« Vingt-quatre heures de la vie d’une femme » de Stefan Zweig
Dans une pension d’une petite station balnéaire, c’est le choc. Mme Henriette, jeune femme respectable, épouse et mère de trois enfants, vient de s’enfuir avec un homme qu’elle venait à peine de rencontrer. L’ensemble des pensionnaires s’en donne à cœur joie pour la condamner, sauf le narrateur, qui semble la comprendre et la défendre. C’est alors que Mrs C., une vieille anglaise s’adresse à lui : elle souhaite se confier et lui raconter ce qui lui est arrivé il y a bien des années, alors qu’elle était jeune veuve, lors d’un séjours à Monte-Carlo. Elle a besoin de soulager sa conscience de ce qui s’est passé pendant ces vingt-quatre heures qu’elle n’a jamais pu oublier, ni se pardonner.
J’avais lu, il y a longtemps, La confusion des sentiments qui m’avait énormément plu et je m’étais promis de relire Zweig. Ce roman, de par son sujet, était celui qui m’attirait le plus. Je suppose que je vais m’attirer des foudres en osant dire que j’ai été légèrement déçue.
Soyons francs, il n’y a rien à redire quant à l’écriture. J’ai retrouvé le style magnifique et irréprochable que j’avais aimé dans La confusion des sentiments. Stefan Zweig est un virtuose de la prose et joue avec les mots d’une manière rarement égalée.
Malheureusement, j’ai eu du mal à m’intéresser à l’intrigue dans la première moitié du roman. Je ne sais pas si je l’ai lu dans de mauvaises conditions, mais le résultat est là. Je me suis même pratiquement ennuyée. Je dois avouer aussi que j’ai eu du mal à comprendre l’attitude de Mrs C. et la façon dont elle se laisse embarquer dans cette sordide aventure ! Il m’a donc été totalement impossible de m’identifier à elle. J’avais plutôt envie de lui mettre une bonne paire de claques !Evidemment, l’époque est autre mais justement. Je n’ai compris ni ce qui la pousse à agir de la sorte, ni les raisons qu’elle invoque.
Mais curieusement, j’ai ensuite dévoré la deuxième partie, ne pouvant plus m’arrêter de lire, oubliant totalement le monde qui m’entourait, voulant à tout prix connaître l’issue de cette histoire ! Je retrouvais donc le Zweig dont j’avais le souvenir ! Conclusion, dommage pour ce mauvais départ. Ce roman reste l’oeuvre d’un très grand écrivain mais je reste sur ma petite déception du début et pour mon incompréhension de l’attitude de l’héroïne.
Allons voir ce qu’en ont pensé Cynthia et Clara avec lesquelles j’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune.
D’autres avis chez BOB.



J’avais beaucoup aimé ce livre, mais il est vrai que c’était ma première rencontre avec Zweig…
J’ai aussi aimé mais j’ai quand même des réserves, d’où ma déception.
Comme kathel, première lecture de zweig, suivie d’autres bien sur…, trois en un week end!
Eh bien, on ne t’arrête plus !
J’ai adoré !
Je vais aller lire ton billet !
C’est dommage ! J’ai tellement aimé ce livre en ce qui me concerne !
J’étais sûre que tu passerais
J’avais beaucoup aimé, c’était mes débuts avec Zweig (quoique, à bien y réfléchir, je n’en ai pas lu beaucoup plus depuis…). Et ton billet me donne envie de lire La confusion des sentiments.
J’en garde un très bon souvenir
c’est un bien joli billet en tout cas, qui me donne très envie de découvrir le roman
Je te le donne volontiers, si tu veux. Il est très court.
J’ai lu « Le joueur d’échecs » il y a très longtemps et je n’ai jamais eu envie de relire Zweig depuis, sauf peut-être ses biographies. Il y a beaucoup de billets en ce moment sur la blogo, ça ne me tente pas forcément…
Il n’y a pas d’obligation
Celui-ci trainait dans ma PAL depuis des années. Mais je ne pense pas renouveler l’expérience dans l’immédiat
Ça fait un moment que je veux le lire, mais je ne sais pas du tout si ça va me plaire car je n’ai jamais lu de livres de Stefan Zweig.
Sans essayer, tu ne le sauras pas. Ses romans sont souvent courts.
Une écriture magnifique pour une histoire qui ne l’est pas moins. Un très bon souvenir, avec aussi celle du « joueur d’échecs » et de « La confusion des sentiments. »
Oui, l’écriture est magnifique mais l’histoire m’a un peu déçue.
Je ne l’ai jamais lu. J’ai prévu de lire Marie-Antoinette de Stefan Zweig, que je n’ai jamais lu….
Eh bien, j’attends ton avis
Moi j’aimerais bien découvrir cet auteur… et ton avis ne me fait pas peur ! Bon ok j’ai lu aussi celui de Cynthia !
oh mais, il est quand même positif, faut pas exagérer
Si, pour ma part, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre dans les 3-4 premières pages, cet épisode a vite été oublié tellement j’ai aimé la suite !
J’ai dû attendre plus longtemps pour m’immerger dans le récit
Je n’ai pas encore rencontrée Zweig, mais j’en ai bien envie. J’hésite encore sur le titre le plus approprié pour cette découverte…
Je ne peux te répondre. Lis celui qui te tente le plus !
Je relirai sans doute ce court roman de Stefan Zweig, parce que j’aime énormément l’auteur, mais pas de suite … Je préfère me concentrer sur ces biographies et essais pour le moment ! Ce n’est pas le roman de Zweig que j’aime le plus, mais je me souviens du film avec Agnès Jaoui qui m’avait beaucoup touchée ! Bon week end à toi ;-D
Ah je ne savais pas qu’il existait un film ! Merci et bonne semaine
Je suis une inconditionnelle de Zweig. J’ai aimé tout ce que j’ai lu de lui mais je dois dire que celui que j’ai préféré comme étant le plus brillant peut-être, c’est encore « le joueur d’échecs »; Mais en t’écrivant ce titre, j’ai des remords et je me dis qu’un autre jour j’aurais pensé à un autre titre . C’est trop difficile de choisir, en fait, mais ça n’aurait pas été celui que tu viens de lire!
Je lirai certainement un jour « Le joueur d’échecs » mais pas tout de suite.
J’ai oublié de le mentionner dans mon billet mais ce qui m’a troublée c’est cette ambivalence de l’héroine entre une attitude de mère et d’amante vis-à-vis du jeune homme.
Heureusement que la fin te plaisait davantage que le début, ça valait la peine de le continuer
Oui, une fois bien plongée dans l’histoire, plus moyen de m’arrêter. Je trouve qu’on a du mal à croire à cette ambivalence.
il est dans ma PAL, j’avais beaucoup apprécié La confusion des sentiments, et ton billet rajoute à cette envie de lire Vingt-quatre heures de la vie d’une femme. J’espère que je l’apprécierais tout autant
J’aimerais beaucoup lire ton ressenti !
Ben non, voyons, tu ne t’attireras pas de foudres
) Bon, moi j’ai vraiment aimé mais la plume de Zweig m’emporte vraiment chaque fois… impossible de faire autrement!
J’ai aimé mais moins que je ne m’y attendais.
Ce livre est dans ma PAL (avec « La confusion des sentiments » d’ailleurs). J’envisage de le lire très prochainement !
Pour ma part, « Amok » reste, jusqu’à présent, mon livre préféré de Zweig…
Je note « Amok » alors
Moi j’ai lu le joueur d’échecs qui est un très bon livre ! J’ai dans ma PAL La confusion des sentiments, et je dois dire que 24h… malgré ton avis mitige m’attire tout de même !
En tout cas si tu as l’occasion de lire Le joueur d’échecs n’hésites surtout pas !
Oui, je l’ai noté. Il paraît que c’est un des meilleurs.
j’ai beaucoup aimé cette nouvelle et notamment la description des mains des joueurs sur la table de jeux Je te laisse un lien vers mon article sur ce livre si cela t’intéresse Merci de tes commentaires lorsque tu passeras me voir
http://pragmatisme.over-blog.fr/article-romans-et-nouvelles-i-3-stephan-zweig-45691743.html
Oui, c’est vrai que Zweig excelle dans cette description. On s’y croirait.
J’ai adoré ce livre. Quelle écriture! et quelle belle histoire!
C’est vrai qu’il n’y a rien à redire sur l’écriture.
Honte à moi, je ne connais pas encore Zweig mais je compte m’y mettre bientôt. J’ai acheté ce livre ainsi que Le joueur d’échecs.
Il n’y a pas de honte
Bonne découverte alors.
Coucou Manu
eh bien je n’ai pas lu cet auteur…
Bises du vendredi soir
Béa kimcat
Ce n’est pas grave mais je te le conseille même s’il n’y a pas de chats
Bon week-end !
Zweig est très à la mode en ce moment, et j’ai bien envie de découvrir cet auteur, mais je ne sais pas par quel livre commencer. J’hésite entre celui-ci et « le joueur d’échecs »…
Je n’ai pas lu Le joueur d’échecs, donc je ne peux te conseiller.