai ri aux éclats, les larmes aux yeux, en lisant les tribulations de cet anglais à Paris, tant elles m’ont semblé véridiques ! Il faut dire que 80% des choses pour lesquelles il épingle les français peuvent correspondre aux belges francophones. Et il faut aussi reconnaître qu’il ne s’épargne pas lui-même non plus, que ce soit pour les habitudes alimentaires des anglais ou sa façon de parler français. Et puis, dois-je avouer que je suis parfois assez bon public en matière d’humour ? Et comme j’ai reconnu mes compatriotes dans pas mal des travers décrits par Stephen Clarke, eh bien oui, j’ai trouvé ça hilarant : l’accent anglais déplorable, le mauvais accueil, voir l’accueil inexistant au comptoir d’une entreprise, les crottes de chiens, … Par contre, le côté anti commercial et franchement désagréable des commerçants et des garçons de café, je le laisse aux parisiens. Le fromage qui pue, le café servi dans une mini tasse ou dans un bol à soupe si on demande un café au lait et pour un prix exorbitant, c’est typiquement français aussi. Mais là aussi, qui oserait dire que ce n’est pas vrai ? Il faut avouer qu’il en rajoute et qu’il y a de l’exagération, comme il y en avait dans le livre de Bill Bryson. Je pense que c’est inévitable. C’est l’exagération qui fait rire, que ce soit dans un film ou dans un sketch. Dans un livre humoristique aussi.
Mais passé les cent premières pages, mon rire s’est fait rare, mon sourire s’est figé et je me suis crue plongée dans un roman de « chick litt » masculin. Notre anglais ne pense qu’à draguer et surtout finir dans le lit des petites françaises, qui apparemment sont bien plus sexy que les anglaises. Avant de découvrir les magouilles de son patron, pas si charmant qu’il n’en a l’air, qui fait du trafic de viande anglaise et de maïs transgénique, sans parler des malversations immobilières. Le sujet du départ, à savoir la France vue par un anglais, n’occupe plus que quelques lignes par-ci par là, noyées dans une intrigue assez médiocre. Dommage car ce sont les seuls passages que je trouvais intéressants, mais visiblement Stephen Clarke n’avait pas suffisamment de matière pour tenir un livre entier.
Bref, après un début prometteur, ça retombe comme un soufflé. Et j’ai péniblement terminé ce livre. Je ne conseille finalement que les 50 ou 100 premières pages et évitez la suite !
Tous les avis sont chez BOB


Pareil que toi : j’ai ri à en pleurer aux premières pages. Mais par contre, j’ai encore ri ensuite même si un peu moins. J’ai trouvé très drôle ce point de vue sur la France avec l’humour anglais en prime. Mais bon, si c’est anglais et drôle, moi je ris !
Souvent c’est le problème de ce genre de bouquins : on s’essouffle en cours de route.
Dans mon souvenir (je l’ai lu il y a 2 ans je crois et il n’est donc pas chroniqué dans mon blog), il me semble que j’avais eu le même ressenti que le tien. Et franchement, les anecdotes du début du livre m’avaient fait mourir de rire même si je me reconnaissais parfois dans la parisienne pressée… :-/
Et une phrase m’a conquise dans ton billet, c’est « C’est sans doute ce qui fait du belge un être doté d’autant d’autodérision. » J’adore, j’adore ! Tirée du contexte, on dirait une phrase de documentaire animalier. Rassure-toi, ce n’est pas méchant, j’adore ce genre de phrase et je l’utilise à toutes les sauces.
Je demeure quand même curieuse! Surtout parce que tout ce que tu racontes, c’est un peu les trucs qui m’ont fait rire l’an dernier… je me suis ramassée dans un Starbucks pour avoir un café « normal » pour moi (« dégueulasse » pour vous)!! Et je ne parle même pas du prix!! au pire, je lirai les premières pages!!
je l’ai depuis quelque temps dans ma bibliothèque suite aux recommandations d’une connaissance mais je n’ai pas osé l’ouvrir par peur justement de l’effet de lassitude. Avec les livres comiques arrive souvent un moment où « trop de vannes » tue les vannes. Mais apparemment c’est autre chose qui déçoit. Bon, je pense qu’il va rester dans son coin encore un bout de temps celui-là…
J’attendais avec impatience ton avis sur les français, finalement. Mais bon , le fait d’en avoir un dans ton environnement immédiat (!) doit déjà enlever le choc de la découverte?
Question d’une non parisienne : tout le livre se passe -t-il à Paris?
bon, encore un à noter ! flûte alors MDR
Ys : moi aussi, je l’ai trouvé drôle mais moins l’histoire avec le patron et les histoires d’amour. Mais bon, je suis difficile
Stephie : ce n’est pas vraiment l’essoufflement, c’est plutôt le manque de matière. En fait, au départ, je ne savais pas que c’était un roman !
Restling : ah oui, les parisiens pressés, je connais
Mon homme me pousse toujours pour que j’aille plus vite dans le métro. Il n’arrête pas de dire qu’ici en Belgique (enfin pas à Bruxelles mais en province) on prends le temps pour tout, qu’on papote toujours aux caisse, qu’on marche trop lentement MDR. C’est la vie dans une petite ville de province hihi.
Pour ta remarque, je suis pliée de rire. Que veux-tu, l’homme est un animal comme un autre !
Karine
: alors, je pense que tu dois le lire
Et je te rassure le café français n’est bon que pour les français (enfin dans les bistrots car chez les gens, ça n’a rien à voir) ! En fait, il n’y a rien de plus culturel que le café. Le pire, c’est que je me fais encore avoir à commander un café, voulant un café servi comme en Belgique et à me retrouver avec un mini truc imbuvable !
Cachou : en fait, dans ce cas-ci, c’est plutôt l’histoire sous-jacente qui m’a déçu mais beaucoup l’ont trouvée aussi très drôle. Ce sera peut-être ton cas.
keisha : bah, les belges connaissent très bien les français, vu qu’on habite à côté et, surtout qu’on regarde la télévision française depuis notre plus jeune âge. En plus, c’est la première destination de nos vacances
En plus, je n’habite qu’à une quinzaine de kilomètres de la frontière française, donc il y a beaucoup de français qui habitent ici. Non, tout le livre ne se déroule pas à Paris, mais les non parisiens sont assez peu représentés au final.
sheherazade : bah essaie de lire les 100 premières pages dans une librairie, ça suffira
J’ai bien aimé, j’ai trouvé le livre distrayant. Mais c’est vrai que le procédé s’essouffle vite.
Ca aurait fait une bonne nouvelle alors !!!
POurquoi les auteurs se sentent-ils obligés d’écrire des pavés alors que 100 pages auraient suffi ?
Je l’avais vu chez Hambre je crois et j’avais déjà noté qu’elle n’avait pas tout le temps accroché. Bon, je crois que je vais me fier à vos deux avis et passer mon tour.
Dommage… Je l’avais noté et il me tentait celui-là. Je vais peut-être me risquer à le lire quand même car il y a quelqes bons avis.
Je n’ai pas du tout aimé et je n’ai d’ailleurs pas terminé ce livre tant je ne riais pas ! ça arrive malheureusement
Leiloona : c’est vrai que c’est distrayant et les parties français – anglais sont savoureuses
Constance : plus vendeur ? Ou alors ils ne savent pas s’arrêter. Surtout qu’il a écrit un deuxième livre sur les françaises !!!
Alwenn : il y a aussi de très bons avis cela dit
Marguerite : tout à fait ! Le mieux est de se faire son propre avis !
Celsmoon : c’est ce qui fait la richesse de la littérature. Il y en a pour tous les goûts !
Et j’ajouterai à ton avis que le deuxième est dans la lignée de la fin, très « chick litt » pour hommes… Dommage, le concept était sympa !
Vu ton avis et les commentaires, je préfère passer, je préfère qu’un livre me plaise jusqu’à bout !
Je n’avais pas vraiment aimé non plus et j’avais été aussi déçue mais heureusement je l’avais eu en cadeau.
Difficile de ne pas lasser quand l’humour est un peu « too much ». Cela vient de m’arriver avec Gay Vinci Code de je ne sais plus qui. Au bout de 20 pages, avec un gag à toutes les lignes ou presque, j’étais déjà fatiguée.. et j’ai laissé tomber!
Mince, ça commençait plutôt bien, c’est dommage… Mais acheter un livre pour une moitié seulement, ça va à l’encontre de ma politique économique personnelle^^
Miss Alfie : je m’en passerai alors
Aifelle : je te comprends.
deliregirl1 : je l’ai emprunté à la bibliothèque, donc pas de regrets non plus.
choupynette : rien que le titre est déjà « too much » je trouve !
Neph : oui, c’est normal mais si tu le trouves à la bibliothèque, ça peut valoir le coup de lire quelques pages.
Après cette entrée en fanfare, on a qu’une envie, c’est que ça dure jusqu’à la fin, c’est vraiment dommage !!
J’ai lu ce livre il y a quelque temps et j’ai beaucoup aimé les aventures de cet Anglais à Paris. Bien que Française j’ai ri de la caricature de nos habitudes. A chacun les siennes.
Le reste de l’histoire n’avait rien de génial.
Je l’ai lu à sa sortie il y a quelques années, et comme toi, j’ai trouvé quelques bons passages mais au final je me suis un peu ennuyée. Je n’ai jamais eu envie de lire la suite…
Je n’ai jamais eu vraiment envie de le lire. Et finalement, ce sera sans regrets.
Je ne savais même pas qu’il y avait une histoire… et, pour l’avoir feuilleté, je craignais déjà le problème, à la longue, du manque de matière, dont tu me confirmes qu’il se manifeste effectivement.
Ah, ah, j’ai beaucoup aimé American rigolos alors je retiens le titre !
bon je vais me fier à ce que tu dis j’irais squatter à la fnac si je vois le bouquin pour parcourir les 100 premièrs pages lol
pour en revenir à ton homme et qu’il faut tjrs se dépêcher, celà m’a fait repenser à ma première virée à paris avec une amie c’était nos premières ballades via que nous commencions à travailler donc salires, et bienon découvrait paris monparnasse les champs élysées etc mais là où celà s’est gâté on traversait peinard une grande avenue tranquillment de nos pas de « provinciales » et là paf en plein milieu de l’avenue le feu redevient vert!!merdum on s’est fait klaxonné et on n’a finit le parcours comme si on avait »le feu aux fesses »!!lol celà nous a dégouté de la vie parisienne! de plus on s’était fait arnaqué par un taxi!!!je te jure, donc vive la province ety notre rythme tranquillos !!lol bisous à bientôt
J’étais assez tentée quand je voyais ce livre dans les rayons. Le début de ton billet me confortait dans mon envie, la fin, beaucoup moi. Je ferai donc des économies !
je vais passer mon tour pour cette fois ci, ce n’est pas trop mon genre de lectures!
Florinette : tout à fait, j’ai été assez déçue de la tournure que prenait ce livre.
Jeanette : oui, c’est toujours assez drôle de se voir à travers les yeux des autres !
aBeiLLe : la suite sera sans moi également !
Isil : oui, sans regrets, si cela ne t’attire pas.
Brize : j’ignorais aussi que c’était un roman avec une vraie trame !
freude : tu risques d’être déçue si tu t’attends à la même qualité.
noisette : et à Londres, c’est encore pire, quand le feu passe au vert pour les voitures, mieux vaut ne plus être sur la route
Géraldine : oui, il y a des hauts et des bas dans ce livre.
Lael : alors, sans regrets pour toi
Lu et vraiment adoré! Certains passages sont vraiment hilarants! J’ai adoré la remarque contre Jane Austen et Hugh Grant qui donnent une fausse image gentleman des anglais. Ca me fait rappeller que je n’ai toujours pas lu la suite!
J’avais oublié ce passage ! Il est vrai qu’il devrait plaire à beaucoup sur la blogosphère
je me demande si on m’autorisera à arracher les 100 premières pages dans le magasin et s’ils m’accorderont une réduction vu que je n’achète pas le livre complet ???????????
mouarf ! Tu es incorrigible !
Eh ben moi, j’ai apprécié les 2 premiers, honnêtement j’ai beau coup ri, parce que j’ai vécu 8 mois en Angleterre, et en fait ils sont pareils que nous, ils ont leurs défauts aussi. On pourrait écrire un livre pareil Un français à London;o)
En revanche, j’ai abandonné après la lecture de Talk to the snails, les 10 commandements pour comprendre les français. Celui-là, il m’a énervée plus que tout. Vraiment, j’avais envie de le taper. Ce que je lui reproche c’est de faire vraiment des grosses généralités. Genre, TOUS les français passent leur dimanche à boire du pastis et jouer à la pétanque…
Depuis je n’en ai pas relu, je ne peux plus;o)
@Sheherazade : Tu leur dis « A ma guise »! Ah ah ah! ;o)
Virginie : tout à fait, chaque nationalité a ses petits travers ! Je ne connais pas l’autre livres dont tu parles par contre.
pas croyable ! je l’avais dans ma PAL et je ne le savais même pas ! je suis en train de le lire – pour l’instant ça va, je m’amuse (« so far so good » comme ils disent là bas)
– je me marre surtout avec l’accent des uns et des autres
Le début est hilarant. Dommage que ça ne tienne pas la distance
tout à fait d’accord avec toi – j’ai tenu plus longtemps que les 100 premières pages, mais j’en suis tout de même arrivée à la même conclusion
Ben je suis rassurée. Si tu avais trouvé ça excellent jusqu’à la fin, je me serais posée des questions