« Julius Winsome » de Gerard Donovan
Julius Winsome vit, solitaire en compagnie de son chien Hobbes et entouré de ses milliers de livres, dans un chalet au fin fond du Maine. Mais un jour, il retrouve son chien avec une balle dans le flanc. Le vétérinaire ne peut le sauver et lui révèle que le coup a été tiré à bout portant. Une rage froide envahit Julius qui se met à tuer les chasseurs qui sont légion dans la région.
J’ai longtemps attendu avant de me décider à lire ce roman. Tout d’abord, j’étais persuadée qu’il ne me plairait pas. Je pensais à tort qu’il s’apparentait à la vague de nature writing à la mode en ce moment et qui ne m’attire pas du tout. Un homme solitaire dans les bois enneigés, j’étais dubitative sur l’intérêt que ça pouvait représenter. Ma deuxième retenue concernait le chien. Tuer un chien comme base d’intrigue, voilà qui ne me plaisait pas des masses non plus. Mais à force de voir des articles élogieux et enthousiastes, ma garde commençait à baisser et ma faible nature de LCA à prendre le dessus. Puis Kathel m’a définitivement convaincue. Et avec raison. Car j’ai été séduite par ce roman, du moins par 80% de celui-ci.
Gerard Donovan n’a pas son pareil pour nous plonger directement au cœur de l’action. Je n’ai pu évidemment m’empêcher d’éprouver une grande empathie pour Julius Winsome, vous vous en doutez. Moi, la militante contre la maltraitance animale, je ne peux que comprendre la réaction de cet homme qui recherche le meurtrier qui l’a privé de son fidèle compagnon. En plus, je dois reconnaître que les chasseurs ne m’inspirent aucune pitié, n’en déplaisent à certain(e)s. A notre époque où chasser est devenu un loisir et non plus une nécessité pour se nourrir, ces hommes qui se repaissent de voir la peur dans les yeux de l’animal, se retrouvent à leur tour traqués. Le chasseur devient proie.
Le fait qu’en plus, Julius soit un passionné de littérature et que les murs de son chalet soient recouverts de livres rajoute à son capital sympathie auprès des lecteurs. J’ai donc passé un très bon moment de lecture, d’autant plus que le romancier irlandais manie l’écriture avec brio, entre efficacité et poésie mais sans passages inutiles.
Mais le roman ne se contente pas d’une chasse au meurtrier par Julius Winsome. Il comporte également de nombreux flash-back dans lesquels sont évoqué le passé de ce dernier, avec son père et son grand-père. Mais aussi une histoire d’amour éphémère avec Claire, peut-être le déclencheur de cette crise de folie meurtrière.
Malheureusement, la déception s’est pointée à la fin où cette sacro sainte bonne morale américaine prend le dessus. C’est sans doute pourquoi, les auteurs anglo-saxons mais particulièrement américains (l’auteur est irlandais mais vit aux États-Unis) ne nous offriront presque jamais de fin réellement surprenante ! Et là, Julius m’a déçue à plusieurs niveaux. J’ai donc refermé le roman, un peu amère. En me disant « tout ça pour ça ». Dommage.
Je remercie Aifelle pour le prêt. Son avis ICI.
Les avis de Brize, Choco, Laure, L’or des chambres, Emma, et sûrement encore beaucoup d’autres.


Je l’ai dans ma PAL depuis l’avis de Dominique. Cathulu m’avait remis en selle, comme l’avis de Kathel mais après j’ai vu l’avis de Aifelle. Tu es sur un avis mitigé pour la fin (c’est ce que je n’aime pas dans certains romans américains, c’est leur sacro-sainte morale comme tu le dis si bien, leur « on arrive toujours à s’en sortir si on y croit ». Ce que tu dis me refroidis donc). J’en déduis qu’il faut absolument que je le lise pour me faire ma propre opinion !
Tout à fait
Cela dit, je ne parle pas de la morale américaine dans ce sens ici. Seuls ceux qui l’ont lus peuvent comprendre ce que je veux dire mais je ne voulais pas trop en dévoiler. Donc tu dois le lire, pour voir si tu es d’accord avec moi
Je l’ai commandé pour la bib et il ne va pas rester longtemps sur les étagères, je vais m’en charger. Mais ce que tu dis sur la fin me refroidis aussi… l’Irlandais a donc vraiment tourné Américain, c’est dommage…
Je le crains. Cela dit, la fin ne m’a pas plu mais il en ira peut-être autrement pour toi. C’est tellement subjectif.
Dans ma PAL, à la fois très tentée (les avis enthousiastes, le côté thriller) et réticente (comme toi, je redoute la scène du décès du chien). Mais la fin moralisatrice, bouh, je déteste ça !
Heureusement, l’auteur a réussi à ne pas rendre cette scène larmoyante, rien ne l’est dans ce roman d’ailleurs ! La fin n’est pas vraiment moralisatrice, mais difficile d’en parler sans trop en dire. Lis-le pour voir si on est d’accord
Tu me poses un dilemme là ce matin: Est-ce que si tu aimes 80% d’un roman, je vais l’aimer à mon tour? La morale américaine t’a ennuyée à la fin? Je réfléchis…
Bah! Si ce n’est que ça, je crois que oui, j’ai quand même envie de le lire! Allez, dans ma Lal!
Oh oui, lis-le car le fait que la tournure que prend le roman à la fin ne m’ait pas plu ne signifie pas que cela ne plaira pas à tout le monde. Dans la logique, elle devrait satisfaire une grande partie du public, celle insensible à la cause animale.
c’est dommage ça quand la fin vous laisse un arrière goût de déception! zut, bon je passe même si ton billet me plaît, allez je vais quand même le noter, en plus c’est du poche!!!
Un roman qui m’a plu alors que j’aurais juré le contraire
J’avais bien aimé moi aussi, et comme toi, j’ai bien compris la folie de Julius, gare à celui qui touche à mon chien
Oui la fin… bon… je préfère me souvenir du reste du livre
Je n’ai pas vu ton billet
Ouf et dire que j’avais peur en écrivant ça qu’on prenne encore pour une extrémiste 
Je pense aussi que je me souviendrai surtout du reste aussi
Comme Cryssilda, je me souviens davantage du reste du livre ! Et je suis contente que tu l’aies aimé malgré tout !
Eh bien, contre toute attente oui
Comme quoi, il faut dépasser ses a priori !
contente que tu ne sois pas à 100% positive, cela me permet de ne pas noter :p
C’est dommage car je l’ai aimé même si je ne suis pas d’accord avec la fin que lui a donné l’auteur ! Mais c’est subjectif !
J’ai terminé le roman en me disant la même chose que toi. Je suis passée à côté, très largement…
Je ne pense pas être passée à côté du roman mais uniquement de la fin.
Pas très envie avant, plus du tout maintenant… Je n’aime pas non plus que l’on tue les animaux (je me souviens avoir soufflé « calme toi tu ne crains rien ici » à un malheureux chevreuil traqué par les chasseurs et réfugié derrière chez moi -mais trop terrorisé)…
Quant à la « mode » de nature writing je ne m’en plains pas, mais je préfère largement les récits 100% nature sans aucune intrigue policière ou autre (quoique, Abbey…), et là je peux te dire que je compte sur les doigts de la main les blogs qui aiment. ^_^ On se serre vaillamment les coudes entre aficionados. Tu vas donc avoir encore droit sur mon blog à des billets sur différentes bestioles… mais tu as le droit de ne pas aimer évidemment, et rien que pour toi il y aura des billets qui sentent plus le bitume. ^_^
A propos d’aficionados tu a vu à la télé ce taureau qui a quitté l’arène pendant une corrida et foncé sur les bancs au milieu des spectateurs?
Pourtant, je suis sûre que ce roman te plairait !
Mais j’aime aussi la campagne hein, surtout anglaise
Ah vivement tes billets sur le bitume
Non, je n’ai pas encore pu regarder la télé aujourd’hui mais je me réjouis déjà de ce que tu m’apprends !
Comme Cryssilda, ce livre me parle. Je pense que je serais une vraie furie si on touchait à mon chien. Bien sûr, ce livre est déjà dans ma PAL mais cette dernière a une fâcheuse tendance à prendre la poussière… J’espère quand même m’y attaquer très vite.
Je pense que tu auras alors les mêmes impressions que moi
Je n’ai pas osé dire que j’aimerais faire pareil à ceux qui toucheraient à mon chat !
le « tout ça pour ça » me freine!
Tu ne ressentiras peut-être pas la même chose, car c’est très en rapport avec mes convictions personnelles.
Ce livre ne me tente pas mais je dois dire qu’après avoir lu ton billet, je suis allée faire un gros câlin au chat
C’est bien
Un câlin à ton mini chat
Il t’a partiellement déçue, pas pour les mêmes raisons que moi, mais globalement tu es contente de l’avoir lu et moi aussi , c’est déjà pas mal !
Tout à fait
Encore merci pour le prêt !
Comme toi je ne suis pas folle de la « nature writing » mais ton billet pourrait bien me faire changer d’avis. Je vais essayer de retenir ce titre.
Il vaut le détour !
Comme toi, je suis réticente par rapport à l’idée de base : tuer un chien, ça me révolte ! Mais ce que tu en dis par la suite fait pencher la balance de l’autre côté, je l’ajoute donc à ma LAL !
Je suis contente d’être passée outre mes réticences
Ton billet relance mes hésitations. Bon, je ne manque pas de lecture en attendant.
Ah bon ?
J’avais eu une impression mitigée à la lecture de ce roman (et pourtant je suis une fan des récits 100% nature) Je ne saurais même pas dire si j’ai vraiment aimé…
C’est dommage. Moi qui ne suis pas fan du genre, j’ai pourtant apprécié, comme quoi …
Des pages magnifiques sur ce qui lie l’homme à sa bête, sur la complicité, l’amour, l’échange avec l’animal… Tout au long de la première partie j’ai serré mon chatchat contre moi!
Je te comprends
Je ne supporterai pas qu’on touche à un poil de mon chat !
Bonjour, j’ai dit tout ce que je pensais de ce roman le 5/07. Tu devais le recevoir et je constate que tu n’es pas plus enthousiaste. Dommage. Bonne après-midi.
Si je suis enthousiaste, seule la fin m’a déçue mais je pense qu’un roman américain doit se finir ainsi.
Moi non plus, je ne suis pas attirée par la vague de nature writing et c’est pour ça que je n’avais pas noté ce titre. Mais finalement, il a l’air plus intéressant que ce que j’avais pensé… Même si j’avoue que la fin « à l’américaine » me freine un peu.
Cela dépendra de ta sensibilité
Quel dommage pour la fin ! Pour etre franche, comme toi, je ne suis pas particulierement emballee par la mort de ce chien comme theme principal (je passerais tout mon temps a m’inquieter pour mon chat [qui ronfle a cote de moi en ce moment])
Tiens le mien aussi ronfle à côté de moi
On se demande parfois s’ils font autre chose ! Ah si : manger
Zut, zut zut zut zut !
Moi qui me tate depuis des mois pour savoir si oui ou non je lis ce bouquin, vu la fin de ton article « tout ça pour ça » ne me donne pas envie du tout. Et en même temps, j’ai bien envie de faire connaissance avec Julius. Dilemme quand tu me tiens ! Bon ben, résultat des courses : je continue à réfléchir si je me lance ou pas :s
Honnêtement, je te conseille quand même vraiment de le lire. La raison de ma déception est tout à fait personnelle et tient plus de mes convictions.