« Plus jamais d’invités » de Vita Sackville-West
Rose et Walter forment un couple à qui tout sourit : réussite professionnelle pour Walter, avocat réputé mais aussi beauté, richesse et bonheur conjugal pour tout deux. Mais ce dernier point repose plus sur un pacte de connivence et d’amicale courtoisie que sur un mariage d’amour. D’ailleurs, jamais Walter et Rose n’ont connu l’amour charnel. Walter l’avait mis comme condition sine qua none à sa proposition de mariage.
Mais le week-end pascal passé à Anstey, la demeure familiale, où le couple a réunit quelques amis et membres de la famille, va avoir des conséquences inattendues sur les sentiments, parfois refoulés ou tout à fait inconscients, des uns et des autres.
J’avais repéré ce roman dans la liste d’envies cadeaux de Sheherazade et comme il était posé en évidence à la bibliothèque, je l’ai pris. Ce qu’on peut dire, c’est qu’il est dans la droite lignée des romancières anglaises dont l’humour et le ton font mouche pour épingler leurs contemporains et surtout leurs travers les plus sombres. Et pourtant, je n’ai pas été convaincue par ce roman. D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup à en dire. Je n’ai pas été séduite par les personnages, qui, pour la plupart, rivalisent de méchanceté. La palme revient au frère de Walter et à son stratagème pour rendre son frère moins froid et plus humain. J’ai trouvé le procédé particulièrement cruel. Certains personnages sont quand même attachants mais curieusement, le récit les met assez peu en valeur et, même, les ridiculise.
[edit : je voudrais quand même nuancer ce que j'ai écrit, suite visiblement à la déception de la dernière partie du livre. Il est évident que tous les personnages ne sont pas méchants. Je parlerais plutôt de médisance, souvent inconsciente et sous couvert des de la bonne éducation chrétienne]
Dans les premiers chapitres, j’avais pourtant été séduite par la plume de l’auteure et la façon dont elle pouvait distiller des petites méchancetés très subtilement, tout en ne disant rien d’incorrect. On était loin d’une Barbara Pym, dans les romans de laquelle les personnages médisaient ouvertement, le sourire aux lèvres. Le récit me paraissait donc encore plus fin. Finalement, cela n’a été qu’illusoire et l’histoire a rapidement sombré vers une trame qui m’a déplu.
Cela dit, ce n’est que mon humble avis et je dois tout de même porter à votre connaissance que cette romancière a été très appréciée par la critique en Grande Bretagne et qu’elle était une proche de Virginia Woolf. J’espère aussi ne pas avoir découragé mon amie Sheherazade, ni même personne, de lire ce livre. Nous pourrons ainsi confronter nos avis ! D’autant plus que je suis persuadée que ce livre plaira à beaucoup d’amateurs de littérature anglaise, en particulier à ceux qui sont friands des romancières anglaises. Je m’excuse également pour la piètre qualité de mon billet, mais le roman ne m’a franchement pas inspiré.


Pas d’amour charnel? C’est une drôle de coïncidence littéraire, alors que je viens de lire Sur la plage de Chesil …
Je te pardonne ton billet, si tu n’as pas tout aimé c’est ton droit heureusement. Je te signale que j’aime bien les romancières anglaises, dont Barbara Pym … ^_^
Bonne fin de semaine !
Je viens de découvrir le nom de l’auteur grâce à « Promenades anglaises » et j’avais à moitié envie de découvrir (ce n’est pas ma période préférée de la littérature anglaise en fait). Et là mon envie diminue sérieusement.
tu éveilles ma curiosité… si je tombe dessus, je le feuillete, et peut-être le lirais-je ?
Le résumé était très prometteur, et le fait qu’elle est été très proche de Virginia Woolf me faisait désirer connaître cet auteur, mais je suis un peu refroidie. Je note quand même.
Sinon, je n’aime pas du tout Barbara Pym. J’ai essayé plusieurs de ses livres, mais rien à faire…
Il est dans ma PAL, mais elle est grande… tu ne m’incites pas à remettre ce livre en haut… ni en bas…
Ton résumé ne m’incite pas à le noter. Par contre j’adore Barbara Pym, je pense avoir tout lu.
keisha : cela arrive peut-être plus souvent qu’on ne le pense? Eh bien, si tu aimes les romancières anglaises, tu devrais peut-être le tenter. Cela dit, ça ne ressemble en rien à Barbara Pym et je préfère de très très loin cette dernière !!!
Isil : si ce n’est pas ta période favorite, je ne te le recommande pas. Mais il est court (160 pages)
amanda : c’est parfois les billets les plus négatifs qui donnent le plus envie ! Je serais curieuse de connaître ton avis !
Lilly : cette auteure n’a rien à voir avec Barabra Pym. Moi, je préfère BP, mais chacun ses goüts
. Peut-être aimeras-tu? C’est très court !
Michel : j’aimerais lire d’autres avis. Tu me fais aussi penser que ma fatigue d’hier m’a fait oublier d’en rechercher sur le net. je vais le faire ce matin !
Aifelle : Tu as de la chance ! Ils ne sont pas facile à trouver à l’heure actuelle. Dès que j’en trouve un en bouquinerie, je l’achète !!!
Ton billet n’est pas du tout d’une piètre qualité, Manu! Que vas-tu chanter là!! Il est excellent et je perçois bien cet esprit mordant et caustique très en vogue chez certains intellectuels de l’époque.
Et comme toi, je n’apprécie pas du tout ce ton, sauf si, comme chez Dorothy Parker, il s’y mêle beaucoup d’autodérision et une forme de compassion sous-jacente à l’ironie
(Ta remarque sur James Gressier m’a bien étonnée et amusée:)!)
À lire ton billet, je croyais que tu n’aimais pas Barbara Pym alors que je suis en recherche intense de ses livres!!! Dommage pour celui-ci, le résumé était ma foi fort tentant… je vais passer!
Si je le trouve à la biblio, alors pourquoi pas…
sybilline : merci ! Je n’ai pas encore lu Dorothy Parker, mais c’est encore une romancière que j’aimerais découvrir.
Eh bien ,j’ai été amusée aussi de découvrir le nom de cet écrivain
Karine
: si si, j’adore Barbara Pym ! Et si j’ai fait croire le contraire, j’en suis bien désolée !
Florinette : si il te tente, pourquoi pas en effet !
non non je ne suis pas découragée
et je garde toute mon admiration à Vita Sackville-West, surtout après ce qu’elle a fait de son merveilleux Sissinghurst. Tu peux le trouver dans « mes jolies balades » (blog vivrenville).
C’était une sacrée personnalité !
P.S : ton billet n’est absolument as de piètre qualité, au contraire. Il est, comme toujours, fort intéressant. Même lorsqu’un livre ne t’a pas emballée, tu parviens à en donner une excellente analyse.
au fond, il me fait un peu penser au « diner » d’Anna Davis dont j’ai parlé récemment
Je ne trouve pas du tout ton billet de piètre qualité, du tout. Je le trouve bien observer et écrit comme les autres fois.
Il y a des livres
qui plaisent plus que d’autres c’est tout. J’avoue que je peine sur « la citadelle des ombres » de robin hodd, alors que notre cercle littéraire des éplucheurs de patates, je ne le quittais pas, et je le trimballais partout, dès que j’avais quelques minutres tranquilles, je me plongeais dedans. C’est tout juste si je ne l’aurais pas pris pour le lire en poussant mon caddie de courses, c’est fou non (lol) bisous à la maisonnée et un petit bisou au beau méphisto
Re-coucou . Tu peux suivre l’avis de Sybilline et découvrir Dorothy Parker !
sheherazade : j’ai été voir sur vivrenville et cela ne m’a pas étonnée ! Si tu lis ce livre, tu retrouveras les descriptions de cette propriété et surtout du jardin, dont elle semble s’être largement inspirée ! Merci pour ta gentillesse. Et effectivement, j’ai légèrement pensé au « dîner » d’Anna Davis même si le souvenir de cette lecture est assez lointaine et que les personnages ici sont quand même pas aussi méchants et pas dans le même genre.
noisette : merci
. c’est vrai qu’il y a des livres qu’on a tellement hâte de reprendre qu’on aimerait tout abandonner ! Méphisto est très fier de ton compliment
. Bonjour chez toi aussi
keisha : c’est noté
le resumé comme dit Karine était tentant! mais je vais quand meme faire confiance à ton avis! c’est important et meme si il en faut pour tous les gouts et les couleurs, je vais passer mon tour! je suis sure quil y a tellement mieux à découvrir!
C’est rai que le résumé est tentant mais ton avis refroidit mon envie. Pas grave, il y en a tellement d’autres à lire !!!
Pas le genre de roman qui m’accroche d’habitude, mais le petit côté « médisances en sous-main » doit quand même être assez marrant selon l’angle sous lequel tu l’abordes… J’espère que le suivant te plaira plus en tout cas
(c’est pas drôle d’être déçu par un bouquin ^^; )
lael : eh bien, oui, je pense que dans le même style, il y a d’autres romancières bien plus intéressantes.
Cécile : comme tu dis
Andromède : le suivant est mieux !
[...] Lu par Chaplum [...]