« L’amour aux temps du choléra » de Gabriel Garcia Marquez

Ecrit le 21/03/2008 par manu ()

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L’amour intemporel

Le premier jour de son veuvage, après près de cinquante années de bonheur, Fermina Daza reçoit la visite de Florentino Ariza, son amour de jeunesse.

A l’époque, typographe promis à un avenir assez prometteur, le jeune homme était tombé sous le charme de Fermina, adolescente innocente, qui vivait avec son père et sa tante. Maladivement timide, Florentino écrivit une missive de 70 pages à sa dulcinée sans jamais oser la lui remettre. Finalement, sur les conseils avisés de sa tante, qui souffrait d’un amour perdu, Fermina exigea une lettre de l’amoureux transi qui l’observait et la suivait partout. S’ensuivit une correspondance qui dura plusieurs années entre les jeunes gens, sans aucun réel contact et malgré de nombreux obstacles, tels que la fureur du père, l’exil imposé par ce dernier à sa fille, … Jusqu’au jour où Fermina ouvrit les yeux sur son prétendant et décida de mettre un terme à leur histoire, brisant le cœur de Florentino, qui se jura malgré tout de rester fidèle à sa belle et à leur promesse d’amour éternel.

Cette dernière épousa finalement le docteur Juvenal Urbino, beau parti que beaucoup de femmes mieux nanties convoitaient, après que celui-ci eut, lui aussi, mené une cour des plus assidues et des plus ardues, que Garcia Marquez prend un plaisir non dissimulé à conter à son lecteur.

Tout au long du récit, l’écrivain sud américain s’attache à conter les destins parallèles des deux anciens amoureux jusqu’à la mort du mari de Fermina, décès que Florentino n’aura cessé d’attendre, convaincu qu’il lui permettrait de reconquérir le cœur de la seule femme qu’il ait jamais aimé.

Je ne suis pas une assidue de la littérature hispanique, pourtant chaque lecture est une belle découverte. J’avais déjà lu « Cent ans de solitude », qui reste pour moi un chef d’œuvre. Mais, selon moi, ce roman de Garcia Marquez le surpasse. On y retrouve les qualités romanesques du premier, mais en plus accessible. « L’amour aux temps du choléra » est tout aussi baroque, imaginatif et haut en couleurs mais, à la différence de « Cent ans de solitude », les personnages sont moins nombreux et possèdent des noms faciles à différencier. L’auteur sud-américain manie la langue avec une maîtrise parfaite et magistrale.
Il est vrai qu’il n’est pas toujours aisé de lire la prose de Garcia Marquez mais l’aventure en vaut vraiment la peine car ses livres sont un véritable régal, tant le romancier prend du plaisir à nous narrer les tribulations et les coups du sort qui jalonnent le parcours de ses personnages, que ceux-ci soient cocasses ou dramatiques. Dans ce roman, il n’hésite pas à narrer de long en large les multiples conquêtes amoureuses de Florentino, qui si elles brillent par leur originalité et le talent incontesté du romancier pour les rendre vivantes, m’ont un peu lassé vers la moitié du roman par leur coté répétitif. J’ai légèrement préféré les parties consacrées au couple Urbino. Heureusement, ce passage à vide aura été bref et le roman reprend de plus belle.
« L’amour aux temps du choléra » constitue une véritable ode à l’amour, sans doute le plus beau livre d’amour que j’ai lu dans ma vie. Ca a été un beau coup de cœur !

Je l’ai lu dans le cadre de mon challenge 2008.

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Il y a 3 commentaires sur ce billet

  1. Karine dit :

    À lire et noter, donc… j’hésitais à cause du mot « choléra » dans le titre… hé oui, je suis une horrible hypocondriaque!!!!

  2. sheherazade dit :

    mmmmmmmmmmm, ça me tente, boudiou ce que ça me tente.

    Tout comme karine j’hésitais en raison du mot « choléra », même en n’étant pas hypocondriaque, je visualisais un roman glauque, sinistre comme la mort de tchaikosvky … MDR

  3. manu dit :

    Le titre est tout à fait trompeur ! Le choléra est à peine évoqué et ne concerne en rien les personnages principaux du roman. En hypocondriaque que je suis aussi, je ne me serais pas aventurée dans une telle lecture ;-) .

    Et je te rassure Niki, ce livre est tout sauf glauque et sinistre!

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