« La condition » de Jennifer Haigh
Paulette passe tous les étés à Cape Cod dans la demeure familiale en compagnie de son frère Roy, de sa femme et de ses enfants, de sa sœur Martine, célibataire, mais surtout de ses trois propres enfants, Billy, Gwen et Scott et de son mari, Frank, lorsqu’il daigne délaisser son laboratoire à Harvard pour venir les rejoindre, ce qui n’arrive pas chaque année. Cet été 1976 va marquer la rupture familiale pour les McKotch lorsque Frank, alerté par l’anormale petite taille de sa fille par rapport à ses cousines, décide de l’emmener faire des tests chez les médecins. Et le couperet tombe : Gwen est atteinte du syndrome de Turner et gardera donc un corps d’enfant à jamais.
Avec « La condition », Jennifer Haigh signe un roman familial à l’américaine comme je les aime. Pas besoin donc de dire que j’ai beaucoup apprécié cette lecture. Même si elle n’égale ni la qualité extraordinaire (selon mon avis totalement subjectif) ni la loufoquerie et les personnages hauts en couleurs, l’intrigue m’a rappelé certains romans de John Irving. Mais que ceux qui n’aiment pas le romancier ne s’effraie pas, c’est un avis totalement personnel. On suit en parallèle le destin de chacun des membres de cette famille, loin d’être parfaite, et qui subissent des revers à des degrés divers. J’ai trouvé les personnages terriblement plausibles, dans le sens où aucun n’est particulièrement attachant et où ils ont des réactions réellement humaines et possibles. Jennifer Haigh s’attache à démontrer la difficulté qu’ont les membres d’une même famille à communiquer, à se comprendre. Par le biais de ses personnages, on comprend combien on peut se tromper sur ses proches, ne pas voir ce qui est l’évidence même. Mais malgré les tensions, « La condition » reste un roman sur l’amour qui résiste à tout entre les parents et leurs enfants mais aussi entre les frères et les sœurs. Il me semble avoir lu que certains reprochaient la fin, un peu trop « belle ». Je la trouve personnellement adéquate : la boucle est bouclée et une nouvelle chance est donnée à chacun de repartir sur de nouvelles bases.
J’ai également beaucoup apprécié la façon dont l’auteur aborde des thèmes comme le syndrome de Turner ou l’homosexualité. Elle ne tombe jamais dans un voyeurisme facile mais traite de ces sujets tout en finesse et évoque les difficultés rencontrées par ses personnages sans fausse pudeur. Une totale réussite à ce niveau-là, selon mon point de vue.
Ce n’est certes pas un grand roman, mais il m’a permis de passer un très agréable moment de lecture.
Je remercie Keisha pour le prêt. Le livre s’envole maintenant chez Cachou.
Les avis de Keisha, Géraldine, Sylire, Cuné, Fantasio, Argantel, Amanda, et sûrement d’autres. Signalez-vous !


John Irving… « roman familial à l’américaine »…? Je cours acheté ce livre de suite!!
Merci et bonne journée
J’aime bien les fins heureuses surtout dans les histoires familiales et puis si tu as pensé,même de loin, à John Irving en le lisant, c’est que ce livre en vaut la peine! Je retiens le titre!
Il est noté dans ma LAL en plus je ne connais pas encore cet auteur et j’ai bien envie de la découvrir avec ce livre. Bon week-end Manu !
Youhou, il va arriver à point! Mon rythme de travail infernal se calme la semaine prochaine et j’ai retrouvé ma fringale littéraire! Ca me donnera un avant goût d’été…
Au fait, il y a déjà quelqu’un après moi dans la chaîne?
Il se rapproche donc de moi aussi, yes. Je crois qu’on es tencore trois après toi Cachou
Kesalul : je pense que ce rapprochement avec John Irving est très personnel :$ Et très éloigné ! C’est surtout dans le style de famille et la situation géographique. J’ai du mal à expliquer. Mais il ne faut pas y rechercher la veine propre à Irving, dont je sais que tu es grande fan tout comme moi. Je ne voudrais pas que tu sois déçue à cause de moi
Mango : je pense en effet qu’il vaut la peine
Florinette : bonne découverte ! Je ne la connaissais pas non plus. Bon week-end aussi !
Cachou : réponse de Stéphie ! Mais je pense que Keisha t’en dire plus.
Stéphie : oui, je l’ai retenu un certain temps :$
Je ne le note pas car j’ai une PAL et une LAL à rallonge que je ne fais pas du tout descendre car j’ai une panne lecture et la tête dans les cartons mais cela me fait toujours plaisir de lire un billet où je sens que la personne a aimé sa lecture.
Bon, d’accord, Irving c’est un peu au dessus, mais c’est quand même bien, non?
Mon blog it indique les stations des livres voyageurs. Tout va arriver, patience!
anjelica : je te comprends
Mais si un jour, elle diminue, n’hésite pas à le lire.
keisha : bien sûr qu’il est bien ! Je l’ai dit d’ailleurs que j’avais beaucoup aimé. Mais je crois que je regrette d’avoir fait ce parallèle qui n’est propre qu’à moi :-/ Encore merci Keisha
Bien ! Je suis inscrite sur la liste de Keisha pour le livre voyageur ! Un bon moment à venir donc !
Cet article me donne envie de lire un roman de Irving (eh oui logique quand tu nous tiens!), j’ai lu Le monde selon Garp que j’avais bien apprécié, j’ai envie d’en découvrir un autre!
J’avais commencé ce livre, que j’ai laissé tomber pour lire un autre roman (américain, lui aussi !) … Le début ne me disait rien du tout ! Trop lourd à lire. Mais j’ai des goûts très particuliers ! Je vais donc réessayer de le lire très vite, pour être sûre que je me suis trompée !
L’histoire ne m’embarque pas plus que ça … mais si je tombe sur ce roman, je regarderai les première pages pour me fixer vraiment.
Restling : je te le souhaite
Emilie : tu me fais plaisir en disant ça ! Irving est mon auteur chéri entre tous !
Nanne : ah bon, tu l’as trouvé lourd ? Peut-être pas le bon moment. Ou tout simplement, pas ton style.
Leiloona : ne t’arrête pas au résumé, car il est assez réducteur je trouve. Sauf si tu n’aimes pas les romans familiaux.
Moi, j’aime bien les romans familiaux et décidément tout le monde semble avoir apprécié ce bouquin !
Je suis assez tentée, grâce à ton avis, mais je crois que j’attendrai une sortie en poche !
freude : alors, tu ne dois pas hésiter
kathel : oui, attends le poche ou inscris toi chez Keisha qui en a fait un livre voyageur
Je l’ai gardé quelque part dans le fond de mon cerveau, dans ma liste « à acheter »! Là, je fais un peu attention… j’ai même réussi à n’acheter AUCUN bouquin à Toronto!! Mais j’aime bien ce genre de saga familiale alors je garde en tête!
inconnu!! je vais donc rectifier cette erreur!! et me pencher sur cet auteur!!!
holalala ce n’est pas trop triste comme livre??
Karine
: Mais comment est-ce possible ??? Tu es bien raisonnable ! Moi, je n’y arrive et j’ai encore acheté un livre en passant devant une petite librairie de polars hier
Lael : très bon choix !
noisette : pas du tout ! Malgré l’histoire de la maladie, aucun pathos !
Ce livre est dans ma PAL depuis un petit moment, je le souligne et ne l’oublie pas!
Comme toi j’ai adoré ce livre. Je pense même avoir été encore un peu plus enthousiate que toi ! Pour moi, un excellent roman, très humain et comme tu le soulignes bien, très plausible.
Mon avis rejoint assez le tien. Mais en terme de saga familiale, j’ai vu mieux tout de même.
Rory : bonne idée, tu vas passer un bon moment.
Géraldine : je ne dirais pas excellent mais un bon roman !
sylire : oui, Irving ou Oates ou encore bien d’autres bien sûr. Mais j’ai quand même beaucoup aimé.
Ce titre me fait de l’oeil depuis un petit moment!
Et ton article confirme mon envie. Seulement, il va falloir attendre un peu, j’ai promis de ne plus acheter de livres avant le déménagement.
Vas-tu tenir jusque là ??? Les paris sont ouverts