« La libraire a aimé » de Sophie Poirier
Un homme et une femme se retrouvent tous les jours dans le même café en fin de journée pour discuter, en buvant deux whisky. Ils ne sont ni amants, ni même vraiment amis. Ils connaissent juste le prénom l’un de l’autre et la librairie où chacun travaille, concurrentes. Ils se retrouvent, ne s’embrassent même pas, parlent directement de leurs lectures à bâtons rompus jusqu’à la séparation :
- A demain, Paul ?
- A demain.
Puis, un jour, Paul ne vient pas et les jours suivants non plus. Corinne reste fidèle au poste, ne comprend pas. Et puis cherche à savoir, dans une quête où passion des livres, New-York, Paul Auster et Siri Hustvedt mais aussi un photographe mortuaire ou un oncle qui vit avec un nain majordome se côtoient avec brio.
La libraire a aimé est un roman que j’avais repéré sur plusieurs blogs. Aussi lorsque j’ai vu que Liliba en avait fait un livre voyageur, je n’ai pas hésité. Et bien m’en a pris car j’ai passé un très bon moment à la lecture de ce court récit qui nous emmène en voyage à travers la planète mais aussi au pays du rêve et de l’imaginaire littéraire. En peu de pages, Sophie Poirier réussit à créer un univers particulier, mais aussi à rendre hommage aux écrivains qu’elle aime et à distiller des petites graines de folie, comme j’aime. L’oncle qui vit avec un majordome nain m’a rappelé certains romans de John Irving. J’adore cette loufoquerie bienvenue dans un récit, tout comme le photographe qui centre son œuvre sur les cadavres à la morgue.
Bien évidemment, je ne peux nier que la ville de New-York, les références à Brooklyn et Coney Island où je me suis rendue l’été passé ont rajouté du piquant à ma lecture. La présence de Paul Auster aussi bien sûr ! Mais surtout, la fin m’a charmée. J’apprécie ces petites pirouettes littéraires, où finalement le lecteur ne sait pas dépatouiller le vrai du faux.
Merci Liliba pour cette belle découverte ! Il me reste à dénicher son deuxième roman.
Les avis de Aifelle, de Keisha, de Liliba, de Hélène,


Ben, je vais jouer la petite note discordante avant les commentaires sans doute positifs : je n’ai pas été emballée par ce livre, je l’ai trouvé un peu artificiel (une petite dose de romanesque, une petite dose de loufoque, un peu de New York et de Paul Auster…) et je n’en ai même pas fait de billet !
Oh c’est dommage. Je te comprends même si je n’ai pas eu le même ressenti !
Je garde un très bon souvenir de cette lecture, même si contrairement à toi, la fin ne mavait pas convaincue.
Oui, je l’ai lu. C’est vrai que la fin m’a décontenancée. Mais je parlais surtout de la « lettre » de Sophie Poirier.
oh zut, maintenant j’ai un nouveau livre à ajouter sur la PAL – c’est trop injuste :p
Hihi, la vie est trop dure !
Et voilà : à peine de retour sur la blogosphère, je suis déjà tentée !!!
Eh oui, nous sommes de viles tentatrices !
Je ne connaissais pas du tout.
Eh bien, c’est chose faite maintenant
J’en ai beaucoup entendu parler aussi…et en bien! Il est déjà noté
PS : jamais rien lu de Paul Auster d’ailleurs, un titre à conseiller en particulier? (demande la fille qui avait décidé de faire baisser sa PAL…)
Chouette ! Pour Paul Auster, mon favori est « Moon Palace ». Sinon, un très accessible est « Brooklyn Follies »
Oh mais tu ne penses pas sérieusement à faire baisser ta PAL ?
Eh oui, Paul Auster…
Tu sais qu’il sera à Paris au salon du livre?
Oui, je sais :-/ Le pire, c’est que je serai à Paris aussi, mais pas au salon
Je n’ai lu qu’un seul Auster et je n’ai pas vraiment accroché… Du coup, je ne suis pas trop tentée par ce livre, même si l’idée de ces rendez-vous pour parler livres me plaît bien!
Oh mais le passage avec Paul Auster fait une page à tout casser. Tu ne dois pas te fier à ça !
Je prends note de ce livre pour pouvoir le lire rapidement. Il me dit bien ….. (encore un de plus ;o)
Ah c’est terrible, les blogs
Il ne compte que 60 pages, ça se lit en un rien de temps !
Un livre qui plaît à la blogosphère … peut-être vais-je m’inscrire pour le recevoir en livre voyageur !
Je te le conseille ! En plus, il ne fait que 60 pages
(moi, je pousse à la consommation ? )
Je note le titre de ce livre qui t’a emballée. Ca a l’air sympa et original!
Oui, j’ai trouvé que ça l’était !
Pourquoi pas ? Tu as l’air bein emballée en tout cas !!
Tout à fait !
Je note. Décidemment, je ne fais que ça sur vos blogs !!
Tu n’es pas la seule
Je note, j’adore ce genre d’histoire ! Merci à toi.
Mais de rien, j’adore agrandir la PAL et la LAL des autres
Je note ! En plus le titre me plait bien !
Oui, c’est vrai que le titre est joli !
Je t’envoie le deuxième roman si tu veux !
heureuse que tu aies aimé celui-ci !
Je t’ai répondu par mail
Ah oui, j’avais aussi repéré ce livre l’an dernier. Il fut une époque aussi où je fréquentais le blog de l’auteure. Mais j’ai perdu l’adresse…
Ah je ne suis jamais allée sur son blog mais ça doit se trouver facilement, non?
ton billet me plaît bien!! il m’a interpellé!! qui sait je vivrais cette aventure en étant libraire lol!! je le note!! pour plus tard je suis en pleine litté jeunesse et crois moi elle ne me lâche plus
Ah je ne sais pas si tu vivras ce genre d’aventures mais je te crois pour la littérature jeunesse
J’espère que ton boulot te plaît !
L’auteur entre ici à pas feutrés… Comme c’est étrange (et bon) de voir son propre livre être vivant au milieu de vos remarques et commentaires ! Mais j’avoue que j’aime bien ça. J’aurais envie de le défendre, de répondre à vos questions (que vous ne me posez pas d’ailleurs), d’expliquer pourquoi cette fin, pourquoi Paul Auster, etc… Je vais peut-être écrire une note sur mon blog genre « tout ce que vous avez voulu savoir sur La libraire sans oser le demander »
La petite remarque de kathel m’a surprise, mais c’est intéressant de se dire qu’on est perçue comme ça aussi. Peut-être que le côté un peu de ceci, un peu de cela, correspond à ce que j’aime dans les livres, quand on a une intrigue mais aussi des trucs un peu dingues, et puis une dose de questionnement. En tout cas, je n’avais pas conscience de ça, je veux dire je n’ai pas cherché à faire une recette… Mais c’était mon premier roman, alors peut-être qu’on ne se rend pas compte.
Quant à Paul Auster, c’est une autre histoire (ah, ah). Mais je suis vraiment tombée sur lui par hasard à Brooklyn, et je n’ai pas osé l’aborder (je sais, je suis une fille pitoyable). Disons qu’ici, je me suis vengée de cet instant où je suis restée comme une imbécile, tétanisée sur mon trottoir au lieu d’entrer dans ce resto où il venait de s’assoir… Mais dans le livre, vous noterez qu’il s’en fout un peu de la narratrice. C’est un clin d’oeil dans lequel Paul Auster lui rappelle que la littérature ce n’est pas la vie…
Ah, et aussi ça m’a fait plaisir que tu notes la lettre de la fin, car pour moi elle est essentielle au sens que j’ai voulu donner à ce roman.
Merci beaucoup pour vos présences chaleureuses auprès de mon texte
Bonjour !
Et merci d’avoir si bien fait revivre Coney Island aussi, hélas voué à une réhabilitation qui va entièrement le défigurer.
Quel plaisir de votre visite et de vos réactions à mon petit billet ! J’avoue que moi aussi, j’aime quand il y a différents éléments dans un roman, un peu de tout comme vous le dites. C’est pour ça, que j’aime tant les romans de John Irving ! Je n’ai pas eu le ressenti de Kathel, mais chaque lecteur est différent et c’est ce qui fait la richesse d’être lu finalement, je suppose. Autant de réactions que de lecteurs !
Par contre, je vous envie pour Paul Auster, car bien que je me sois promenée dans le quartier où il vit à Brooklyn, je n’ai pas eu la chance de le croiser
C’est vrai que la lettre m’a beaucoup interpellée et beaucoup plu ! J’aime ce genre de fin !
J’ai bien l’intention de lire votre deuxième roman maintenant
J’espère que ça sera pour vous une bonne rencontre… à suivre !
J’en suis sûre
Waouh, encore un titre qui va rejoindre ma wishlist!
Merci
Mais de rien
j’ai beaucoup aimé ce premier roman très réussi et plein de délicatesse
J’ai lu ton beau billet
Je viens de finir ce livre plein de justesse et d’émotion. Une très belle lecture, originale qui plus est.
Ah encore une conquise !