« La dame qui aimait les toilettes propres » de JP Donleavy
Jocelyn Guenevere Marchantière Jones, 42 ans, vit dans la banlieue huppée de New-York où elle fréquente les clubs les plus chics et joue au tennis avec le gratin de la bonne société. Mais son mari décide de la quitter pour une jeune actrice et même ses enfants la délaissent car la vie avec leur père est bien plus amusante. Peu à peu, elle sombre dans la déprime. Plus personne ne veut être vu en sa compagnie et la pension alimentaire qu’elle a fièrement refusée fait cruellement défaut pour entretenir une maison qui compte 7 chambres et autant de salles de bains. C’est la déchéance pour Jocelyn, à qui rien n’avait jamais manqué. Elle acceptera des emplois de vendeuse, de serveuse et pensera même à la prostitution. La seule chose à laquelle elle ne veut pas déroger, c’est l’utilisation de toilettes impeccables. Descendante d’une grande famille sudiste, sa grand-mère lui a bien appris qu’une « dame » ne peut se soulager que dans des toilettes immaculées. Et c’est cette exigence qui changera son destin à tout jamais.
Plutôt une longue nouvelle qu’un roman, La dame qui aimait les toilettes propres est sans conteste une critique de la bonne société américaine et plus particulièrement du microcosme des banlieues riches. Donleavy décrit comment une femme respectée peut rapidement être mise au ban de la société tout simplement parce que son mari la quitte ! Il montre aussi comment au Etats-Unis la chute sociale peut être vertigineuse et qu’une personne aisée peut, pratiquement du jour au lendemain, se retrouver sans ressources, à la rue, sans que personne ne vienne l’aider et tout ça, en partie, du à l’incompétence de l’homme d’affaires chargé de ses placements. J’ai beaucoup apprécié ce côté critique sociale dans l’œuvre de JP Donleavy.
D’ailleurs, la première moitié de l’ouvrage est excellente. Le lecteur assiste à la descente aux enfers de Jocelyn, son divorce, ses pétages de plombs, la désaffection de ses voisins, amis et enfants. Mais je suis plus mitigée en ce qui concerne la deuxième partie. L’histoire part dans des directions un peu loufoques. Mais surtout, la fin décrédibilise totalement l’ensemble du livre. Je me suis crue face à un mauvais film américain avec un happy end (en demi teinte cela dit). C’est tellement impossible et non plausible. Dommage.
La couverture de cette édition est trompeuse car je me suis imaginée dès le début de ma lecture que Jocelyn était obèse alors qu’en fait, c’est une femme svelte.
L’avis de Fantasio (qui m’avait donné l’envie de découvrir ce titre)


Le titre et la couverture font plutôt penser à une histoire plus drôle que triste. Est-ce vraiment le cas?
Ce n’est pas hilarant mais c’est en effet assez comique, de par certaines situations et dialogues. Mais je trouve que le message sous-jacent n’est pas drôle et la fin, bien que sous forme de happy end, laisse présager une issue pas si heureuse finalement. Mais je ne veux pas trop en dire !
A noter donc…d’autant que j’aime beaucoup cette couverture!
Sacrée couverture !
la couverture me plaît beaucoup
la couverture est sympa, le titre laisse présager ce genre de récit entre critique de la bonne société et comique!! je ne sais pas si cela pourrait me plaire mais j’ai bien aimé lire ton billet donc je note aau cas où je serais en panne de lecture!
Contrairement à celles qui m’ont précédé, pour moi la couverture est dissuasive, mais surtout ce que tu dis de la fin ne m’incite pas à le noter.
Il pourrait tout à fait me plaire : je le note !
Ce qui est bien avec les blogs, c’est de nous présenter des livres auxquels on ne songerait pas, car ce livre n’est pas récent, n’est ce pas? Noté sur le petit carnet …
La couverture de Léger et le début de ton article me tentent énormément, mais je me méfie de la fin que tu sous-entends ! Dommage !
Katell : ah bon? Je ne la trouve pas très engageante personnellement.
Laetitia la liseuse : oui en effet
sheherazade : tu ne sembles pas être la seule.
Lael : c’est très court, donc tu ne risques pas grand chose.
Aifelle : la fin ne fait que quelques pages et c’est un avis subjectif. Peut-être devais-tu lire l’avis de Fantasio.
Brize : bonne lecture alors
keisha : non, cette édition de poche date de 2000. Comme tu dis Keisha, c’est bien et en même temps une catastrophe
Neph : le fait que la fin m’ait déplu est subjectif. J’ai vu des avis positifs sur certains forums !
Je l’avais repéré dans une librairie, mais pas acheté (je ne me souviens plus pour quelles raisons, d’ailleurs !!) … Mais ton billet me remet ce roman en mémoire ! Je sens qu’il pourrait me plaire, car il me paraît cynique et ironique sur la bonne société new-yorkaise … J’adore ce genre !!
Le résumé et le titres semblaient originaux. Mais ta conclusion m’incite à oublier très vite ce livre !
Le titre est fort tentant, mais ce que tu en dis, surtout en ce qui concerne la deuxième partie, me laisse à penser que je n’aimerais pas…Bonne journée Manu !
Une fin ratée, et c’est tout le livre qui en prend un coup! J’avais ainsi adoré Pig Island, jusqu’aux dix dernières pages, qui m’ont laissé un mauvais goût dans la bouche tant c’était tiré par les cheveux!
Nanne : oui, en effet, c’est dans cette veine !
Géraldine : je ne sais pas si il est à oublier. Peut-être faut-il lire d’autres avis.
Florinette : alors, il ne faut pas se forcer ! Bonne journée à toi aussi
choupynette : oui, c’est toujours dommage ! Une sensation d’en faire trop !
Je le note dans un coin !
Avis mitigé : je passe mon tour. D’autant plus que la couverture ne me plait pas trop…
Suis pas emballée surtout par la deuxième partie que tu décris comme peu plausible… Ce genre de choses ayant tendance à m’agacer dans un livre (et même ds un film), je passe.
Petit coucou… A un blog où j’aime revenir… car il est sympatique ..
A bientôt….
Lorent et ses 2900 trésors les tailleS-crayon…
Ankya : je t’en prie
Cécile : cela dit, la couverture ne reflète vraiment pas le roman.
freude : alors en effet, pas besoin de le noter
taille crayon : merci
Eh bien, impressionnante collection !
Moi je me dis pourquoi pas…J’aime assez ce que tu dis de la première partie. Je vais aller voir en bibliothèque.
Je comprends ta déception car, à te lire, l’auteur a transformé ce qui était un drame social en une comédie fantasmagorique… Bon, eh bien, je ne lirai pas celui-là!
Le titre est prometteur.
Je le note pour l’emprunter, la première partie a l’air savoureuse !!
Jumy : je l’ai trouvé en biblio donc tu devrais le trouver, je pense.
sybilline : tu as trouvé les mots juste, une fois de plus !
Constance : oui, c’est en effet assez drôle