« Un bonheur insoutenable » de Ira Levin
Dans un avenir plus ou moins proche, le monde a été unifié grâce à un énorme ordinateur, appelé « Uni » et situé sous les Alpes, qui régit l’ensemble des habitants et de leur destinée. Dans ce monde « parfait », où plus aucune maladie n’existe, où la violence a été bannie et le malheur, les guerres et les états dépressifs n’existent plus, la libre volonté et la liberté sont des notions également inconnues. En effet, « Uni » décide de l’avenir de chacun et ce, pour le plus grand bien de tous. C’est Uni qui classifie chacun et détermine quelle formation et quel métier il devra exercer. C’est aussi « Uni » qui choisit qui devra épouser qui et avoir des enfants. Li, surnommé « Copeau » par ses parents, refuse de subir cette réalité.
Je lis très peu de SF (ou du moins de livres réellement étiquetés en tant que tel) et ce titre traînait chez moi depuis plus d’un an, prêté par un ami. Comme je lui ai récemment promis de le lire rapidement, je me suis enfin décidée. D’autant plus que le résumé m’intéressait, que je m’étais en quelque sorte lancée comme défi de lire de la SF cette année et que j’avais adoré « Un bébé pour Rosemary » de cet auteur qui est mon roman culte en matière d’horreur depuis plus de dix ans !
Et j’avoue que même si je ne regrette pas ma lecture, je n’ai pas non plus été transportée. Tout d’abord, je trouve le thème un peu similaire à celui de « 1984 », même si la lecture de ce dernier remonte à très longtemps et qu’au final il ne me reste que la trame principale de l’intrigue en mémoire. Je suis consciente que les deux romans sont en fait très différents même s’il s’agit dans les deux cas de romans critiques envers les régimes dictatoriaux, principalement le communisme (même si dans « Un bonheur insoutenable », il est dénoncé au même titre que la religion et ce quelle qu’elle soit) écrit en pleine guerre froide par un américain (dans le cas de Ira Levin) ou un anglais (pour George Orwell)
La première moitié du livre décrivant le système de vie à Uni, ainsi que le début de prise de conscience de Copeau m’a véritablement passionnée. Je me suis retrouvée plongée dans un univers à mille lieues de tout ce que j’avais l’habitude de lire et j’ai trouvé cela fascinant. L’imagination de Ira Levin m’a emballée. De plus, ce livre pose de nombreuses questions sur nos sociétés.
Ensuite, une fois qu’il commence à réfléchir aux moyens de détruire « Uni », mon intérêt n’a plus été aussi grand. Je me suis désintéressée progressivement de l’histoire, allant même jusqu’à lire en diagonale certains passages. Jusqu’aux derniers chapitres où mon attention s’est à nouveau réveillée.
Bref, un avis en demi teinte. Mais au-delà des quelques passages qui m’ont un peu ennuyée, mon appréciation globale est plutôt positive. Car ce livre m’a fait découvrir un genre que je connais peu et m’a donné envie d’en lire davantage. Et surtout, c’est un roman qui, à l’instar de « 1984 » ou «Le meilleur des mondes » nous fait réfléchir et nous fait nous poser beaucoup de questions. Par exemple, au premier abord, un monde sans violence et sans maladies peut sembler très attirant. Un monde où personne ne vit dans la pauvreté. Mais où tout le monde meurt à 62 ans, sans exception. Et quand le prix à payer est l’absence totale de libre choix et de liberté, tout comme l’absence de la notion de plaisir, est-ce que cela en vaut la peine ?
Merci à Mick pour le prêt
PS : la couverture publiée n’est pas celle de l’édition que j’ai lue mais vu que cette dernière date, je ne l’ai pas trouvée, du moins en format adapté.
L’avis de SBM


J’ai un très bon souvenir de ce livre… mais c’était il y a (très !) longtemps et peut-être émettrais-je moi aussi des réserves si je le relisais maintenant, je ne sais pas (et je ne le relirai pas, il y en a déjà trop en liste d’attente).
Comme Brize, j’en garde un très bon souvenir (j’ai même des images assez précises en tête) mais ça date. Je le relirai certainement un jour.
D’Ira Levin, j’ai lu « Un Bébé pour Rosemary » (que j’ai adoré). Puis « Stepford Wives » (que j’ai adoré – très féministe comme livre). Je me suis acheté quelques Levin en plus, dont celui-ci. Mais avant de les commencer, je suis tombée sur la suite du « Bébé pour Rosemary », « Le Fils de Rosemary ». Et ce livre m’a prodigieusement énervée, surtout la fin qui est digne d’un élève de primaire (quel retournement de situation grotesque et inutile!). Du coup, je n’ai pas lu les autres livres du monsieur (je pense que nous sommes très fâchés pour l’instant). Pourtant, le thème de ce livre me tente bie, j’adore les dystopies.
Excellente idée de te mettre sérieusement à la SF et rien de tel que de commencer par de bons classiques comme celui-là. C’est le propre de la dystopie de critiquer les régimes autoritaires, je trouve que celui-ci s’en sort bien, alors que d’autres ont plus mal vieilli
Je ne lis pas du tout de SF mais le résumé que tu fais de ce livre me tente vraiment. Quand au dernier paragraphe de ta chronique, il mériterait dissertation… Un monde sans maladie m’arrangerait bien. Peut-être pourrais sacrifier quelques années de vie et de liberté contre l’éradication totale de la pauvreté dans le monde. J’y gagnerais déjà une meilleure conscience face à chaque reportage TV qui te montre la pauvreté extrême… Bref, un grand sujet ! Il faudrait que je lise le livre !!
Ca me fait pensé au livre « Le passeur » de Lois Lowry, un roman jeunesse que j’ai lu il y a peu (bon, probablement que je devrais dire le contraire et que c’est probablement le roman jeunesse qui tient un peu de ce livre!!!) Je le note dans un coin de ma tête!
Je l’ai en cartons depuis … allez, 20 ans, le dernier déménagement des livres!
Moi aussi, j’aimerai découvrir la SF…mais ce livre ne m’attire pas trop. Je crois que je suis plus résistante que prévue à la SF, je vais avoir du mal à trouver un livre qui me plaît!!!
un très très vieux souvenir, et j’avais bien aimé à l’époque.. je pense qu’il doit ^tre un peu démodé… comme rosemary’sbaby du même auteur
Comme je ne suis pas très SF et que tu n’es pas plus emballée que ça, je ne note pas le titre. Mais par contre, je ne savais pas que Rosemary’s Baby était un livre. J’ai adoré le film de Polanski et du coup, je note le titre de Rosemary’s Baby !!!
Brize : je ne sais pas, tu lis plus de SF que moi
. Et tu as raison, trop de livres à lire pour relire !
Isil : j’aimerais lire ton avis à ce moment là !
Cachou : j’aimerais lire « Les femmes de Stepford ». je ne savais même pas qu’il y avait une suite à « Un bébé pour Rosemary » mais je ne la lirai pas !
SBM : je trouve en effet qu’il n’a pas du tout vieilli !
Géraldine : merci pour ce commentaire. En effet, cela fait terriblement réfléchir n’est-ce-pas? Mais qui voudrait ne plus avoir de liberté et de choix? Cela pose aussi la question de la nature intrinsèque de l’homme, qui n’est pas très brillante. Bon, on fait débat dès que tu l’as lu
Karine
: oui, je me souviens de ce livre dont tu parles et que j’avais noté suite à ton billet
keisha : allez hop, on le déballe !
Jumy : il ne faut pas se forcer. Peut-être un titre s’imposera de lui-même.
rennette : je ne l’ai pas trouvé démodé, au contraire, je trouve qu’il se lit toujours très bien.
Cécile : oh oui, le livre est super. Si tu as aimé le film, tu ne peux pas être déçue. Je te le prête si tu veux, car je pense qu’il est épuisé.
je suis très peu SF! je l’avoue et je ne le note pas malgré un très bon billet, par contre le bouquin de SF qui m’a vraiment transportée c’était Ubik! je te le conseille bisous!
Le type d’histoire « un robot joue à la poupée avec les hommes » est un type qui revient assez souvent. En général dans ce genre de livre, c’est intéressant tant qu’il n’y a pas la « révolte » d’un personnage qui prend alors des grands airs en terme de révolution.
Je ne connais pas ce livre, ce que je viens de noter est mon avis sur ce genre d’histoires en général.
Je ne note pas ce livre dans ma LAL mais je mets une option dessus si jamais il se présente à moi
je ne connais que les « stepford wives » et « rosemary’s baby » de cet auteur.
ils m’ont plus tous les deux, mais pour celui-ci, j’attends de voir si j’ai envie de sci-fi
La SF, ce n’est pas un genre qui m’attire, mais les rares fois ou je me suis lancée, j’ai été agréablement surprise, alors pourquoi pas, il faudrait que je tente de nouveau !
Comme Florinette, je ne suis pas spécialement attirée (je trouve toujours les couvertures laides, ça n’aide pas !) mais quand par hasard, je lis de la SF, ça ne me déplaît pas !
lael : je vais me renseigner sur ce titre. bisous.
Ankya : merci pour ton avis de connaisseuse. Je pense en effet que c’est un thème récurrent.
sheherazade : je crois que je lirai « Les femmes de Stepford » car j’aime cet auteur et le sujet m’intéresse. As-tu vu le film?
Florinette : comme moi avec le Moyen-Age
kathel : j’ai ressenti ça avec ce livre. Je pense en lire d’autres mais pas trop quand même
oui j’ai vu les deux versions des « stepford wives » et ma préférence va, comme tu peux t’en douter, à la version originale, pas au remake.
logique
J’essuie les verres des lunettes que je ne porte pas… c’est dire mon trouble. Manu, tu viens de lire un bouquin de SF ! Si tu veux, j’ai des fausses poches dans mon costume où je mets des suggestions de bouquin de SF ou approchant… :O) dont un qui n’est pas de la SF à proprement parler mais qui est mis dans une collection SF, c’est « Des fleurs pour Algernon » de Daniel Keyes. Ah, et puis, les Fondation de Asimov ! Voilà. Ah non, y’a aussi…hein ? C’est bon, là ? Bon ben je vais lire ton nouveau billet ;O)
Eh oui ! Comme quoi, tout est possible ! Même toi qui lit de la chick litt
. Et tu vas rire, mais cet ami qui m’as prêté ce livre, Mic, m’a maintenant prêté « Des fleurs pour Algernon ». Je vais finir par me demander si vous vous connaissez !!! Mais mon côté « militant pour la défense des animaux » a tiqué devant le résumé. Mais promis, je le lis avant la fin de l’année. Même si une amie m’a dit avoir pleuré à la fin.
Ce livre (Un bonheur insoutenable)est excellent ! Un SUPER livre !
Je lis peu de SF mais j’aimerais lire « Stepford Wives » depuis longtemps !
Ikandai : je vois que tu as aimé !
Lou : j’aimerais aussi le lire. je vais essayer de le trouver en occasion.
J’ai lu Un bébé pour Rosemary quand j’étais plus jeune (plusieurs fois d’ailleurs) et je me souviens avoir adoré.
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