« La colline des chagrins » de Ian Rankin

Ecrit le 16/06/2008 par manu ()

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Jeu et histoire à Edimbourg

Quel est le rapport entre la disparition d’une jeune étudiante du milieu huppé d’Edimbourg et la découverte d’une poupée dans un cercueil de fabrication artisanale découverte à proximité du manoir familial ? Et ce jeu virtuel auquel participait la jeune femme avec un certain quizmaster ? Est-il si anodin que cela ?

Voilà toute une série de questions auxquelles devra répondre l’inspecteur Rebus, alors que tout le commissariat est en pleine effervescence. Le superintendant Watson vient de prendre sa retraite, remplacé par la jeune et ambitieuse Gill Templer, qui compte bien manifester son autorité même si c’est au détriment de ses collègues. Ainsi, elle n’hésite pas à sacrifier la carrière de Ellen Wylie en la jetant dans la gueule du lion lors d’une première conférence de presse. Elle exige de Rebus qu’il aille voir le médecin de la police, après qu’il se soit rendu ivre dans l’appartement de la jeune disparue. Et ce ne sont que quelques exemples.

« La colline des chagrins » est le deuxième roman de Ian Rankin mettant en scène l’inspecteur Rebus que je lis. Le premier m’ayant assez bien plu, j’entamais ce deuxième avec plaisir. Après un début plutôt difficile (les cent premières pages m’ont paru longues et confuses), je suis entrée dans l’intrigue qui, si elle ne m’a pas captivé, a su retenir mon attention avec intérêt.

Le personnage de Rebus, à l’image de l’inspecteur Banks de Peter robinson, est un homme avec ses failles, qui boit plus qu’il ne devrait, qui a une fille avec laquelle les relations sont difficiles. Dans ce cas, l’écrivain a rajouté une dimension supplémentaire en dotant la jeune femme d’un handicap. Rebus possède beaucoup de charme et multiplie les relations avec le beau sexe. Il est également doté d’un cœur généreux et donne souvent leur chance à ses collègues injustement traités.

Dans cette enquête, le romancier mêle habilement procédure policière, vie personnelle des membres du commissariat et procédés de la presse à scandale. Ce qui donne un roman foisonnant, souvent passionnant mais qui souffre de certaines longueurs. A certains moments, la lassitude gagne le lecteur qui aimerait quand même enfin connaître le nom du meurtrier.
J’ai particulièrement apprécié les deux enquêtes parallèles. Premièrement, celle sur le quizmaster, qui plonge le lecteur dans ce que peut être l’addiction à un jeu sur internet (même si le procédé est complètement dépassé à l’heure actuelle). Et deuxièmement, toute la partie plus historique sur les cercueils et l’histoire des résurectionnistes était prenante.

Je relèverai comme point négatif, en plus des longueurs, qu’il est dommage que tous les personnages semblent si désœuvrés. Aucun ne semble heureux ou tout simplement équilibré. Ian Rankin donne une vision sombre de l’Ecosse.

Mais au final, j’ai aimé ce roman et je poursuivrai ma lecture de cette série.

Lu dans le cadre du challenge ABC

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Il y a 9 commentaires sur ce billet

  1. Ys dit :

    pas complètement enthousiaste on dirait… il a l’air d’avoir déjà pas mal de prédécesseurs cet enquêteur, si en plus c’est long…

  2. Cécile dit :

    Ca quand on commence des séries, on a toujours du mal à arrêter !!!

  3. manu dit :

    Ys : je pense que c’était trop sombre pour la période où je l’ai lu mais le sentiment est quand même plutôt positif.

    Cécile : oui, en effet, dur dur d’arrêter une série :-)

  4. sheherazade dit :

    j’aime beaucoup Rankin et son Rebus d’inspecteur, porté sur l’alcool, dont la vie part en quenouille.
    Et c’est bien vrai, c’est dur dur d’arrêter une série !

  5. sheherazade dit :

    as tu lu les autres enquêtes de rebus?
    ce livre-ci est le 14ème dans la série; en ce qui me concerne je n’en suis qu’aux débuts, j’ai environ 10 bouquins de retard … mdr
    :P

  6. noisette27 dit :

    Je ne connais pas du tout cet écrivain. Mais si celà se passe en Ecosse celà devrait me séduire à voir j’essaierai de trouver le premier.
    A bientôt petite chaplum et bonnes vacances encore pour vous deux

  7. manu dit :

    Sheherazade : Celui-ci n’était que le deuxième que je lisais. J’avais déjà lu « Le loup-garou d’Edimbourg ». Encore une série que je lis dans le désordre lol.

    Noisette : merci :-)

  8. Sourifleur dit :

    Il est dans ma PAL depuis un certain temps. Ton billet me donne encore plus envie de le découvrir!

  9. manu dit :

    Si tu n’as jamais lu cet auteur, je t’y encourage vivement ! Surtout si tu aimes les policiers anglais.

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