“Le dîner” de Anna Davis
Au menu, gigot d’hypocrisie sur coulis de méchanceté
Voilà le premier roman d’une jeune anglaise comme on les aime et qui sait manier un humour vif et acéré. Encore une britannique qui va faire voler en éclat la façade respectable et bien pensante de la bourgeoisie pour mettre à nu les âmes les plus noires.
C’est un soir important pour Tilda Stone : elle organise un somptueux repas afin de donner un coup de pouce à la carrière de son mari. Coup de théâtre : Clarrie, la belle soeur de Tilda, débarque, seule et déboussolée. Dès lors, la soirée ira de catastrophes en catastrophes. Clarrie, par sa naîveté et son décalage, brisera les tabous et l’hypocrisie ambiante et fera éclater au grand jour les remords, les regrets et les désirs enfouis pour le plus grand plaisir des lecteurs.
Le récit de cette jeune romancière, membre fondateur des Nouveaux Puritains, est original et se distingue à deux égards. Premièrement, il respecte, à l’image du théâtre classique, une unité de temps (la soirée) et de lieu (la maison des hôtes).
Deuxièmement, le découpage du livre est présenté sous la forme d’un menu, placé en début d’ouvrage, de l’apéritif d’accueil au départ des invités, en passant par les entrées, le plat, le dessert et le café.
Je me suis régalée à la lecture de ce petit bijou d’humour anglais, qui augure une bonne relève des romancières anglaises.
Lu en juillet 2002




moi je me régale de tes commentaires, qui font s’allonger ma liste de livres … à propos, c’est quand Noel ?
MDR