« Même pas Malte » de Maïté Bernard
Ce roman prend place dans la collection Le Poulpe, initiée par Jean-Bernard Pouy en 1995 avec La petite écuyère a cafté aux éditions Baleine. Le principe est simple : chaque titre est écrit par un auteur différent, et met en scène le même personnage, Gabriel Lecouvreur, surnommé Le Poulpe, en raison de ses longs bras pareils à des tentacules. Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien Wikipédia.
Je me suis souvent interrogée sur cette série, dont un ami était très friand, mais sans jamais franchir le pas, pensant à tort, comme Yspadadden, que la violence était très présente. Dès lors, lorsque Maïté Bernard m’a proposé de découvrir son roman, je n’ai pas hésité un instant. D’autant plus que son mail était personnalisé et faisait preuve d’un véritable intérêt pour mon blog. J’ajoute à cela, qu’elle a dédicacé l’exemplaire envoyé avec un petit message personnel. Attention que j’ai beaucoup appréciée.
Revenons-en au roman proprement dit. Gabriel Lecouvreur souffre d’une sorte de dépression et passe ses journées au Pied de Porc, le café tenu par son ami Gérard. Jusqu’au jour où, lisant le journal, il n’en croit pas ses yeux. Brigid Waterford refait surface ! Elle a découvert une copie du vase Au phare d’Alexandrie entre les jambes du cadavre de Laure Brenner. Il n’en faut pas plus pour sortir Le Poulpe de sa déprime et l’entraîner en compagnie de la flamboyante rousse à la trace de trafiquants d’œuvres d’art afghans de Toulon à Malte, en passant par Barcelone.
Même si je n’ai pas été emportée par cette histoire, ce roman a été une jolie découverte. J’ai été alléchée par le fait qu’il était un hommage à Marcus Malte, dont j’avais adoré Garden of Love. Malheureusement, c’était davantage un hommage à l’aventure du Poulpe qu’il a écrit et qui s’intitule Le vrai Con Maltais. Et que je n’ai malheureusement pas lu. Ce qui ne pose aucun problème pour comprendre cet opus-ci mais je n’ai pas saisi les références à l’œuvre de Marcus Malte, sauf la présence de Brigid Waterford qui, visiblement, apparaissait dans son roman.
Sinon, il s’agit d’un policier d’honnête facture, sans grand suspense, mais dont l’intérêt principal réside dans la forme de la collection pour les amateurs. Il doit être intéressant de voir l’évolution du Poulpe au fur et à mesure des histoires et sous la plume de différents auteurs. Car en dehors de cela, je dois avouer que l’intrigue n’est pas vraiment fouillée. Cela se lit cependant rapidement, sans temps mort et avec plaisir.
Par contre, si je n’ai pas spécialement envie de poursuivre la série du Poulpe, j’aimerais lire d’autres titres de Maïté Bernard, dont j’ai apprécié le premier contact et la plume. D’autant plus que j’ai eu récemment d’excellents échos sur son roman jeunesse Un cactus à Versailles.
Les avis de Yspadadden et de Keisha.
Je remercie Maïté Bernard et les éditions Baleine pour l’envoi de ce roman !


Si je n’avais pas déjà fait mon billet sur ce livre, j’aurais pu copier coller le tien
Euh non, le tien est beaucoup plus complet ! Et je m’aperçois que j’aurais mieux fait de le relire avant d’écrire le mien, ça m’aurait évité d’écrire des bêtises ! Tu parlais du côté masculin et pas de la violence ! Mais comme j’ai peur de trop m’inspirer, je préfère ne pas relire
Et bon, c’est Séville et pas Barcelone ? Ma mémoire devient à ce point défaillante ? 
]
[Edit 2 min plus tard : je viens de vérifier et ils font bien escale à Barcelone, ouf, je ne perds pas complètement la boule
quoi quoi??? bon alors le roman ne me plairait pas mais je suis intéressée par le roman jeunesse que je m’empresse de noter! merci pour la découverte!
Tout n’est pas perdu alors
personnellement, je passe mon tour
Dommage, je te l’avais préparé
J’ai bien aimé cette découverte, à la fois du poulpe , et de Maïté bernard.
Moi aussi !
jean-bernard pouy a écrit deux épisodes du poulpe. Je préfère de loin « la petite écuyère a cafté ». Au total, il me semble que cette série comprend une cinquantaine d’aventures de Gabriel. Même s’il est vrai que chaque auteur laisse son empreinte dans l’évolution de cet enqueteur de fortune, je dois dire que je retrouve très souvent la même ambiance. Ceux qui m’ont le plus marqué : « Saké des brumes », « la cerise sur le gateux » et « la petite écuyère a cafté » bien sur.
Tu as l’air d’être une fan dis donc
J’aime bien les jeux de mots dans les titres !
Moi j’ai lu « L’écuyère a cafté » et « Nazis dans le métro », avec une nette préférence pour le premier écrit par Jean-Bernard Pouy. Je viens de voir que j’ai eu le même ressenti que Morue la fée.
Info « anodine » « L’écuyère a cafté » existe en Librio 2 euros…
Oui, je l’ai déjà vu en librio 2 euros ! Merci du tuyau !
Moi le poulpe, je le préfère en fricassée de chatrou comme on dit aux antilles. Trêve de plaisanterie, je n’en ai jamais lu, je n’ai rien contre le fait d’essayer un de ces quatre.
C’est assez court et sans temps mort
Je l’ai également reçu et ne tarderai pas à le recevoir
Je suis curieuse de lire ce que tu vas en penser
Oups, à le lire…
fan moui, j’aime bien… c’est surtout grace au Poulpe que j’ai découvert POUY et là… je suis carrément accro ^^
Dommage que tu ne parles pas aussi romans sur ton blog alors !
Pourquoi pas ? Je me laisserai bien tentée… un jour…
C’est plaisant
Je dois le lire bientôt … j’espère être plus enthousiaste que toi.
J’ai lu « Un cactus à Versailles » et je l’ai bien aimé !
Cela dit, j’ai bien aimé quand même