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	<title>Chaplum' &#187; Simenon</title>
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		<title>&#171;&#160;Les vacances de Maigret&#160;&#187; de Simenon</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Feb 2008 14:48:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Policiers divers]]></category>
		<category><![CDATA[Simenon]]></category>

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		<description><![CDATA[Pas de repos pour le commissaire

Le commissaire Maigret se décide enfin, au plus grand bonheur de sa femme, à prendre des vacances. Ils se rendent donc aux Sables, petite station balnéaire familiale.
Mais à peine arrivé, Madame Maigret se plaint de douleurs au ventre. Crise d'appendicite aigüe : c'est l'hospitalisation.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2008/02/vacancesmaigret.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-989" title="vacancesmaigret" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2008/02/vacancesmaigret-185x300.jpg" alt="vacancesmaigret" width="185" height="300" /></a></p>
<p><strong>Pas de repos pour le commissaire</strong></p>
<p>Le commissaire Maigret se décide enfin, au plus grand bonheur de sa femme, à prendre des vacances. Ils se rendent donc aux Sables, petite station balnéaire familiale.<br />
Mais à peine arrivé, Madame Maigret se plaint de douleurs au ventre. Crise d&#8217;appendicite aigüe : c&#8217;est l&#8217;hospitalisation. Maigret s&#8217;enferre alors dans une routine à l&#8217;horaire minutieux, de bars en tavernes, pour boire un p&#8217;tit blanc, en attendant le coup de fil de 11h à la clinique où Soeur Marie des Anges lui répond invariablement que &laquo;&nbsp;notre chère malade va de mieux en mieux&nbsp;&raquo; et la visite de 15h sonnante.<br />
Dans l&#8217;ambiance feutrée, religieuse et féminine de la clinique, le commissaire se sent pour le moins déplacé, jusqu&#8217;au jour où il découvre un petit mot glissé dans sa poche : &laquo;&nbsp;Par pitié, demandez à voir la malade du 15&#8243;.</p>
<p>Intrigué, Maigret décide de s&#8217;informer. Mais le lendemain, la patiente, jeune fille, belle-sœur du docteur local, victime d&#8217;un accident de voiture en compagnie de ce dernier, est décédée. Commence alors un jeu du chat et de la souris entre le célèbre limier du Quai des Orfèvres et le docteur Bellamy, homme influent dans la région.</p>
<p>C&#8217;est le premier Maigret que je lis et les critiques élogieuses faites à son égard me semblent pleinement justifiées. Simenon installe le lecteur dans une atmosphère qu&#8217;il excelle à décrire, celle d&#8217;une petite station balnéaire, où le temps semble s&#8217;être arrêté, où tous le monde se connaît et où Maigret est perçu soit comme l&#8217;étranger fouineur soit comme le héros parisien. Les personnages hauts en couleurs sont plus vrais que nature.<br />
J&#8217;ai beaucoup apprécié cette enquête mais je préfère quand même le Simenon du &laquo;&nbsp;Bourgmestre de Furnes&nbsp;&raquo;, du &laquo;&nbsp;Chat&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;Fantômes du Chapelier&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Lu en janvier 2004</p>
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		<title>&#171;&#160;Le chat&#160;&#187; de Simenon</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Feb 2008 14:31:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires de chats]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Simenon]]></category>

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		<description><![CDATA[La descente aux enfers d'un couple

Simenon est maître dans l'art du roman psychologique. Il raconte ici la déchéance d'un couple de personnes agées suite au décès du chat.
Emile et Marguerite, veufs tous les deux, se sont unis en secondes noces, plus pour meubler leur solitude que par amour ou même par attirance. Mais dès le début de leur mariage, les désaccords se succèdent et les différences se marquent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2008/02/lechat.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-987" title="lechat" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2008/02/lechat-185x300.jpg" alt="lechat" width="185" height="300" /></a></p>
<p><strong>La descente aux enfers d&#8217;un couple</strong></p>
<p>Simenon est maître dans l&#8217;art du roman psychologique. Il raconte ici la déchéance d&#8217;un couple de personnes agées suite au décès du chat.<br />
Emile et Marguerite, veufs tous les deux, se sont unis en secondes noces, plus pour meubler leur solitude que par amour ou même par attirance. Mais dès le début de leur mariage, les désaccords se succèdent et les différences se marquent: Emile est un ouvrier rustre, qui aime boire un verre au café et fumer des cigares nauséabonds; Marguerite, fille du fondateur de la biscuiterie Doise, est une femme honorable et distinguée. Mais le principal problème réside dans la présence du chat d&#8217;Emile, que Marguerite craint par dessous tout.<br />
Lors d&#8217;un séjour forcé d&#8217;Emile au lit pour une grippe, le chat décède dans des circonstances pour les plus mystérieuses. Immédiatement, le vieil homme soupçonne sa femme d&#8217;être à l&#8217;origine du &laquo;&nbsp;meurtre&nbsp;&raquo;. Il se venge alors sur son perroquet. Commence alors une véritable guerre entre les deux époux qui décident de ne plus s&#8217;adresser la parole mais de communiquer par messages. Celui qui reviendra le plus souvent de la part d&#8217;Emile est : &laquo;&nbsp;le Chat&nbsp;&raquo; pour rappeler à sa femme sa culpabilité. Ils vivent désormais en parfaits étrangers, chacun faisant ses courses, son ménage et ses repas (soigneusement mis sous clé pour éviter tout empoisonnement). Leur mariage constitue une véritable prison qu&#8217;ils ne peuvent rompre, en bons chrétiens qu&#8217;ils sont.<br />
Simenon excelle pour décrire le mécanisme mental qui pousse ces deux êtres à une haine sans retour et qui pourtant, on le découvre au fil du roman, ne pourraient vivre l&#8217;un sans l&#8217;autre, emprisonnés dans cette mécanique devenue vitale : &laquo;&nbsp;Ni l&#8217;un ni l&#8217;autre n&#8217;avait le droit de désarmer. C&#8217;était devenu leur vie. Il leur était aussi naturel, aussi nécessaire, de s&#8217;envoyer des billets venimeux, qu&#8217;à d&#8217;autres échanger des politesses ou des baisers&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Lu en février 2003</p>
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		<title>&#171;&#160;Les fantômes du chapelier&#160;&#187; de Simenon</title>
		<link>http://www.chaplum.com/les-fantomes-du-chapelier-de-simenon-81</link>
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		<pubDate>Sat, 02 Feb 2008 08:57:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Simenon]]></category>

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		<description><![CDATA[L'horreur sous la respectabilité

J'avais vu ce film, magnifiquement interprêté par Michel serrault et Charles Aznavour, alors que j'étais encore enfant. J'en gardais depuis lors le souvenir d'un très beau film qui m'avait captivée mais aussi un peu choquée (je n'avais alors que 10 ans). Je me suis donc enfin décidée à lire le roman de Simenon qui l'a inspiré. Pour une fois, j'estime que le film a été à la hauteur du livre. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2008/02/fantomeschapelier.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-985" title="fantomeschapelier" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2008/02/fantomeschapelier-184x300.jpg" alt="fantomeschapelier" width="184" height="300" /></a></p>
<p><strong>L&#8217;horreur sous la respectabilité</strong></p>
<p>J&#8217;avais vu ce film, magnifiquement interprêté par Michel serrault et Charles Aznavour, alors que j&#8217;étais encore enfant. J&#8217;en gardais depuis lors le souvenir d&#8217;un très beau film qui m&#8217;avait captivée mais aussi un peu choquée (je n&#8217;avais alors que 10 ans). Je me suis donc enfin décidée à lire le roman de Simenon qui l&#8217;a inspiré. Pour une fois, j&#8217;estime que le film a été à la hauteur du livre.</p>
<p>Comme souvent, Simenon nous plonge dans la routine de quelques notables d&#8217;une petite ville de province, secouée par une vague de meurtres. En quelques jours plusieurs dames d&#8217;âge mûr sont retrouvées étranglées. Dès le début du livre, on connaît le coupable : Léon Labbé, le chapelier. L&#8217;intérêt du roman ne réside pas là, mais plutôt dans l&#8217;étude psychologique de ce notable, devenu meurtrier un peu par hasard. Dès les premières pages, il nous apparaît comme un homme sûr de lui, qui aime à défier la police, en entretenant une correspondance avec un jeune journaliste au travers des colonnes de &laquo;&nbsp;L&#8217;écho des Charentes&nbsp;&raquo;. Même lorsque son voisin, Monsieur Kachoudas, le tailleur, le confond, il ne perd pas sa belle assurance. En effet, qui irait croire un étranger qui ne se lie à personne plutôt que lui, originaire de la ville? Mais peu à peu, on voit le chapelier douter, son comportement devient de moins en moins assuré et il commence à avoir peur. Cette modification du comportement et de l&#8217;état d&#8217;esprit du coupable nous entraîne au plus profond de son âme. On partage véritablement ses pensées, ses craintes et ses frustrations : le quotidien d&#8217;une femme malade devenue méchante et irascible, être appelé le chapelier par ses amis plutôt que par son nom,&#8230; L&#8217;analyse psychologique représente la véritable force de ce roman, dans lequel, une fois encore chez Simenon, la façade de respectabilité masque les instincts les plus noirs.</p>
<p>Je n&#8217;avais plus lu de romans de Simenon depuis &laquo;&nbsp;Le bourgmestre de Furnes&nbsp;&raquo; lors de mes études secondaires, mais la lecture de ce dernier m&#8217;a donné l&#8217;envie d&#8217;en lire d&#8217;autres.</p>
<p>Lu en février 2003</p>
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