“Le mystère du grenier” de Ellery Queen
Une variante de la chambre close
Sous le pseudononyme Ellery Queen se cachent deux cousins, Frederic Dannay et Manfred B. Lee, animés par la même passion du roman policier. Ils ont d’ailleurs écrit une quarantaine de romans entre 1929 et 1971 et ont fondé la célèbre revue “Ellery Queen Mystery Magazine” qui a lancé de nombreux écrivains de littérature criminelle. Ellery Queen est également le nom du héros de ces romans, lui aussi auteur de romans policiers, qui vient régulièrement en aide à son inspecteur de père.
Ellery Queen est un des meilleurs représentants du roman de détection américain, au même titre qu’Agatha Christie en Angleterre. Même si il est beaucoup moins connu chez nous, les théoriciens de la littérature policière, tel que Marc Lits ou Jacques Dubois, le place au même niveau que la reine du crime anglaise et que John Dickson Carr. Je partage cet avis.
Dans cet épisode, Ellery Queen vient en aide à Eva Mac Clure que tout désigne comme la meurtrière de sa future belle-mère. Karen Leith, célèbre romancière, devait épouser le medecin John Mac Clure, père adoptif d’Eva, dans les plus brefs délais. Malheureusement, elle fut assassinée dans une chambre dont la seule issue était un boudoir où attendait la jeune fille. Personne n’ayant traversé la pièce, elle était donc la seule coupable possible. D’autant plus que sa haine envers la romancière était de notoriété publique et que ses empreintes ont été retrouvées sur l’arme du crime. Mais ces évidences ne satisfont pas Ellery Queen qui viendra à bout de ce nouveau mystère de chambre close.
“Le mystère du grenier” est encore une très bonne enquête dans la plus pure tradition du roman à énigme, même si ce n’est pas la meilleure qu’ait écrite les deux cousins. Ce type de roman est également appelé roman jeu par les théoriciens du genre. C’est pourquoi j’aimerai ajouter, pour clôre cette critique, une caractéristique fréquente dans les livres d’Ellery Queen (même si ce n’est pas le cas dans celui-ci): les deux auteurs aiment à lancer un défi au lecteur au début de la dernière partie, celle du dénouement : “Vous avez tous les élèments en main pour démasquer le coupable, rien ne vous a été caché. Essayer de découvrir la solution avant d’entamer la lecture de la révélation finale”.
Lu en février 2003



je crois que je l’ai lu il y a de nombreuses années celui-ci.
je devrais m’y remettre car j’adorais ellery queen
Toute mon enface, j’ai vu mes parents lire des Ellery Queen alors forcément je n’y ai jamais touché.
Maintenant que j’ai muri, il est temps de m’y mettre on dirait…
Je voulais dire enfance bien évidemment.
C’est une lecture agréable, malheureusement pas toujours facile à trouver en français
Là je pense qu’en fouillant un peu dans les (nombreuses) bibliothèques de mes parents, je devrais trouver de quoi satisfaire mes 1ères envies “ElleryQueenesques”.