« La maison du parc Barbieux » de Anne Clerson
Estelle Salvador emménage dans son nouvel appartement, une merveille dénichée dans les beaux quartiers de Roubaix, au rez-de-chaussée d’une maison située dans le parc Barbieux. Ravie de son acquisition, elle déchante vite quand, en plein mois de décembre glacial, sa chaudière tombe en panne. Elle fait ainsi la connaissance de certains voisins et en apprend davantage sur le décès de l’ancienne propriétaire de son logement. Une charmante vieille dame qui a mis fin à ses jours. Mais rapidement, Estelle met à jour des failles dans le scénario de cette mort qui devient suspecte à ses yeux. Elle décide de mener l’enquête car elle se sent redevable envers Yvonne Duchesne grâce à qui elle a pu bénéficier d’un si bel appartement.
Liliba m’a donné envie de découvrir cette romancière qui situe ses intrigues policières dans le nord de la France et plus particulièrement dans la région de Lille. J’ai donc profité de sa généreuse proposition de prêt.
La maison du parc Barbieux m’a bien plu et m’a permis de passer un très bon moment dans la région de Roubaix. Même si les premiers chapitres m’ont un peu tapé sur le système par un excès de pédanterie de la part de la romancière ou du moins de la recherche de son style. Le premier chapitre est ponctué de mots anglais toutes les trois phrases. Et dans le suivant, Anne Clerson veut montrer ses talents en néerlandais en insérant un personnage flamand. Sauf que celui-ci parle comme un dictionnaire. Il parle davantage comme un élève à son professeur et vouvoie son compagnon ! Très peu crédible, surtout pour un flamand. Heureusement, tout cela disparaît rapidement et la romancière trouve sa patte personnelle, beaucoup plus agréable et moins pompeuse.
La trame, bien qu’assez traditionnelle, est très bien amenée et intéressante. L’intérêt principal de ce roman réside dans les lieux où elle nous emmène, excessivement bien décrits, et les personnages, atypiques et bien campés. La romancière nous véhicule dans les rues de Roubaix, Croix et Lille que nous découvrons véritablement sous sa plume. Grâce à elle, j’ai visité une région proche et que je connais pourtant peu. La description de la maison Barbieux est véritablement enchanteresse. Les personnages valent aussi le détour. Estelle Salvador est une véritable fouineuse, qui n’hésite pas à aller troubler le calme de ses voisins ou du neveu de Yvonne. Elle fouille dans le passé des gens, quitte à faire remonter les plus sombres secrets. Mais c’est aussi une vraie nana au coeur d’artichaut, qui hésite entre le ténébreux journaliste qui l’aide dans ses recherches et le lumineux fermier bio, fils de sa voisine et meilleure amie d’Yvonne. Le voisin, superbe photographe de mode et homo, est aussi un sacré phénomène.
Une chouette lecture, qui souffre peut-être de quelques longueurs. Mais je retrouverai avec plaisir Estelle dans la deuxième enquête que Liliba m’a prêtée. Je la remercie et m’excuse pour avoir gardé ces livres si longtemps !
Les avis de Sandrine et Liliba.

La pédanterie des premiers chapitres est assez rébarbative, le genre de lecture que je ne pousserais pas bien loin…
J’ai peut-être utilisé un terme excessif et qui ne doit en rien détourner de ce roman.
» Mais c’est aussi une vraie nana au coeur d’artichaut, qui hésite entre le ténébreux journaliste qui l’aide dans ses recherches et le lumineux fermier bio. »
Pardon mais j’ai pouffé en lisant ce passage ^^ Je ne suis pas plus que tentée que ça car tu pointes plusieurs défauts qui pourraient me gêner, notamment la présence de nombreuses descriptions de la région (dans un livre axé sur la résolution de l’intrigue, je trouve ça bof bof, ça ralentit la progression du récit mais ce n’est que mon avis)
bon, je note ça à tout hasard
C’est vraiment sympa et Liliba le fait voyager au cas où !
Je ne connais pas du tout cette auteure, mais c’est vrai que placer ses enquêtes dans la région de Lille peut être assez intéressant, surtout que je ne connais pas du tout cette région !
Oui, c’est franchement chouette et c’est quand même pas si courant !
Un « excès de pédanterie », j’adore ! Tu m’as fait rire…
C’est déjà ça de gagné
Des mots anglais, du néerlandais, de la pédanterie, du descriptif, des longueurs et une couverture / jaquette abominables, … Bouh, que je passe !
Ohlala, j’ai aussi dit que c’était bien, non ? J’ai l’impression que les gens ne retiennent que les quelques petites choses que j’ai pointées et qui ne gâchent pas le roman. Mais bon, ok pour toi, c’est vrai que ça ne te conviendrait pas
Pas le genre de roman que j’aime, je le crains.
C’est possible, je ne sais pas.
J’ai déjà vu cette collection à la librairie. Il me semble que certains romans se déroulent en Picardie, non ? (je dis ça parce que je suis picard évidemment !)
C’est tout à fait possible, la collection c’est « Polar en nord »
sympa la région lilloise
( nan, je n’ai pas roulé sous la table ^^ )
N’est-ce pas ?
(bien dommage ! ) T’as vu mon électroencéphalogramme n’est pas mort
Evidemment, ce com n’est pas de Liliba mais d’une blogueuse qui conserve l’anonymat -)
J’avais compris
sympa ça, c’est agréables les polars régionalistes, je note ta référence
Oui, c’est vrai que c’est sympa.
Donc, si j’ai bien compris, c’est une anglaise qui écrit en français…
Non non, je ne pense pas qu’elle soit anglaise.
Ouh la vilaine blogueuse qui emprunte le nom de Liliba
Oui hein ! Véritable sans gêne
La prochaine fois que tu viens dans le coin, je t’emmènerai te balader dans le coin du parc Barbieux voir les maisons qui ont servi de modèle à celle du roman. Certaines font rêver…
Ah oui, j’aimerais vraiment beaucoup
Voilà qui le donne envie, pour la découverte de la région lilloise et ceci malgré les longueurs que tu soulignes… Je note donc !
Liliba le fait voyager, c’est peut-être l’occasion de découvrir cette série
« qui me donne »… désolée
Mais pas de soucis
sans plus pour moi, j’avais pas trop apprécié. Par contre j’adore Cluytens en auteur(e!) nordiste, tu connais?
Ah non, je ne connais pas du tout. Je vais me renseigner.