“L’hôtel hanté” de Wilkie Collins

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Fondateur de la detective novel à l’anglaise

Grand ami de Dickens, Wilkie Collins a reçu son soutien pour être publié. Mais en avait-il besoin? Avec “L’hôtel hanté”, il nous offre un excellent roman difficile à classer. Dans une véritable veine britannique du 19ème siècle, il dose savamment un peu de fantastique, digne de l’inégalable Poe, et une intrigue policière, qui fera de lui, pour de nombreux théoriciens, le fondateur du roman policier. La quatrième de couverture le qualifie d’ailleurs de : “demi-frère d’Edgar Poe, cousin de Conan Doyle, grand-père d’Agatha Christie et précurseur d’Alfred Hitchcock!”.

Fin du dix-neuvième siècle, un lord anglais rompt, à l’indignation de sa famille, ses fiançailles avec une honorable jeune fille pour épouser une comtesse italienne, à la réputation douteuse. Les jeunes époux partiront s’installer dans un lugubre palais vénitien, où le lord décédera dans des circonstances mystérieuses. D’autant plus mystérieuses qu’à ce décès s’ajoute la fuite de la femme de chambre de la comtesse et la disparition inexpliquée du valet.

Suite à ces événements, le palais vénitien, transformé en hôtel, sera le décor du dénouement final, distillant habilement surnaturel, meurtre et l’inévitable romance.

Wilkie Collins est un écrivain de grand talent, longtemps oublié, et dont les oeuvres commencent actuellement à être réeditées en français. Les amateurs d’Edgar Poe et d’Agatha Christie apprécieront. Mon seul regret concerne l’édition. En effet, distribuée par une filiale célèbre de livres à prix réduits, la qualité n’est pas au rendez-vous. Le nombre de fautes de frappe, de syntaxe et de grammaire rend la lecture parfois pénible et nuit à la compréhension de certaines phrases. (NB : l’image ne correspond pas à l’édition que j’ai lue)

Lu en février 2003

2 commentaires to ““L’hôtel hanté” de Wilkie Collins”

  1. sheherazade, le 14 janvier 2008 à 19:58

    j’adore Wilkie Collins, j’ai plusieurs de ses livres en attente à savourer.
    ton commentaire me fait apprécier d’autant plus de lire en anglais, car ce que tu as expérimenté est toujours ce que je crains le plus avec les traductions.

  2. manu, le 14 janvier 2008 à 20:20

    Oui, je t’envie de pouvoir lire les romanciers anglais en VO

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